Bordeaux, les marins dans la ville
24/05 07:05

Comme tous les deux ans, Bordeaux célèbre la Garonne et les quais qui lui servent d’écrin à l’occasion de Bordeaux Fête le Fleuve, un festival biennal alliant nautisme, patrimoine et culture, qui s’est vu prendre une nouvelle dimension en 2013 avec l’accueil du grand départ de La Solitaire du Figaro. Ainsi, pendant dix jours, un florilège d’animations sera proposé sur les quais pour le plus grand bonheur des 500.000 visiteurs attendus à Bordeaux Fête le Fleuve.

La Solitaire URGO Le Figaro au cœur des festivités

La Solitaire URGO Le Figaro ouvrira le bal des festivités le vendredi 26 mai avec la « Parade des Héros », qui verra les figaristes remonter la Garonne entre Pauillac et Bordeaux. Attendus à la tombée de la nuit, ils rejoindront dans le Port de la Lune dans le sillage du Marité, un trois-mâts de légende, avant d’accoster au ponton d’honneur où ils seront amarrés pendant une semaine.

Au fil des jours, la course sera à l’honneur avec de nombreuses animations telles que la traditionnelle présentation des skippers sur la grande scène le samedi 27 mai à 18h00, une exposition des portraits des 43 concurrents sur la Placette Munich, des tables rondes et des rencontres sur le village de la course. Et, puisqu’un marin dans la ville a vite des fourmis dans les jambes, l’organisation leur a de nouveau concocté des séances de Runs d’Exhibition sur le fleuve entre le ponton d’honneur et le Pont Chaban-Delmas. Le public pourra ainsi découvrir huit à dix concurrents chaque jour qui participeront en équipage à ces allers-retours en mode régate du dimanche 28 mai au vendredi 2 juin.

Le vendredi 2 juin d’ailleurs, s’il était encore nécessaire de prouver que La Solitaire URGO Le Figaro produit des légendes de la voile depuis 1970, un certain double vainqueur de l’épreuve devrait être dans les parages. Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), vainqueur du dernier Vendée Globe viendra partager son aventure autour du monde avec le public et présenter en avant-première le film « Vendée Globe 2016-2017 » au cinéma Mégarama Bastide à 18h.

Samedi 3 juin, le public pourra encourager une dernière fois les skippers à l’occasion du Prologue URGO, sur lesquels les figaristes s’élanceront à 16h00 par vagues de huit à dix en direction de Pauillac en guise de répétition générale avant le grand départ. En clin d’œil, à terre, l’artiste italienne Alice Viale proposera sa version de la régate, avec 12.446 embarcations en origami qui vogueront sur le miroir d’eau au moment du départ.

Cap sur Bordeaux pour les marins

A moins de deux semaines du départ, les skippers ont déjà le regard tourné vers Bordeaux. Après un dernier stage météo la semaine dernière pour certains, quelques navigations de dernière minute pour d’autres, tous s’apprêtent à convoyer leur bateau vers Bordeaux, à l’exception de Marc Pouydebat (Auto Malin), le local de l’étape, dont le bateau sera baptisé jeudi 25 mai à 19h00 au ponton d’honneur. « Je suis ravi de prendre le départ de la course à domicile. Pour moi, La Solitaire URGO Le Figaro commencera réellement une grosse semaine après les autres, dans le sens où le soir, je rentrerai chez moi. Cela va me permettre de terminer ma préparation tranquillement ». Selon lui, La Solitaire URGO Le Figaro et Bordeaux Fête le Fleuve se complètent à merveille. « Chaque événement apporte quelque chose à l’autre. Depuis qu’ils ont été réaménagés et que des jardins, des espaces verts et le miroir d’eau ont vu le jour, les quais sont devenus un véritable lieu de vie. Bordeaux s’est réapproprié son fleuve, c’est vraiment bien », souligne le marin amateur, qui prendra le départ de sa 2e Solitaire URGO Le Figaro, après une 1ère participation en 2016.

Du côté des favoris, dont font partie Jérémie Beyou (Charal) et Thierry Chabagny (Gedimat), l’impatience est également de mise. « Prendre le départ d’une Solitaire au cœur d’une ville comme Bordeaux pour ensuite emprunter l’Estuaire de la Gironde avant de se retrouver d’emblée au cœur du Golfe de Gascogne, c’est plutôt original et magnifique ! Je me souviens de l’édition 2013 où des centaines de milliers de personnes étaient venues assister au départ. Un véritable succès populaire qui nous motive à bloc », indique Jérémie Beyou, qui vise le quadruplé cette année après avoir inscrit son nom au palmarès de la course en 2005, 2011 et 2014.

Même son de cloche du côté de Thierry Chabagny, vainqueur en 2015 de l’étape Bordeaux-Sanxenxo. « Je suis content de retourner à Bordeaux, que j’ai découvert en 2013. Ça m’avait plutôt bien réussi il y a deux ans. C’est une très belle ville avec une grosse ambiance. Les Bordelais jouent le jeu de la mer et de la voile, ils sont heureux de voir des bateaux évoluer sur leur fleuve, il y a beaucoup de passage sur les berges, notamment lors de la parade. C’est assez impressionnant, ça fait plaisir de voir que les Bordelais répondent présents. Ce n’est pas souvent que l’on part d’une aussi grande ville. Mise à part Caen, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu autant de monde au départ de la course ».

 

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Doublé pour Ado et Defay dans les vagues de Biarritz
23/05 17:06

Première Française à avoir été sacrée en junior en 2006 au Brésil, Ado devient onze ans plus tard la première Française à remporter le titre chez les seniors après avoir terminé troisième l'an dernier lors des Mondiaux au Costa Rica. La surfeuse, originaire d'Hendaye (Pyrénées-Atlantiques), a également été championne d'Europe junior à deux reprises (2005, 2007).

"C'est trop génial que Johanne et moi arrivions première et deuxième. Je suis si contente pour l'équipe", a déclaré Ado, 26 ans, après avoir été portée en triomphe à sa sortie de l'eau par ses coéquipiers de l'équipe de France.

Avec un total de 12,17 points sur ses deux meilleures vagues, Ado a réalisé le meilleur score de la finale sur le spot de la Grande Plage de Biarritz, devant la Réunionnaise Defay, âgée pour sa part de 23 ans (10,43 points).

Dans des conditions de vagues assez justes, les deux Françaises ont survolé cette finale, les autres participantes, la Costaricaine Leilani McGonagle (3e) et la Sud-Africaine Bianca Buitendag (4e) ayant récolté 8,4 points et 7,47 points.

Après ce doublé qui permet à la France de se classer à la première place du classement général par équipes (5.120 points), Ado et Defay vont devoir partir aux Îles Fidji, dans l'Océan Pacifique, pour enchaîner sur une étape du circuit professionnel mondial WSL (World Surf League).

- Place à Florès chez les hommes -

Ces Championnats du monde, qui se tiennent jusqu'au dimanche 28 mai, sont les premiers depuis l'entrée du surf aux jeux Olympiques, décidée en août 2016 et qui se fera aux JO de Tokyo en 2020.

Mais, bémol de taille, ils ont lieu sans les superstars de la discipline comme l'Américain Kelly Slater, l'Hawaïen John John Florence ou le Brésilien Gabriel Medina, pris par le circuit professionnel.

L'équipe de France, qui surfe à domicile et espère faire de Biarritz une vitrine en vue de la candidature de Paris pour les Jeux de 2024, a elle, en revanche, joué le jeu en envoyant ses meilleurs représentants.

Defay (4e du circuit professionnel) et Ado (17e sur le circuit pro où elle vient de faire son retour cette saison), ont ainsi été alignées avec succès chez les femmes, tandis que Jérémy Florès et Joan Duru vont concourir chez les hommes.

Sacré en 2009, année où la France s'était classée deuxième des Mondiaux, son meilleur résultat jusqu'à présent, le Réunionnais Florès (16e sur le circuit professionnel) va maintenant tenter d'imiter Pauline Ado en remportant un deuxième titre chez les hommes, dont les séries ont démarré lundi.

 

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La tragédie du sous-marin Koursk portée à l'écran
23/05 14:20

Ce film à gros budget devrait s'intituler "Kursk" (en anglais) et est actuellement en tournage près d'Anvers (Belgique), le deuxième plus grand port d'Europe. Oscar 2011 pour "Le discours d'un roi", le Britannique Colin Firth doit interpréter un commandant de la marine britannique qui ne parvient pas à sauver les marins de la tragégie. A ses côtés, la Française Léa Seydoux joue le rôle de l'épouse d'un des marins.

Le fonds de financement belge Belga Films Fund a annoncé qu'il allait mettre 5,6 millions de dollars sur la table en plus des 39 millions de dollars de départ du projet.

Le Koursk, fleuron de la flotte russe du Nord, avait coulé après l'explosion d'une torpille lors de manoeuvres en mer de Barents (nord-ouest de la Russie) le 12 août 2000, et l'équipage avait péri faute d'avoir été secouru à temps -- la marine russe étant incapable de les mettre en oeuvre et le Kremlin refusant de longs jours l'assistance étrangère.

 

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Brésil : des planches écolos pour surfer sur la vague du recyclage
23/05 11:36

Avec son mari Jairo Lumertz, ancien surfeur professionnel, cette jeune femme de 37 ans a fondé il y a deux ans le projet Prancha Ecologica ("Planche écologique"). En plus de récupérer des déchets qui jonchent la plage de Garopaba, dans l'État de Santa Catarina (sud du Brésil), le couple fait la tournée des écoles pour expliquer aux enfants à quel point il est important de préserver l'environnement.

"Avec nos planches écologiques, nous voulons ouvrir l'esprit des enfants pour qu'ils puissent à leur tour créer des solutions pour recycler les déchets", explique Jairo, 43 ans, avant une démonstration devant une classe mercredi, journée mondiale du recyclage.

Le processus de fabrication est simple: les bouteilles de deux litres, dont certaines sont découpées, sont emboitées les unes sur les autres en formant plusieurs rangées, avant d'être fixées sur une structure de bois. Il permet également aux familles les plus démunies de surfer sur du matériel bien plus accessible que les planches hors de prix fabriquée dans ce marché très lucratif, boosté par les excellents résultats des surfeurs brésiliens aux derniers championnats du monde.

Gabriel Medina a remporté le premier titre du Brésil en 2014 et Adriano de Souza lui a emboîté le pas l'année d'après. Mercredi, ce dernier a remporté l'étape brésilienne du championnat à Saquarema, près de Rio de Janeiro (sud-est).

Mais les planches faites de bouteilles peuvent aussi être adaptées pour la pratiques d'autres sports nautiques, avec des variantes du Wake Board ou du Stand up paddle. "C'est quelque chose qu'on peut commencer chez soi en séparant les déchets. La planche faite de bouteilles nous montre que le plastique peut avoir une grande valeur. On peut le réutiliser, sans forcément le jeter n'importe comment", explique Jairo aux enfants.

Le Brésil est un énorme producteur de déchets, avec en moyenne 385 kg par personne par an. Seul 15% de la population a accès au recyclage. Dans les petites villes du bord de mer, la pollution est décuplée par le manque de sensibilisation et de responsabilité des services publics. "Cette goutte d'eau dans l'océan peut faire la différence si les gens peuvent s'engager et comprendre qu'il est possible de construire un monde meilleur", estime Carolina.

Alors que le surf fera ses premiers pas comme sport olympique lors des JO de Tokyo-2022, ses valeurs de respect de la nature se propagent grâce à des initiatives comme celle du couple de surfeurs de Garopaba, à l'aide de simples bouteilles de plastique.

 

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Thomas Cook voit une demande en nette hausse pour la saison d'été
23/05 07:04

Les réservations d'été sont en hausse de 12%, a indiqué le groupe dans un communiqué, en raison d'une forte demande pour des destinations comme la Grèce, Chypre, la Bulgarie ou encore la Croatie.

Thomas Cook fait part également d'une hausse des réservations en Egypte, même si la desserte de la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, est toujours suspendue.

Le groupe note même que la demande s'améliore pour les voyages en Turquie, les réservations étant au même niveau qu'à la même période l'an dernier, alors que le pays a été la victime ces derniers temps d'une série d'attentats.

La demande en voyage a augmenté particulièrement chez les clients d'Europe du Nord et d'Europe continentale, et à un degré moindre chez les Britanniques. Par ailleurs, les premières indications pour la saison d'hiver 2017-2018 sont plutôt encourageantes, avec une hausse des réservations de 1%, précise Thomas Cook.

Ces bonnes perspectives ne masquent pas des performances financières en demi-teinte, avec la publication d'une perte nette de 272 millions de livres au cours du premier semestre achevé fin mars. C'est légèrement mieux qu'un an plus tôt quand la perte atteignait 283 millions. Le chiffre d'affaires sur la période a pourtant été en hausse de 12% à 2,994 milliards de livres, mais de seulement 3% à taux de change constants, grâce à une bonne saison d'hiver portée par l'Espagne.

"Thomas Cook a réalisé une bonne performance durant les six premiers mois de l'année. Les progrès que nous avons fait dans notre stratégie nous ont aidé à augmenter de 3% nos ventes, avec une solide demande des clients pour nos vacances malgré un environnement concurrentiel", a noté Peter Frankhauser, directeur général du groupe, cité dans le communiqué.

Des îles artificielles pourraient être construites en Polynésie française
22/05 17:07

Des spécialistes venus du monde entier ont enchaîné les conférences, de lundi à jeudi, pour expliquer la construction, le fonctionnement et l'intérêt de ces cités flottantes, qui abriteraient à la fois des centres de recherches et des habitations.

The Seasteading Institute a été fondé par des libertariens dans la Silicon Valley. Ils souhaitaient se libérer des pesanteurs des Etats en créant des îles indépendantes. Mais aujourd'hui, l'association assure accueillir toutes les sensibilités politiques, et l'île artificielle "respectera le droit polynésien", a déclaré à l'AFP Marc Collins, ambassadeur de Seasteading en Polynésie. Elles pourraient en revanche bénéficier d'un système apparenté aux zones franches.

Ces îles artificielles seraient bâties à partir de plateformes modulables, qui pourraient à terme s'adapter aux vagues en haute mer. Pour le moment, The Seasteading Institute souhaite construire dans le lagon, moins exposé, "un projet pilote de la taille d'un terrain de football, pour environ 50 millions de dollars". Plusieurs sites ont été visités au sud de l'île de Tahiti, mais Seasteading souhaite "obtenir l'adhésion de la population", loin d'être acquise, avant de s'y implanter.

Dès janvier, le gouvernement de la Polynésie française avait autorisé Seasteading à lancer des études d'impact environnementales et économiques, dont les premières conclusions ont été présentées cette semaine. Le ministre de l'Economie local, Teva Rohfritsch, s'est déclaré particulièrement "intéressé par le projet scientifique".

L'une des inquiétudes manifestées par les Polynésiens porte sur le respect de l'environnement. Selon les défenseurs du projet, ces îles seraient construites en matériaux recyclables et garanties "zéro émission". Ils assurent même qu'elles permettraient une meilleure surveillance du réchauffement climatique, et des réponses adaptées à la montée des eaux grâce à des laboratoires posés sur l'océan.

Sur son site, The Seasteading Institute affirme vouloir "préserver l'environnement, enrichir les pauvres, guérir les maladies et libérer l'humanité des politiciens". Un vaste programme qui cherche encore un endroit dans l'océan pour être mis en oeuvre.

 

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A Djerba, le tourisme tunisien voit poindre une éclaircie
22/05 14:30

Ce secteur clé de l'économie nationale a d'abord souffert de l'instabilité post-révolution de 2011, avant de plonger dans le noir suite à la série d'attaques jihadistes de 2015-2016, dans laquelle 59 touristes ont notamment péri. Un an et demi plus tard, si la menace reste présente -l'état d'urgence en vigueur depuis fin 2015 vient d'être prolongé- les autorités l'ont martelé sur tous les tons le week-end dernier à Djerba (sud), en marge du pèlerinage juif de la Ghriba: la sécurité est désormais "maîtrisée en Tunisie", et la destination de retour sur la carte de la Méditerranée. "Du 1er janvier à aujourd'hui (...), la croissance sur un an est importante, de l'ordre de 34%. C'est très bon signe", a indiqué à l'AFP la ministre du Tourisme Selma Elloumi à l'occasion de ce pèlerinage qui marque traditionnellement le début de la saison estivale sur l'île. "La Tunisie est un pays sûr (...). Les chiffres du tourisme sont prometteurs", a renchéri le chef du gouvernement Youssef Chahed, lui aussi venu à la Ghriba.

En ces premiers jours de chaleur, l'optimisme est également de rigueur chez les professionnels. Parmi eux, Noureddine Gharbi, directeur du Rym Beach, un hôtel de la "zone touristique". "C'est plus qu'un frémissement", se félicite-t-il sur fond de mer cristalline. Même sans vacances scolaires, son établissement est plein aux deux tiers, note-t-il. Malgré l'éclaircie, M. Gharbi assure toutefois ne rien oublier des difficultés des dernières années: le mot d'ordre reste "vigilance, vigilance, vigilance!", résume-t-il.

Mais la grande affaire reste la clientèle française, qui a atteint 1,5 million de visiteurs par le passé et dont la reprise est actuellement la plus notable en Europe.

Président du syndicat des tour-opérateurs français (Seto), René-Marc Chikli évoque une hausse de 113% des réservations par rapport à l'an dernier. Mais "ça reste sur des petits chiffres, on est reparti de zéro. (...) La reprise d'une destination comme ça, c'est plusieurs années", tempère-t-il.

 

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Méditerranée: le parc d'Al-Hoceïma veut sauvegarder sa biodiversité
22/05 11:22

"Le parc d'Al-Hoceïma, c'est 40 km de falaises de 600 mètres de haut! Bien plus que les calanques de Marseille!", s'exclame Houssine Nibani, président de l'Association de gestion intégrée des ressources (Agir), impliquée dans la conservation du parc.

A 150 km à l'est du détroit de Gibraltar, ce parc créé en 2004 s'étend sur 48.000 hectares, avec une partie terrestre parsemée de villages berbères et une façade maritime immaculée de roches à pics et d'eau bleutée. On y accède pour sa partie marine depuis la ville d'Al-Hoceïma: une petite heure de navigation, où les immeubles cubiques et sans charme cèdent la place à une alternance de montagnes grisâtres et de plages aux eaux transparentes. Ici s'arrête la marée touristique avec ses méchouis à sardine qui, chaque été, déferle sur Al-Hoceïma. La route se termine à quelques jets de pierre d'une baie paradisiaque où le roi Mohammed VI plante sa tente l'été. Nichant dans les falaises, de majestueux balbuzards planent à la recherche de leur proie au-dessus des eaux poissonneuses où s'ébattent différentes espèces de dauphins, raies et mérous, sur des fonds parsemés de corail rouge et dans un littoral constellé de patelles géantes.

Le dernier phoque moine a disparu en 2004 sous la pression humaine, mais les grottes marines qui lui servaient d'habitat sont intactes, laissant espérer un possible retour de l'espèce. "Ces falaises qui se jettent à pic dans la mer offrent un échantillon remarquable de la biodiversité du pourtour méditerranéen", souligne le directeur du parc, Mohamed Jabran. "Dans une mer saturée comme la Méditerranée, il est rare d'en avoir un préservé comme ça sur 40 km".

Le parc est né de la volonté de protéger le balbuzard, inscrit sur la liste rouge des espèces en danger de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Ces rapaces piscivores sont aujourd'hui une trentaine d'individus à nicher sur les immenses falaises, l'une des plus grandes concentrations au monde de cette espèce. Leur présence atteste d'une eau transparente non-polluée, explique M. Jabran, avec une faune marine qui prospère sur des fonds rocheux peu profonds. Près d'une centaine d'espèces d'oiseaux fréquentent le parc, dont le rare goéland d'Audouin.

Côté terre, près de 15.000 villageois de la tribu rifaine des bokoya vivent dans ce massif calcaire. Une trentaine de villages échappant à l'urbanisation sauvage de la région sont reliés par des pistes poussiéreuses, dans des vallées encaissées parsemées de cavernes, de vieilles pierres et de mausolées.

Un plan de développement du parc a été mis en place pour 2015/2019. Dans le cadre d'un volet éco-tourisme, trois gîtes ont été ouverts et des sentiers de randonnée ont été aménagés. La zone est libre d'accès mais l'idée maîtresse est de "sensibiliser les touristes à la fragilité du parc, et de canaliser le flux d'estivants", selon M. Jabran. Il s'agit aussi d'aider au développement de la région par le tourisme, que l'Etat voudrait promouvoir dans cette zone enclavée et en grande difficulté économique.

Le parc est un atout clé "à condition d'éviter un tourisme de masse", dans un Nord marocain noyé sous les vacanciers pendant l'été, souligne son directeur. Car plusieurs menaces pèsent sur cet écosystème fragile. D'abord la surfréquentation humaine, qui génère son lot de déchets et de nuisances. En cela, "la chance de ce parc, c'est qu'il n'y a pas de route goudronnée", confie le responsable. Il y a ensuite -pour la partie mer- la pêche à la dynamite, la chasse sous-marine et surtout le chalutage illégal "qui dévaste tout", se lamente M. Nibani, le président d'Agir.

Cette ONG tente d'associer à la protection des ressources les pêcheurs artisanaux, "premières victimes de la pêche illégale ou de la surpêche", dit-il: près de 700 d'entre eux ont reçu une formation et "ont compris la nécessité de protéger" les richesses de la faune marine locale.

 

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Expédition Under the pole III: et si vivre sous la mer n'était plus un rêve ?
22/05 07:03

"Capsule": c'est le nom du projet de cet habitat sous-marin, partie intégrante de la 3e expédition 'Under the Pole' de ces deux passionnés de mer et de plongée. A bord de leur bateau Why, ils ont quitté samedi, et pour 3 ans, le port de Concarneau (Finistère) pour leur terrain de jeu, la zone mésophotique, qui se situe après la surface et avant le noir absolu, soit entre 60 et 200 m de profondeur.

"Vivre sous la mer est un vieux rêve et on essaie d'avoir une approche poétique mais aussi rationnelle. Ca fait un an qu'on a lancé ça. On nous a dit qu'on délirait un peu et finalement aujourd'hui c'est un projet qui passionne dans le milieu, même si peu de monde est au courant", raconte à l'AFP Ghislain Bardout.

L'ancien bras droit de l'explorateur Jean-Louis Etienne n'a qu'une envie: étudier le fond des mers sans limite de temps, ce qui serait "révolutionnaire en soi".

Capsule expérimentale

"On s'est demandé quel système développer pour rester 2 jours, 4 jours sous l'eau avec un confort suffisant qui permettrait de répéter ces programmes pour que ce ne soit pas juste un record. On a travaillé sur cet habitat sous-marin. Là on part sur une structure rigide, un habitat rudimentaire qui permet à des équipes de plongeurs de rester très longtemps à 40 m de profondeur, de dormir, de manger, de se reposer et de pouvoir sortir travailler plusieurs jours avec des scaphandres recycleurs" qui ne font pas de bulles et sont pilotés par l'électronique, explique-t-il.

Le projet expérimental Capsule est l'un des 6 programmes auxquels vont s'atteler les Bardout, qui mettent leur expertise, leur bateau et leur matériel au service des scientifiques pour les soutenir dans leurs recherches.

Outre Capsule, il y aura un programme sur la physiologie, la bio fluorescence et la bioluminescence en arctique sous la direction du chercheur Marcel Koken (CNRS), un programme sur les écosystèmes profonds (les MCE, des coraux en eaux profondes) en Polynésie française chapeauté par Laetitia Hédouin, un programme sur les requins marteaux et bouledogues dirigé par Eric Clua du Centre de recherche insulaire et observatoire de l'environnement, ainsi que deux programmes en Antartique.

Faire rêver

La goélette Why se rendra d'abord au Groenland puis en Alaska avant de se poser 15 mois dans le Pacifique puis de partir en Antartique pour un retour par l'Atlantique.

Une longue mission qui mêlera observation, prise d'images scientifiques sous différents points de vue, du comptage, de l'échantillonnage (cryogénisé puis envoyé en laboratoire). Un travail qui porte sur les domaines scientifique, documentaire (réalisation de photos et films de haute qualité), pédagogique (partenariat avec l'Éducation nationale), recherches et développement.

"Il se passe plein de choses dans cette zone mésophotique et c'est là où il y a un vide de connaissances. Ce sont des chances pour nous. Il y a pas mal de jeunes qui aiment l'exploration et qui se disent: tout a été fait, c'est chiant", souligne Emmanuelle Périé-Bardout, qui a grandi en rêvant de faire partie de l'équipe du commandant Cousteau.

Les deux explorateurs qui se sont rencontrés il y a 12 ans, iront à la découverte de ce monde marin à bord de leur propre bateau, dont ils ont fait l'acquisition en 2014 en hypothéquant leur maison, et avec leurs deux garçons, âgés de 5 et 1 an.

"Que ce soit l'espace ou le fond des mers, ce sont des milieux extrêmes pas faits pour l'homme mais on peut se faire une place. Ce sont des environnements prodigieusement inspirants. A l'origine de nos expéditions, il y a des rêves de gosses et aujourd'hui c'est notre tour de faire rêver, de partager", conclut Ghislain Bardout dont le plus âgé des fils est passionné... par les TGV !

 

 

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The Bridge - Les meilleurs skippers du monde narguent le Queen Mary 2 à un mois de leur duel fou
21/05 17:10

Le concept: quatre trimarans de la classe des Ultimes (environ 30 m de long), défient l'un des joyaux des chantiers de Saint-Nazaire, le Queen Mary 2 (345 m de long) qui revient pour la première fois "à la maison". Cette course inédite partira le dimanche 25 juin à 19h00 du port nazairien pour rallier New York.

"Cette idée de se lancer contre le Queen Mary 2 est intéressante, elle éveille l'imaginaire. Voir quatre Ultimes à côté du Queen Mary 2, ça pourrait presque faire un début de film. Et arriver à New York par la mer en Ultime pour l'avoir fait deux ou trois fois, c'est un moment fantastique", se réjouit à l'AFP Thomas Coville.

Jeudi, les quatre skippers étaient réunis à Paris: Thomas Coville (Sodebo), détenteur du record du tour du monde en solitaire depuis le 25 décembre (49 jours), Francis Joyon (Idec), détenteur du Trophée Jules Verne (tour du monde en équipage en 40 jours), François Gabart (Macif), vainqueur du Vendée Globe en 2013, et Yves Le Blévec (Acual).

"C'est l'occasion de naviguer en compétition avec les collègues, on n'a pas eu de contacts directs ces deux dernières années", souligne pour sa part Francis Joyon.

Nul doute que le vainqueur sera le paquebot qui file droit à une vitesse moyenne de 28 noeuds mais qu'importe pour les meilleurs skippers du monde, qui voient là une belle occasion de se confronter entre eux avant un tour du monde des Ultimes en 2019, une grande première dans l'histoire de la voile.

The Bridge, dont l'ambassadeur est la star du basket Tony Parker, ce n'est pas qu'une course de bateaux mais un "événement riche et extrêmement foisonnant" selon son concepteur Damien Grimont.

Le départ de la course s'inscrit dans les commémorations du centenaire du débarquement des militaires américains venus de New York à Saint-Nazaire lors de la Première Guerre mondiale.

Ce sera également l'occasion de célébrer les 100 ans du jazz avec de nombreuses festivités et notamment l'implication du pianiste Paul Lay et de la soprano Nathalie Dessay. Mais aussi les 100 ans de l'arrivée du basket en France avec l'organisation du Mondial de basket 3x3 à Nantes (17-21 juin).

"L'événement The Bridge est né d'une intuition et s'est auto-construit", relève Damien Grimont qui a affrété le Queen Mary 2 pour 8 millions d'euros pour un coût total de l'événement de 15 millions d'euros.

 

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La fréquence des inondations côtières pourrait doubler d'ici à 2050
21/05 14:36

Le niveau de la mer s'élève actuellement d'environ trois à quatre millimètres par an, un rythme qui devrait s'accélérer sous l'effet du réchauffement climatique et de la fonte des glaces, rappelle une équipe de chercheurs de plusieurs universités américaines dans la revue Scientific Reports. Selon la méthodologie et les scénarios d'émission de gaz à effet de serre, à l'origine du réchauffement, les scientifiques prévoient une hausse de 0,3 à 2 mètres d'ici à 2100.

Jusqu'à présent, les estimations à l'échelle mondiale des inondations côtières dues à la hausse du niveau de la mer n'ont pas pris en compte l'effet des vagues, sous-estimant ainsi leur impact potentiel, relèvent les chercheurs. Cette nouvelle étude conjugue les prévisions de hausse du niveau de la mer avec des modèles prenant en compte les vagues, les marées et la montée de l'eau pendant les tempêtes.

Une hausse de cinq à dix centimètres du niveau de la mer, qui devrait être observée entre 2030 et 2050 selon la plupart des prévisions, doublerait la fréquence des inondations dans de nombreuses régions du monde, selon les chercheurs des universités de l'Illinois et d'Hawaï, et de l'Institut d'études géologiques des Etats-Unis.

Les régions tropicales "vont subir les augmentations les plus importantes de la fréquence des inondations", écrivent-ils.

L'avenir s'annonce désastreux "pour les vingt principales villes (selon le PIB) vulnérables aux inondations côtières (...) et pour de nombreuses villes exposées aux vagues, comme Bombay, Cochin, Grande Vitoria (Brésil, ndlr) ou Abidjan qui pourraient être considérablement affectées par une hausse de seulement cinq centimètres", ajoutent-ils. "Une élévation de moins de dix centimètres double le risque d'inondation dans une grande partie de l'océan indien, de l'Atlantique sud et du Pacifique tropical", selon l'étude.

Et une hausse de dix centimètres est suffisante pour le doubler dans des régions comme la côte atlantique en Europe et la côte ouest de l'Amérique du Nord, "y compris dans des centres urbains importants comme Vancouver, Seattle, San Francisco et Los Angeles", précisent les chercheurs.

 

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21/05 11:23

Mark Turner, aux commandes de la course, a fait son annonce officiellement jeudi à Göteborg (Suède), alors que le départ de la prochaine édition sera donné le 22 octobre pour 9 mois de périple sur les mers du globe.

La course, qui se court sur un bateau monotype, se fera en 2019 avec un nouveau monocoque de 60 pieds (18,28 mètres) avec foils, ces fameux appendices latéraux qui permettent au bateau de se sustenter au dessus de l'eau pour aller plus vite. Ils seront dessinés par l'architecte français Guillaume Verdier, à l'origine des foils du bateau Team New Zealand engagé sur la Coupe de l'America en 2013 et qui avait fait sensation.

Outre cette avancée technologique, Mark Turner a indiqué que la course connaîtrait également "d'importants changements sur le format du parcours et des escales au cours des dix prochaines années". "Il faut donner un coup de jeune à la course, il faut des bateaux plus sexy", a commenté pour l'AFP le Français Charles Caudrelier, skipper de DongFeng, 3e de la Volvo en 2014 et au départ de l'édition 2017.

"Aujourd'hui, il y a une vraie révolution dans la voile: les bateaux volent. Ca va évoluer énormément dans les dix prochaines années. On reste sur des monocoques mais la Volvo devra passer aux multicoques un jour ou l'autre", a-t-il dit.

 

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NORMANDIE TRANSPADDLE : les 3 et 4 juin 2017 à Caen
21/05 07:06

Pour un maximum de plaisir, l’organisation envisage deux sens de courses afin de ramer un maximum de distance vent dans le dos et de rendre le parcours le plus glissant possible. Le départ peut donc être donné de CAEN ou de OUISTREHAM en fonction de la direction du vent. Il est possible de faire la course longue distance en SOLO ou en RELAI en équipe de 3 personnes.

La course peut être suivie d’un bout à l’autre via le chemin de halage. L’occasion pour les supporters de faire leur sortie footing ou vélo du dimanche matin le tout en encourageant les participants.

En 2016, l’événement a pris une nouvelle dimension. Articulé autour d’un village regroupant les experts de la discipline, tout le monde peut venir s’essayer aux différentes disciplines du Stand Up Paddle, rencontrer les professionnels et/ou tester les nouveautés du marché et tout cela gratuitement.

Coeur de l’événement, le village accueille professionnels de la disciplines, marques influentes, shops locaux, écoles de Stand Up Paddle, le tout articulé autour d’activités ouvertes à tous (SUP POLO, SUP YOGA, INITIATIONS, BALADES, COACHINGS, ...).

SUP'VIVOR

Samedi 3 juin 14h - 18h est un nouvel événement qui vient s'inscrire dans ce weekend de NORMANDIE TRANSPADDLE. Le concept est simple : un affrontement par équipe 4 contre 4 sur des RED PADDLE DRAGON (planche pour 4 personnes) jusquà ce qu'il ne reste plus qu'une équipe. Il faudra ensuite s'affronter en solo pour élire le grand gagnant de ce premier SUP'VIVOR.

 

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Le label Pavillon bleu décerné à 173 communes (390 plages)
20/05 17:02

Le label, créé en 1985, récompense aussi 102 ports de plaisance. En 2016, il avait été décerné à 170 communes représentant 400 plages et à 98 ports de plaisance maritimes et continentaux (à l'intérieur des terres).

La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur arrive en tête du palmarès, comme l'année dernière, avec 58 lauréats. Elle est suivie par la région Occitanie avec 53 lauréats.

Quatorze nouvelles communes obtiennent le label: Saint-Vincent-les-Forts (Alpes-de-Haute-Provence), Mandelieu La Napoule (Alpes-Maritimes), Ajaccio (Corse-du-Sud), Arnay-le-Duc (Côte-d'Or), Vias (Hérault), Iffendic (Ille-et-Vilaine), Eguzon-Chantôme (Indre), Seignosse (Landes), Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (Loire-Atlantique), Coudeville-sur-Mer (Manche), Saint-Pair-sur-Mer (Manche), Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Jouin-Bruneval (Seine-Maritime), Saint-Valéry-en-Caux (Seine-Maritime).

Huit nouveaux ports sont distingués: Port de plaisance de Cap-d'Ail (Alpes-Maritimes), Port Départemental de Cassis GTC (Bouches-du-Rhône), Société Nautique de Marseille (Bouches-du-Rhône), Port de Gâvres (Morbihan), Port de Guidel (Morbihan), Port de Lorient Centre (Morbihan), Port de plaisance du Kernével (Morbihan), Port-Louis (Morbihan).

L'obtention du label suppose de répondre à une série de critères.

Pour les plages, il faut une eau de baignade de "qualité excellente" avec cinq contrôles par saison, un point d'eau potable, des poubelles sur la plage, la collecte sélective d'au moins trois types de déchets, une politique de recyclage et la mise en place d'actions d'éducation à l'environnement.

Pour les ports, les critères concernent la prévention des pollutions et le traitement des déchets, ainsi que le traitement des eaux usées des bateaux, des boues de dragage ou des liquides polluant les cales.

Le label Pavillon Bleu, un programme de la Fondation pour l'éducation à l'environnement en Europe, est présent dans 47 pays.

 

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Mexique: le marsouin du Pacifique pourrait disparaître en 2018
20/05 14:36

En moins de six ans, cette espèce, Phocoena sinus dite "vaquita marina" (vachette de mer), a vu sa population chuter de 90%, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF). En 2011, quelque 250 marsouins avaient été répertoriés, a souligné l'ONG en publiant un rapport sur le sujet lundi soir. "Si l'on ne fait rien aujourd'hui, la vaquita pourrait avoir disparu en 2018. La perdre reviendrait à perdre une part du Mexique", a estimé Maria José Villanueva, directrice scientifique et de la stratégie de WWF Mexique.

Selon cette spécialiste, les filets dérivants utilisés par les pêcheurs dans le golfe de Californie (nord-ouest du Mexique), la zone d'habitat de cette espèce, sont la seule menace scientifiquement prouvée. Une fois attrapée, la "vaquita marina" meurt étouffée. Ces filets, qui peuvent atteindre les deux kilomètres de long, selon Mme Villanueva, sont utilisés par des contrebandiers pêchant le totoaba, un poisson également en danger d'extinction dont la vessie natatoire se monnaie jusqu'à 20.000 dollars le kilo en Chine pour ses vertus présumées en matière de médecine et d'esthétique. Consommée en soupe, la vessie séchée est supposée guérir toutes sortes de maladies, notamment l'arthrite, et permettrait de regonfler la peau grâce à son taux élevé de collagène.

En 2015, le président mexicain Enrique Peña Nieto a déployé la Marine pour stopper la pêche illégale, étendu la surface de la zone protégée et imposé une interdiction des filets dérivants sur 13.000 kilomètres carrés pendant deux ans. Le Profepa (services mexicains de protection de l'environnement) et la Marine ont commencé l'an dernier à utiliser des drones, mais les trafiquants défient leur surveillance constante.

Le 4 avril, le gouvernement a annoncé un plan d'urgence pour placer des "vaquitas" dans un refuge temporaire, avec l'aide d'organisations internationales de protection de l'environnement, un projet critiqué par des environnementalistes soulignant que l'animal ne supporte pas la captivité.

"Nous voyons cela comme une mesure désespérée, c'est-à-dire que nous estimons qu'elle comporte des risques élevés car cela n'a jamais été fait", a fait valoir Jorge Rickards, directeur général par intérim de WWF Mexique.

 

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Yvan Bourgnon à l'assaut du passage du Nord-Ouest en juin prochain sur un voilier non habitable !
20/05 11:32

Le défi de tous les dangers

C’est à la fin du mois de juin qu’Yvan Bourgnon s’élancera du détroit de Behring pour une navigation périlleuse de 7 500 kilomètres en solitaire. Une aventure hors norme qui devrait durer deux mois, et emmener Yvan du Pacifique à l’Atlantique, en passant par le nord Canadien au milieu des glaces, sur un voilier de six mètres de long. De Nome (Alaska) à Ingsugtusok (Groenland), il traversera la mer de Beaufort, l’Océan Arctique et la mer de Baffin.

En sillonnant le Cercle Polaire Arctique, Yvan sera confronté aux difficultés tant redoutées par les marins : le froid (entre -10° et +5° C) et les icebergs (pouvant atteindre 40m de hauteur). Un refroidissement prématuré de la région entrainerait immédiatement une reconstitution de la banquise et un risque de blocage pur et simple de l’embarcation. Les risques de collisions avec les glaces et la banquise obligeront Yvan à une veille active permanente.

Mais le principal danger viendra de l’omniprésence des ours polaires attirés par l’odeur de l’homme et de plus en plus agressifs avec le réchauffement climatique. Un ours polaire nage à plus de 10 km/h. Tous les aventuriers ayant pratiqué la zone jusqu’à ce jour avaient au moins une solution de repli : soit un habitacle sécurisé, soit une propulsion motorisée permettant de fuir à une vitesse suffisante. Yvan ne disposera ni de l’une, ni de l’autre. Il sera seul face au danger dans une embarcation où les ours peuvent aisément monter et surprendre le navigateur dans son sommeil. Des obstacles qu’il appréhende du mieux possible :

« L'expérience de mon tour du Monde me permet de monter d'un cran en terme de difficultés. Le timing pour faire l'ensemble du Passage en une seule saison est serrée, je vais devoir redoubler d'efforts pour essayer de naviguer 2 mois sans quasiment m'arrêter. De plus, la zone est relativement mal cartographiée, notamment pour les hauts fonds, ce qui implique une navigation à vue permanente. J'ai renforcé les étraves du bateau en kevlar afin de pouvoir toucher les glaçons. »

Qu’est-ce que le passage du Nord-Ouest ?

Le passage du Nord-Ouest est le passage maritime nord qui relie l'océan Atlantique à l'océan Pacifique en passant entre les îles arctiques du grand Nord Canadien. Non navigable il y a encore quelques années, le Passage du Nord-Ouest est désormais une route océanique possible, le réchauffement des eaux ayant entrainé une fonte partielle de la banquise entre le pôle et le continent.

Un catamaran de plage pour braver les glaces

6,30m de long, 4m de large. Les dimensions réduites du catamaran de sport d’Yvan Bourgnon sont inversement proportionnelles à la taille de du défi qui l’attend. Et pourtant, Yvan a fait de ce catamaran de sport son bateau de prédilection. Jugeant que celui-ci offre de multiples possibilités de navigation et notamment de réaliser des défis à taille humaine, le navigateur franco-suisse ne cesse de repousser ses limites avec ce petit engin de plage.

En septembre 2013, c’est sur ce même bateau (« Ma Louloutte ») qu’il réalisa un tour du monde en solitaire par l’équateur. Il mettra près de 2 ans et 230 jours en mer pour boucler ce fabuleux défi, au prix de multiples péripéties à la limite du supportable.

 

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L’Extrem Waterman fait son come-back en Morbihan
20/05 07:09

Créé en 2015 par la SCPT (société commerciale pour la promotion des territoires) qui en a accordé la licence d’exploitation à Aloha Attitude, l’Extrem Waterman aura lieu cette année sur le littoral morbihannais. Associant courage, défi, passion et dépassement de soi, ce triathlon d’un nouveau genre devrait séduire de nombreux amateurs de trail, de natation, et de Stand Up Paddle. « L’Extrem Waterman est un événement outdoor innovant et unique, qui mélange au cours d’une même journée sports d’eau et endurance », commente Christophe Boutet, le directeur d’Aloha Attitude, qui précise que « cette année, la natation remplace le semi-marathon, afin de renforcer la dimension nautique de l’événement ».

Un cadre naturel d’exception

Bordée par les communes de Riantec et de Port-Louis au Nord, Plouhinec à l’Est et Gâvres au Sud, la petite mer de Gâvres, petite lagune fascinante de 350 hectares qui se vide entièrement à marée basse, propose un cadre naturel d’exception aux concurrents de l’Extrem Waterman.

« Riantec et les communes adjacentes offrent un terrain de jeu idéal pour le trail, avec des sentiers côtiers, des dunes et des chemins forestiers, et un plan d’eau propice à la natation et au Stand Up Paddle. Les concurrents évolueront autour de la petite mer de Gâvres, un petit coin de paradis proche de Lorient. Nous espérons que le public sera également au rendez-vous », indique Christophe Boutet.

« Nous voulions organiser un événement qui permette d’animer le cadre naturel exceptionnel de Riantec, qui est peu exploité de ce côté là, tout en ne créant aucune nuisance dans la petite mer de Gâvres. Notre ambition est d’organiser un événement sportif rattaché au magasin chaque année », explique de son côté Michel Le Bars, le directeur de l’hypermarché E. Leclerc de Riantec, qui regrette qu’il n’y ait peu ou pas d’évènements nautiques dans la commune. Pour lui, une telle manifestation permet « de mettre en avant les atouts naturels de Riantec et du pays de Port Louis, tout en étant respectueux du littoral en s’inscrivant dans une démarche écologique ».

Un événement, deux parcours

Afin d’être accessible au plus grand nombre, l’Extrem Waterman se déclinera en deux versions : une version FUN (9 km de trail, 0,5 km de natation et 6 km de SUP) et une version EXTRÊME (14 km de trail, 1,5 km de natation et 16 km de SUP) pour les plus sportifs. A noter qu’il est possible de s’y inscrire individuellement ou par équipes de deux ou trois personnes, avec un système de relais. Après un départ donné pour tout le monde devant l’hypermarché E. Leclerc de Riantec et un passage devant le Dolmen de Kerporel, les concurrents emprunteront ensuite deux parcours différents en fonction de la difficulté choisie, qui les emmèneront autour de la mer de Gâvres, avec un détour pour certains par l’île de Kerners, qui abrite notamment un musée consacré à l’environnement naturel et à l’histoire de la petite mer. A noter que les épreuves de natation auront lieu sur la plage de « Les Salles ».

Avec deux parcours traversant des paysages de toute beauté, l’Extrem Waterman a tout pour séduire, du sportif occasionnel au triathlète aguerri.

Les 35 « gazelles de la mer » de retour de leur aventure en mer
19/05 17:05

Des retrouvailles pleines d’émotions à Las Palmas

A leur arrivée aux Canaries, les gazelles ont été accueillies par leur parrain, le skipper Yvan Bourgnon, qui les a félicitées pour leur audace et leur performance en mer pendant ces 11 jours. Yvan Bourgnon s’est montré particulièrement fier de ses 35 protégées qu’il avait conseillées lors du week-end de sélection à Saint-Jean-de-Luz : « Les filles qui ont su s’imprégner des bonheurs de la vie en mer, de la vie de groupe et de l’apprentissage de la navigation. Cette expérience sur le Belem restera ancrée dans leurs esprits pour bien plus longtemps avec des valeurs positives. »

Une expérience hors du commun

Agées de 23 à 58 ans, les 35 postières surnommées les « gazelles de la mer » au sein de La Poste, ont découvert l’univers de la mer et vécu une expérience hors du commun sur le plan collectif et sur le plan humain et se sont fabriquées des souvenirs inoubliables et des amitiés fortes :

Lydie Brothier, 47 ans, a su trouver sa place malgré sa timidité : « Le Belem offre à chacune d’entre nous la possibilité de s’affirmer telles que nous sommes… les leaders comme les suiveuses. Nous avions toutes notre rôle à jouer ».

 

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« L’équipage nous a transmis des valeurs de partage. Sans un mot, ils arrivent à s’organiser et à être solidaire entre eux », témoigne Maeva, 26 ans.

 

Les gazelles ont pu, grâce à cette aventure, découvrir un univers qui leur était inconnu, elles ont du s’adapter, se dépasser, s’affirmer, faire preuve de solidarité tout en s’imprégnant des bonheurs de la vie en mer, de la vie de groupe et de l’apprentissage de la navigation. Elles ressortent de cette expérience, épuisées physiquement mais plus fortes, ressourcées et transformées.

La France consomme majoritairement du poisson issu de la pêche
19/05 11:25

Cette proportion, à contresens de celle observée au niveau mondial, où on mange plus de poisson issu de l'aquaculture que de la pêche depuis 2014, est notamment due à la nature des produits consommés en France, en particulier le colin d'Alaska ou le thon en boîte. Les Français consomment en moyenne 34 kilos de poisson par an et par habitant.

La pêche française a redressé la tête en terme de chiffre d'affaires ces dernières années, malgré la réduction du nombre de navires et de marins embarqués, selon les derniers chiffres de l'organisme public FranceAgriMer. Le chiffre d'affaires a ainsi augmenté entre 2013 et 2015, avant de se maintenir en 2016, à 644 millions d'euros, notamment grâce à l'augmentation des prix, les volumes accusant une légère baisse.

Pour soutenir cette dynamique, l'association va lancer prochainement une campagne de communication destinée à promouvoir le poisson collecté par les pêcheurs français réunis sous le label "Pavillon France". Cette campagne, aux visuels bleu-blanc-rouge, et dont le slogan est "mangez frais, mangez français", comportera des spots télévisés de 30 et 10 secondes, ainsi que 2.000 animations en grande et moyenne surface.

FFP souhaite promouvoir une production "durable". Elle fait valoir son soutien à la modernisation des bateaux, notamment pour les équiper de moteurs qui consomment moins d'énergie, ou à des études pour déterminer l'état de la ressource. Une campagne sur les réseaux sociaux est également prévue.

 

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Réchauffement climatique : les régions polaires sous la loupe
19/05 07:00

L'agence de l'ONU va consacrer une année à l'Arctique, à partir du 2ème semestre 2017, puis une année à l'Antarctique qui s'achèvera à la fin du premier semestre 2019. "Ce sont dans les régions polaires que le réchauffement planétaire dû aux émissions de gaz à effet de serre a le plus d'impact. L'Arctique et certaines zones de l'Antarctique se réchauffent deux fois plus rapidement que le reste du monde", a déclaré Thomas Jung, de l'Institut allemand Alfred Wegener (spécialisé dans les recherches dans les régions polaires), qui préside le comité directeur de ce projet.

Ceci "entraîne une diminution de la couverture de neige et de glace et la fonte des glaciers", a-t-il ajouté et "les conséquences en sont ressenties dans d'autres régions du globe, comme en témoignent la hausse du niveau des mers et le bouleversement des régimes météorologiques et climatiques".

Ainsi, l'étendue maximale de la banquise arctique en mars a été la plus faible jamais enregistrée, selon M. Jung, relevant qu'il "en va de même pour l'étendue minimale de la banquise antarctique après la fonte du dernier été austral".

De son côté, Petteri Taalas, secrétaire général de l'OMM, relève que le "réchauffement des masses d'air arctique et le recul de la banquise perturbent la circulation océanique et pourraient avoir un rapport avec les phénomènes extrêmes tels que les vagues de froid et de chaleur et les périodes de sécheresse dans l'hémisphère Nord". Selon lui, "il va devenir de plus en plus vital de disposer d'informations précises sur le temps et l'état des glaces de mer pour améliorer la gestion de la sécurité dans les régions polaires et au-delà".

Selon l'OMM, l'Arctique et l'Antarctique sont les régions les moins observées du monde et le manque de données de prévisions pour ces zones a des conséquences pour les autres parties du monde.

Pendant cette Année de la prévision polaire, le nombre d'observations météo de routine va être augmenté, via notamment les lâchers de ballons depuis les stations de météo et la mise à l'eau de bouées depuis les navires de recherches. En outre, des missions satellitaires et des campagnes aéronautiques vont être menées. Une attention spécifique sera aussi apportée aux glaces de mer.

Selon l'OMM, "dans un Arctique libre de glace, des vagues de 8 mètres de haut ou davantage pourraient devenir la nouvelle norme que les navigateurs seront peut-être amenés à prendre en compte".

 

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