Vendée Globe
Au cœur de la course

Bernard Stamm : « L'objectif est la victoire »

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Fêtant ce jeudi ses 49 ans, Bernard Stamm est le premier skipper de la course à avoir son anniversaire sur cette édition 2012-2013. Des petites surprises lui ont été préparées par ses amis et sa femme.


SAILING - PRE-VG 2012-2013 - CHEMINEES POUJOULAT / La Chaîne Météo - Crédit photo: Jean-Marie Liot/DPPI/VENDÉE GLOBE

Figaro Nautisme.- Joyeux anniversaire! Avez-vous un programme particulier pour ce jour spécial?

Bernard Stamm.- Moi non, mais mes amis et ma femme en avaient un pour moi. Ils m'ont prévu des petits trucs spéciaux pour manger ou même des petits cadeaux marrants comme une crème antirides. Les cadeaux étaient vraiment bien cachés au fond des sacs de nourriture, et je n'avais pas eu l'idée de les chercher. Il y a aussi plein de messages très gentils, ça fait un jour un peu différent. Je sais que je suis né le même jour que Jacques Chirac. Au début, on se dit que c'est rigolo d'être du même jour mais maintenant je me suis habitué, ça ne me fait plus grand-chose.

Comment jugez-vous votre début de Vendée Globe?

C'est pas mal du tout. Bien sûr on pourrait être mieux si on n'avait pas eu quelques problèmes techniques, comme la déchirure du génois. Je n'ai donc pas pu naviguer à 100 %, mais tout le monde est dans le même cas. Je suis venu pour régater alors forcément, l'objectif est la victoire. Je ne suis pas très bien positionné mais je ne suis pas trop loin non plus. On est presque tous au même endroit. En une journée le classement peut changer plusieurs fois, donc je ne m'inquiète pas, la route est encore longue. Je pense avoir mon bateau bien en main. Même si j'en connaîtrai plus après le Vendée Globe que maintenant, je crois le maîtriser assez bien pour en tirer le maximum. Le bateau va bien et moi aussi, c'est le plus important.

Votre problème de génois est-il totalement réglé?

Le génois est réparé et j'espère que ça va tenir, même si une réparation en course n'a pas la qualité d'une réparation à terre. Ce qui m'embête pour cet incident, c'est que c'est de ma faute. Les dérives étaient en haut, ce qui est normal pour la performance, mais j'aurais dû les descendre sur ce moment. J'ai eu un manque de recul avec le bateau, c'est dommage. J'ai du modifier mon trajet initial. Dès le début, je voulais partir vers l'ouest mais je n'ai pas pu. J'ai quand même pris le plus à l'ouest possible avec la voile que j'avais. Cette trajectoire me permet de ne pas être trop distancé donc je m'en contente.

Gérez-vous bien les contacts extérieurs, le sommeil et les repas?

Je suis quelqu'un qui parle très peu en mer. J'ai eu un ou deux contacts avec d'autres concurrents mais c'est tout. Par contre, j'ai un contact quasi quotidien avec mon équipe à terre, c'est indispensable pour eux et peut-être aussi pour moi. Le sommeil est aléatoire. Bien sûr, on dort plus la nuit, mais tout dépend des conditions. Pour les repas, tout va bien je suis réglé définitivement.

Malgré vos deux abandons, vous possédez une expérience des mers du Sud. Pensez-vous que ça vous profitera plus qu'à d'autres skippers?

Je ne pense pas tant que ça. Dans ceux qui sont devant avec moi, beaucoup ont ce vécu, et peut-être même plus. Après, toute expérience est bonne à prendre. C'est un avantage pour soi, de connaître ce type d'endroits, mais ça ne sera pas un avantage par rapport aux autres.

On vous a vu très touché par l'abandon de Vincent Riou, que vous inspirent tous ces abandons?

On parle d'accidents bêtes mais pour moi l'accident est bête par définition. Je suis vraiment désolé pour eux, parce que c'est beaucoup de travail, d'attente et de sacrifices qui partent en fumée et c'est vraiment difficile. J'ai vécu ce qui est arrivé à Louis Burton lors de mon précédent Vendée Globe (collision avec un cargo lors de l'édition 2008-2009, Ndlr) mais j'avais eu la chance que ce soit près des Sables d'Olonne et j'avais pu rentrer pour réparer. Ce n'est pas faute de ne pas l'avoir vu, ce sont des erreurs de jugement. Ces cargos à la dérive, ils ont tout à fait le droit d'être là mais ce n'est pas courant. C'est une vigilance à avoir. Lors du dernier Vendée Globe, il y avait aussi eu beaucoup de casse mais tout le monde était revenu, c'est le plus important. On a la chance d'avoir des bateaux très sécurisés.



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