Vendée Globe
Au cœur de la course

Alain Gautier : « Le rêve demeure »

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La Chaîne Météo

VAINQUEUR en 1993, le grand marin est responsable sécurité sur le Vendée Globe depuis 2008, une édition record au niveau du nombre et de la qualité des engagés (30), mais aussi du nombre d'abandons (19).

 

FIGARO NAUTISME.- Peut-on s'attendre à un Vendée Globe avec plus de bateaux à l'arrivée?

 

Alain GAUTIER.- C'est difficile à prédire. Dans l'histoire, les statistiques parlent de hauts et de bas. Mais on y travaille tous. Et des facteurs permettent de penser qu'il y aura moins d'abandons. La météo sera moins musclée qu'en 2008 et qu'en 1992 dans le golfe de Gascogne et, pour la première fois, il n'y a pas de bateaux mis à l'eau l'année du départ. Le plateau est également plus homogène et bien préparé. Maintenant, le risque zéro n'existera jamais, surtout sur un Vendée Globe. On est un sport mécanique face à des éléments redoutables. Près de 50 % d'abandons sur le Paris-Dakar ne choque personne.

 

Vous avez couru à une époque sans contraintes. Les portes de sécurité n'enfreignent-elles pas trop la liberté des concurrents?

On n'a pas le choix. La course en solitaire, sans marin en veille permanente, est quasiment hors la loi. Il faut tout faire pour éviter les soucis avec les instances internationales et garantir la sécurité des concurrents. Est-ce que ça dénature la course? Les téléphones par satellite dénaturent-ils la solitude? Il s'agit d'adaptation à une société plus sécuritaire et de progrès. Et quand je vois le public aux Sables, le rêve demeure.

 

Les marins d'aujourd'hui vivent-ils les mêmes émotions que les marins il y a vingt ans?

L'ambiance n'est plus vraiment la même. Il y a quatre ans, j'ai trouvé que des coureurs se plaignaient un peu trop. Nous, nous vivions dans des conditions abracadabrantesques sans une plainte. Il y a vingt ans, un salaire, c'était le moindre de nos soucis. On embarquait pour l'aventure. C'est aussi générationnel. Le Vendée Globe est une très, très belle course qui évolue. Mais il ne faudrait pas qu'il devienne un plan de carrière.

 

Quel rythme attendez-vous?

Il sera élevé. On disait qu'il fallait naviguer dans le sud à 70 % du potentiel du bateau. En 2008, Michel Desjoyeaux a mis «le bazar» avec un rythme différent. Il a été très chanceux aussi, mais il a gagné. Il ne faudra pas traîner en route. Alors, où mettre le curseur? La course s'annonce passionnante. Et il n'y aura pas le droit à l'erreur...



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