Vendée Globe
Au cœur de la course

Comment financer son rêve ?

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Avant de rapporter gros, l’Everest des mers coûte cher aux entreprises sponsors. Celles-ci ont à leur disposition plusieurs schémas possibles de financement pour soutenir un marin.


A chaque sponsoring son ingénierie financière. Dans le football ou le rugby, une entreprise s’associe en général à un athlète en réussite en exploitant son image, ou bien finance une équipe engagée dans une compétition. Dans le domaine de la course au large, c’est souvent plus complexe. Il y a en effet autant de systèmes de financement possibles que de marins.
Le skipper peut être patron de sa société et facturer un sponsoring Vendée Globe à son mécène. Le sponsor peut aussi être armateur du bateau, ou encore le skipper être salarié de l’entreprise sponsor. Les skippers qui ont pris le départ du Vendée-Globe 2012-2013 ont tous des relations contractuelles différentes vis-à-vis de leurs sponsors. Le schéma le plus classique est celui du marin qui est lié par un contrat à durée déterminée et touche une rémunération mensuelle de la part d’une entreprise sponsor qui est alors propriétaire du bateau. C’est le cas, par exemple, d’Armel Le Cléac’h (Banque-Populaire).

 

Une fondation pour Stamm

 

D’autres navigateurs, qui ont davantage la fibre entrepreneuriale, préfèrent prendre des risques en finançant la construction ou l’achat d’un bateau. Les sociétés qui adhèrent au projet deviennent alors des partenaires, comme l’explique le Suisse Bernard Stamm (Cheminées-Poujoulat) : « La construction de mon monocoque 60 pieds Imoca a été financée grâce aux soutiens de la famille Landolt et d’une fondation qui a décidé de suivre mon projet sportif en donnant la part belle à la recherche scientifique et océanographique. À moi ensuite de trouver les budgets de fonctionnement ». Sachant qu’aujourd’hui ce type de bateau coûte neuf, entre 3,2 et 4 millions d’euros, Stamm a pu compter dès le départ sur l’adhésion de la société Poujoulat qui le soutient financièrement depuis de nombreuses années.

 

Le public avec De Broc

 

Plus original, le schéma adopté par Bertrand de Broc (Votre nom autour du monde). Le marin a fait appel à la générosité du public pour financer l’achat d’un bateau d’occasion (ex-Brit Air). Pour une participation de quelques dizaines d’euros, votre nom était inscrit sur la coque du voilier avant le départ de la course. De Broc a fédéré aussi quelques entreprises qui apportent leur obole. Après avoir sillonné de nombreuses villes en France pour plaider sa cause, le skipper a récolté la somme incroyable d’1,3 million d’euros. Il faut préciser que le Breton avait une certaine expérience dans ce type de démarche qu’il avait déjà mise en œuvre avec succès pour prendre le départ du tour du monde en solitaire et sans escale en 1996. Malgré des montages économiques singuliers, les trois skippers cités se sont élancés dans le Vendée-Globe le 10 novembre avec les mêmes chances sur le papier de bien figurer à l’arrivée.

 

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