Vendée Globe
Au cœur de la course

L’alimentation des solitaires

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Au même titre que la préparation technique du bateau ou la gestion du sommeil, l’alimentation des concurrents du Vendée Globe est un point très important dans la réussite d’un tour du monde en solitaire.
 


A bord de Virbac Paprec. Crédits photo : V. Curutchet/DPPI

La principale problématique est de parvenir à trouver le bon équilibre entre la gestion de poids, volume et conservation des aliments en milieu humide, et cela pendant trois mois de course. Le tout en sachant qu’à bord d’un monocoque 60 pieds Imoca, il n’y a pas de frigo. La nourriture est donc principalement lyophilisée sous la forme de petits sachets dans lesquels il suffit d’ajouter de l’eau pour obtenir un plat consistant. Avant le départ, les repas sont conditionnés par journée avec plats chauds pour le grand sud, et plats froids et liquides pour les secteurs plus tempérés.

 

Respecter le nombre de calories

 

Il faut impérativement adapter son régime alimentaire en fonction des dépenses énergétiques qui diffèrent dans chaque secteur planétaire traversé. En zone froide autour de l’antarctique, les marins devront au minimum consommer 5 500 calories quotidiennes. Alors qu’en zone tempérée (Atlantique nord) elles sont de 4 500, et de 3 500 en zone chaude (Atlantique sud et près de l’équateur). La nourriture embarquée est très variée même si les pâtes constituent l’une des bases de l’alimentation des navigateurs. Et chaque concurrent a bien évidemment des goûts culinaires différents.

 

Des petits plaisirs

 

Par exemple, Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3) a fait le choix de se faire plaisir. « Il ne faut pas croire que le régime à bord est complètement ascétique. Pour le moral, il est aussi important de se faire plaisir, et je trouve toujours une place à bord pour mes péchés mignons : des biscuits St Michel, de la viande de grison, des soupes chinoises mais aussi du chocolat (de Ploemeur). Pour les célébrations particulières comme le passage du Horn, je déboucherai une petite bouteille de champagne ». Même état d’esprit pour Jean Le Cam (SynerCiel). « Avec ma femme, restauratrice, nous avons surtout réalisé des plats déjà cuisinés (rougail de saucisse, confit de canard...) concoctés dans le Gers. Ils ont été optimisés. On a par exemple enlevé les os et la peau, mis moins de sauce pour n'embarquer que ce que l'on mange ».

 

De la viande de grison au foie gras !

 

« Ces petites douceurs, c’est forcément bon pour le moral quand tu vis seul confiné dans moins de 10 m2 pendant trois mois » souligne Alessandro Di Benedetto (Team Plastique). « Pour être bien psychologiquement, c'est très important de recréer des moments de bien-être comme à terre. J’ai du foie gras, du jambon et du vin en prévision des fêtes de fin d’année. Autrement, j’ai beaucoup de riz, de couscous et de pâtes ».
 



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