Vendée Globe
Au cœur de la course

Un « Cap » décisif vers l’océan indien

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Après le contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène, les aventuriers du Vendée Globe s’apprêtent à franchir une zone redoutée pour les nombreuses avaries qu’elle a provoquées dans les précédentes éditions.


Crédits photo : Vincent Curutchet / Dark Frame / DPPI

Les navigateurs encore en course le savent : l’entrée dans les mers du Sud marque un cap décisif dans leur progression. Une entrée caractérisée par l’installation d’un temps instable et des températures en chute libre. Le cap de Bonne-Espérance, surnommé cap des Tempêtes, est le premier cap important avant le contournement de l’antarctique. Il a été rendu célèbre par Vasco de Gama qui le doubla en 1497 dans sa route vers les Indes. «Ce cap est fréquemment battu par de forts vents d’ouest tout en étant très arrosé, explique Pascal Scaviner, responsable des prévisions pour Météo Consult-La Chaîne Météo. La flotte ne s’en approchera pas trop et se dirigera ensuite vers les îles Kerguelen marquées par un temps froid». Ces îles, découvertes par Yves de Kerguelen en 1772 étaient anciennement surnommées îles de la Désolation à cause de leur stérilité. Cet archipel français des Terres australes et antarctiques est célèbre pour son glacier Cook sur lequel est établit une importante base scientifique.

 

Le spectre de l’édition 2008-2009 ?

 

C’est à partir de cette zone que s’écrivent les grandes histoires du Vendée Globe. Les bateaux accélèrent, la mer s’agite parfois fortement et les fronts de dépressions se succèdent rapidement d’Ouest en Est: «il faut donc être habile et très vigilant pour naviguer dans une zone météo complexe, précise le météorologue, avec de fréquentes et fortes dépressions, et parfois, des hautes pressions qui viennent s'installer temporairement près du trentième sud». Il convient de trouver le bon angle de progression et éviter le gros de la mer tribord amures généré par les puissantes dépressions entre les cinquantièmes et soixantièmes sud. Dans ce contexte, la sécurité du bateau est primordiale car les fortes conditions de mer et de vent sollicitent beaucoup les structures. Rappelons que lors de l’édition 2008-2009 de nombreuses avaries et quelques abandons avaient eu lieu, notamment avec le démâtage de Loïc Peyron au sud des îles Crozet.
 

 

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