Les deux transatlantiques 2017 dans le viseur du Team Arkema Lalou Multi
23/06 11:37

Arkema 3 : Mini bateau, maxi objectif !

Traverser l’Atlantique en solitaire sur un monocoque innovant de 6 mètres 50 n’est pas donné à tout le monde… Quentin Vlamynck, jeune skipper de 25 ans, le sait bien et s’entraîne, observe et apprend depuis 3 ans dans cette perspective. À bord de son prototype Arkema 3, Quentin a participé à 4 épreuves depuis le début de la saison 2017 et engrangé 1 185 milles nautiques en course. Le skipper et son bateau sont ainsi officiellement qualifiés pour l’objectif majeur de la saison : la Mini Transat 2017, qui s’élancera depuis La Rochelle le 1e octobre prochain. « J’ai respecté le planning établi en début de saison et le premier objectif est atteint ! », commente Quentin. « J’ai effectué au total 4 800 milles nautiques (ndlr : 8 900 km) avec les entraînements et les convoyages. J’ai maintenant bien en main Arkema 3 et connaît ses atouts comme ses points faibles. Nous allons opérer un chantier d’optimisation de l’aile cet été et je naviguerai à nouveau dès le début du mois d’août. Je souhaite profiter des longues journées pour passer du temps et nuits en mer, et acquérir un rythme propice à la traversée de l’Atlantique en solitaire. »

Multi50 Arkema : entraînements en continu

Tout en conservant un œil attentif à la progression de Quentin, Lalou Roucayrol passe de plus en plus de temps en mer à bord de son Multi50 Arkema. Phase préparatoire de la Transat Jacques Vabre, Lalou et son co-skipper, la navigatrice expérimentée Karine Fauconnier, ont concocté un programme complet d’entraînement démarré il y a quelques semaines. « Nous avons commencé par une session en double, accompagné par Etienne Cara qui nous observait sans participer aux manœuvres. Nous avons travaillé les vitesses, les déplacements et les différentes manœuvres. Ensuite, nous avons enchaîné sur une deuxième sans observateur ». Le binôme a continué ses navigations en collaboration avec le Multi50 Réauté Chocolat d’Armel Tripon. « Nous avons effectué une descente du Golfe de Gascogne en mode « speed test » à deux bateaux. Ce fut une super collaboration et instructif d’échanger sur nos différents réglages pour analyser le comportement des trimarans. Nous avons tous beaucoup appris. Au retour d’Espagne, nous avons participé à la Victoire 2, une régate entre Pasaia et le Verdon-sur-Mer. Cela nous a également permis de caler notre système de réception-envoi des fichiers météo à bord et la coordination avec notre routeur, Eric Mas de Météo Consult, pour la prochaine Transat Jacques Vabre », conclut Lalou.

Retrouvez le Multi50 à St Nazaire sur le Record SNSM

Pour compléter cette phase d’entraînements, le trimaran Arkema participe également aux différentes épreuves en équipage du circuit Multi 50, à l’instar du Record SNSM, qui partira de St Nazaire ce vendredi 23 juin. « Ces épreuves contribuent à l’optimisation du bateau, à la mise en place des foils et à trouver le meilleur réglage de ces nouveaux appendices en mode course », explique Lalou. Même si le vent ne s’annonce pas de la partie pour exploiter au mieux la vitesse du bateau, cette participation sera l’occasion de nombreux tests comme le détaille Karine Fauconnier : « Nous allons beaucoup travailler sur les polaires du bateau, en y intégrant les nouvelles données acquises avec l’utilisation des foils. Nous sommes dans l’inconnu au niveau des performances possibles et c’est un travail de fourmi qui me passionne. »

 

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Solitaire URGO Le Figaro : Nicolas LUNVEN remporte la 48e édition
23/06 07:06

Et de deux ! Après une victoire à Dieppe en 2009, le skipper de Generali (9 participations à La Solitaire) remporte pour la deuxième fois de sa carrière la course en solitaire à armes égales la plus difficile qui soit. Une victoire qu’il doit à un travail acharné ces deux dernières années. « J’ai bossé comme un fou ! » confiait t’il à son arrivée victorieuse à Concarneau sur la troisième étape.

On retiendra un parcours sans faute, une vitesse insolente, une intelligence dans les trajectoires… bref une navigation parfaite qui a bluffé ses adversaires. Nicolas signe deux victoires d’étape sur cette Solitaire 2017 : Bordeaux-Gijon dans des conditions tempêtueuses (jusqu’à 50 nœuds de vent) et les 24 heures de La Cornouaille, boucle express de 150 milles depuis Concarneau. On retiendra également un incroyable duel avec Adrien Hardy (Agir Recouvrement) diablement accrocheur qui a sans aucun doute poussé Nicolas dans ses retranchements !

Une superbe victoire du skipper de Generali sur une édition incroyablement riche en rebondissements !

Une faille en Antarctique sur le point de créer un iceberg géant
22/06 17:05

Une immense faille de 175 km de long, identifiée depuis 2014, s'est créée sur la barrière de Larsen, une formation de glace le long de la côte orientale de la péninsule Antarctique du Cap Longing.

Cette faille, appelée Larsen C, a isolé un morceau de banquise de 5.000 km2, soit la taille du département de la Creuse, qui n'est plus relié au reste du continent que par un bras de glace de 13 km.

"C'est comme la dent de lait" d'un enfant qui est sur point de tomber, a déclaré à Reuters Andrew Fleming, du British Antarctic Survey.

L'iceberg qui menace de se détacher est 300.000 fois plus grand que celui qui a coulé le Titanic et l'un des plus grands jamais enregistrés.

Le plus grand iceberg connu à ce jour s'est décroché en 2000 en mer de Ross. D'une superficie de 11.000 km2, la taille de la Jamaïque, il a mis des années à se disloquer.

Le recul de la banquise n'affecte pas directement le niveau des océans puisque la glace flotte sur l'eau. Cependant, sa disparition devrait accélérer le glissement des glaciers vers l'océan, ce qui se traduirait par une élévation du niveau des mers à l'échelle mondiale.

 

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A Caen, des plages du Débarquement en réalité virtuelle
22/06 14:33

Assis sur un siège pivotant sur lui-même, muni d'un casque audio et de lunettes de réalité virtuelle aussi épaisses qu'un masque de plongé, le visiteur est comme propulsé à bord d'un drone. Il rase l'immense Omaha Beach puis survole les milliers de croix blanches du cimetière américain surplombant cette plage du Débarquement, avant de se retrouver juste derrière un avion bombardant la pointe du Hoc et de repartir vers la mer pour survoler les vestiges du port artificiel d'Arromanches.

Le Mémorial profite ensuite de cette attraction gratuite placée dans son hall d'entrée, pour faire la promotion de Falaise, où se trouve un mémorial des victimes civils du Débarquement (géré par le Mémorial de Caen), et de l'ex capitale de Basse-Normandie, avec un survol des abbayes fondée par Guillaume Le Conquérant.

Conformément au principe de la réalité virtuelle, le visiteur, en immersion vidéo, a une vue à 360 degrés, dont il peut ici profiter en bougeant la tête ou en faisant pivoter son siège sur lui même.

Le film, réalisé grâce à un drone muni de sept caméras, dure 4 minutes 10, dont environ la moitié consacrée aux principaux sites maritimes du Débarquement dans le Calvados.

Avec trois postes de réalité virtuelle proposés au public, "le Mémorial teste cette technologie, avant d'investir plus lourdement dans les deux ans à venir. C'est important pour nous: notre public, avec une moyenne d'âge de 35 ans, est jeune", a expliqué à l'AFP Stéphane Grimaldi directeur de ce musée qui appartient à la Ville de Caen.

Le Mémorial, qui affiche un chiffre d'affaires annuel de 10,5 millions d'euros, a investi 30.000 euros dans cette expérience, précise M. Grimaldi.

Consacré à l'Histoire de la Seconde guerre mondiale, ses prémisses et ses conséquences, le musée accueille près de 380.000 visiteurs par an.

Plusieurs sites parisiens comme la BNF ou l'Institut du monde arabe proposent ou ont proposé récemment des expositions sur la base de cette technologie en plein développement.

 

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70 ans d'entraide et d'enseignement pour les Glénans
22/06 11:30

"L'esprit des Glénans c'est l'entraide que ce soit sur l'eau ou à terre" : Claude Chaintron, 55 ans, participe chaque année depuis sept ans à une semaine de stage dans cette école devenue mythique. "C'est presque une drogue pour moi, il me faut une semaine minimum par an ici", ajoute ce salarié tourangeau d'une papeterie.

"Au départ, c'était un projet humaniste pour réapprendre à des personnes ayant été dans la Résistance à vivre ensemble et à se faire confiance", souligne Sylvestre Louis, président de l'école, dont les 70 ans seront célébrés "en toute simplicité" samedi sur l'archipel éponyme en présence de bénévoles, salariés, élus locaux et partenaires.

C'est en 1947 et sous l'impulsion d'un résistant, Philippe Viannay, alors directeur de France Soir, qu'un groupe de 120 jeunes, pour la plupart eux aussi anciens résistants, se retrouve sur l'archipel de Glénan au large de Concarneau (Finistère), avec l'idée de profiter de la mer et de réapprendre à vivre ensemble.

Ce n'est que dans un deuxième temps, avec la nécessité de se déplacer d'une île à l'autre dans cet archipel inhabité, que naît l'idée de fonder une école de voile, de l'ouvrir au plus grand nombre grâce à des prix modérés.

Contre-partie de cette accessibilité: participation aux tâches quotidiennes et mode de vie spartiate. Les stagiaires tout comme les moniteurs, en majorité des bénévoles, se chargent de la préparation des repas et du ménage, au sein de "bordées", et bivouaquent sous des tentes dotées de simples bannettes.

Le centre, par où sont passés des grands noms de la voile comme Francis Joyon, Franck Cammas ou Vincent Riou -même si sa vocation n'est pas de former des coureurs au large- compte désormais cinq bases, toutes établies sur des sites classés ou protégés. Outre celle de l'archipel breton, l'école en compte à l'île d'Arz (Morbihan), Paimpol (Côtes d'Armor), Marseillan (Hérault) et Bonifacio (Corse du Sud).

Lâcher prise

Du soleil, une petite brise, une eau turquoise et deux dériveurs posés sur la longue plage de sable immaculé de l'île du Loch. Non loin, Chloé et Julien suivent les explications dessinées à même le sable blanc de leur instructeur.

"C'est magnifique ici, on se croirait en Polynésie", souffle Chloé Cervera, une Bordelaise de 18 ans, qui effectue son premier stage aux Glénans, tout comme Julien Cochard, 24 ans: "On parle toujours de l'esprit des Glénans et bien je l'ai trouvé", se réjouit le Grenoblois.

L'école accueille 15.000 stagiaires par an -ce qui en fait l'une des premières en Europe-, dont 14% d'étrangers, ainsi que 900 moniteurs, parmi lesquels 80% sont bénévoles.

"On lâche vraiment prise ici. On est à la fois isolé et entouré d'une soixantaine de personnes à ne parler que voile pendant une semaine", explique Christophe Romain, 41 ans, moniteur de planche à voile aux Glénans pendant ses congés et responsable financier le reste du temps.

Avec une soixantaine de salariés et un budget de fonctionnement de 10,5 millions d'euros par an, les comptes du centre sont à l'équilibre. Mais les finances des Glénans ont été mises à rude épreuve à la fin des années 70 quand l'école a tardé à s'intéresser à la planche à voile et, plus récemment, lors de la reprise d'une école de voile en Irlande, en 2011, fermée en 2014 faute de stagiaires.

Les stages, toujours en internat, sont accessibles à partir de 12 ans, d'avril à octobre, en navigation de croisière, kitesurf, catamaran, dériveur ou planche.

 

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Solitaire URGO Le Figaro : Dalin-Chabagny-Eliès en tête
22/06 07:06

C’est entre deux variables contradictoires que les skippers ont dû jongler cette nuit. Le courant poussait à empanner tôt comme l’a fait Sébastien Simon pour aller se protéger à terre et profiter de l’effet de pointe à Starpoint. Mais la rotation du vent prévue à droite aujourd’hui justifiait de se laisser descendre au maximum au Sud pour se retrouver sous la flotte après l’empannage.  Pour Gildas Mahé (Action contre la faim), pas question de jouer les franc-tireurs : « Je suis bien classé, je n’ai pas envie de prendre trop de risques. De toutes façons, c’est important de rester dans la flotte pour conserver des repères de vitesse à cette allure ». Même son de cloche chez Jérémie Beyou qui pestait du retour aux affaires de Nicolas Lunven (Generali) : « Toute la nuit, j’ai eu un bateau rouge qui m’a bien énervé dans mon sillage. Nicolas (Lunven) va vraiment vite, on a beau être dessus, il n’est pas simple à contenir ». Le skipper de Generali pointait en effet à la 6ème place au classement de 5h00 ce matin, parfaitement repositionné. Lunven a réagi au bon moment, avant le passage du front prévu dans la journée qui aurait pu augmenter encore les décalages au sein de la flotte.

La bonne nouvelle pour tous les skippers, c’est que les algues ont disparu, « un cadeau des anglais, ils savent nettoyer leurs côtes » plaisantait le skipper de Charal à la VHF. Méfiance en revanche avec le trafic, dense par ici. Etoile, le bateau direction de course a été obligé de dérouter deux cargos en plein milieu de nuit, conscient que l’étalement de la flotte Nord Sud multiplie les risques de collision. D’autant que ces longs bords de portant dans un vent bien établi sans beaucoup de mer permettent de multiplier les siestes sous pilote…

Entre Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) et Nathalie Criou (Richmond yacht club Foundation), la flotte s’étire sur …103 milles, un écart qui pourrait se tasser si la queue de flotte reçoit le front avant le groupe de tête.

 

Charlie Dalin – Skipper Macif 2015 – 1er au classement de 5h

J’ai réussi à enchaîner pas mal de siestes cette nuit. On est sous psi, le bateau ne bouge pas, c’était le moment parfait pour récupérer. Il y a une évolution du vent à droite de prévue et normalement il y a un fond qui va nous passer dessus ce matin avec du Ouest-Nord-Ouest. C’est très bien, au vu de ma position pour aller à la marque, le problème c’est que pour le moment il y a plus de vent au Sud, donc là je suis en train de me creuser la tête pour prendre un petit décalage plu Sud. On est habitué à avoir des infos qui tournent sur 4-5 jours, on a toujours un ou deux fichiers sous le coude. Là, ce n’est pas le cas, depuis très tôt sur la Manche. Ça implique une façon un peu différente de naviguer. Il reste des coups à jouer, ce n’est jamais fini…jusqu’à Dieppe il y aura des choses à faire.

 

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21/06 17:00

La Duo max : fort engouement, amateurs et haut niveau

Pas moins de 38 bateaux (sur un maximum de 40 places disponibles) s’aligneront en rade sud de Marseille pour le départ. Cette flotte est composée à la fois d’habitués comme Antinéo le Dufour 34 d’Antoine Guillet, Patitifa le X 412 de Pierre Ortolan - qui a participé à toutes les éditions, mais aussi de vainqueurs d’éditions précédentes comme Atlog, l'A31 de Christophe Heurtault, qui a remporté la course deux fois, ou encore Elea le First 31.7 de Danielle Van hove, sans oublier Brocéliande le Figaro 1 de Denis Bouan vainqueur de la dernière édition : bref un plateau relevé !

Une transat en filigrane

Cette année de Transquadra le parcours de la Duo Max est inversé pour permettre à Kimbé rèd ! le Dufour 34.E de louis Christian et Anne Derussy,  Jaws 2 Twin L banque d’affaire le Sun Fast 3600 de Frank Loubaresse et  Matthieu Foulquier-Gazagnes , et Chenapan II, l'A35 de Gilles Caminade et Sébastien Novara, tous pensionnaires du Pôle Course du CNTL, de  valider les choix matériel sur les deux premières étapes, Marseille – Roses et Roses – Barcelone  avant de prendre le départ de la Transquadra qui quittera la métropole catalane le 12 juillet en direction de Madère .La Duo Max c’est aussi, chaque année, des nouveaux « bizuths ». Ils sont cette année au nombre de dix et arrivent essentiellement de l’est de la façade méditerranéenne plus particulièrement de la Société des Régates d’Antibes mais aussi du sud-Ouest et même de Barcelone ville d’arrivée.

Rendez-vous samedi à 15h pour le départ !

 

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Les coraux de mer Rouge font de la résistance
21/06 14:31

Par huit mètres de fond, à quelques dizaines de mètres du rivage, le corail aux formes étonnamment variées conserve ses couleurs rouge, orange, verte, avant de les perdre pour l'oeil nu un peu plus loin et plus profond.

Ces coraux ne sont pas arrivés là par hasard. Ils ont été placés à dessein par le biologiste marin Maoz Fine et ses collaborateurs sur des sortes de gradins en métal suivant la déclivité de la rive en face de leur centre de recherches d'Eilat, à l'extrémité méridionale d'Israël, tout près du Sinaï égyptien.

Régulièrement, Maoz Fine et ses collègues descendent en équipement de plongée et écrivent leurs observations sur des blocs-notes conçus pour travailler sous l'eau.

Leur objectif : percer le secret de cette espèce de corail qui, au-delà du périmètre étudié par Maoz Fine, grandit naturellement dans le nord de la mer Rouge et résiste aux températures qui dévastent les coraux ailleurs dans le monde.

"Nous avons affaire ici à une population de coraux sur un récif qui résistent très bien à d'importants changements de température et qui seront probablement les derniers à perdurer dans un monde soumis à un réchauffement et à une acidification considérables des eaux marines", explique Maoz Fine avant de plonger.

Le réchauffement climatique et la hausse des températures de l'eau font blanchir et mourir les coraux un peu partout dans le monde. La Grande barrière australienne a ainsi subi en 2016 le pire épisode de blanchissement jamais connu par ce récif de 2.300 kilomètres, inscrit en 1981 au patrimoine mondial de l'Unesco.

Venus de l'océan Indien

Mais les coraux du golfe d'Aqaba, sur la mer Rouge, font exception, justifiant les recherches menées à l'Institut interuniversitaire des sciences marines d'Eilat.

Dans l'enceinte de l'établissement, en face des échantillons immergés directement dans le golfe, les chercheurs ont aligné des dizaines d'aquariums contenant eux aussi des spécimens.

Un robot trempe ses bras tour à tour dans chacun des bacs de verre pour effectuer des mesures et les transmettre à une base de données.

"Nous avons exposé les coraux sur des périodes prolongées à des températures élevées, plus élevées que les pics actuels de température de l'été et même plus élevées que les températures prédites pour la fin du siècle", rapporte Maoz Fine, qui enseigne également la biologie marine à l'université de Bar Ilan, dans le centre d'Israël. "Ils n'ont pas blanchi".

Il explique cette singularité par leur provenance. Originaires de l'océan Indien, les coraux ont franchi le détroit de Bab el-Mandeb entre Djibouti et le Yémen, où les eaux sont beaucoup plus chaudes que dans le reste de l'océan. "Avec le passage dans une masse d'eau très chaude, une sélection naturelle s'est opérée au cours des 6.000 dernières années, et seuls (les coraux) qui ont réussi à franchir cette masse (d'eau chaude) sont arrivés ici", explique Maoz Fine.

Souvent pris pour des végétaux, les coraux "sont en fait des animaux vivant en symbiose avec une algue, une plante", souligne Jessica Bellworthy, une doctorante britannique qui étudie sous la supervision de Maoz Fine.

Autres menaces

Le corail et l'algue "se rendent mutuellement service", dit-elle: par photosynthèse, l'algue procure à l'animal jusqu'à 90% de sa nourriture. "Quand les températures sont trop chaudes, le lien de symbiose est rompu. L'algue laisse tomber le corail, qui donne l'impression de blanchir" parce qu'en fait, il a faim.

La disparition des coraux n'est pas une mauvaise nouvelle seulement pour les amateurs de plongée, qui affectionnent particulièrement la mer Rouge.

Les coraux comptent "pour tout l'équilibre de l'écosystème", offrant abri et nourriture à une faune variée, rappelle Jessica Bellworthy.

S'ils sont capables pour le moment de se défendre contre le réchauffement climatique, les coraux du nord de la mer Rouge sont toutefois exposés à d'autres dangers: les fertilisants, les pesticides et la pollution par les hydrocarbures les "endommagent et diminuent leur résistance aux fortes températures", s'inquiète Maoz Fine.

Il souligne la nécessité d'une action conjointe de la part de tous les pays riverains de la mer Rouge. Ce qui impliquerait non seulement la Jordanie et l'Egypte, les deux seuls pays arabes avec lesquels Israël a fait la paix, mais aussi l'Arabie saoudite, avec laquelle l'Etat hébreu n'a pas de relations officielles.

"Nous avons naturellement besoin de la coopération de tous nos voisins pour sauvegarder ce petit coin de mer", dit-il. "Le récif n'a pas de frontière."

 

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On sentait du soulagement dans la voix des marins ce matin à la VHF. Un petit vent d’ouest, il n’en faut pas plus pour avancer à 6 nœuds vers l’Angleterre. Même si la petite houle déstabilise les spis, on est loin des affres de la pétole dans laquelle les concurrents étaient encore bloqués hier soir. Une fois aspirés par le courant du chenal du Four, ils sont passés en file indienne à la Grande Basse de Portsall et chacun a ensuite ajusté sa trace. Certains ont tiré la barre, trop contents d’accélérer, d’autres ont cherché à rester loffés au maximum sur la route directe et la flotte s’est ainsi évasée.

A l’Est, Nicolas Lunven se déclarait « bien content du regroupement d’hier dans le Four. Alexis s’était vraiment échappé et c’est le danger de ce type d’étape pour le leader. Là, il s’est fait rattraper par la patrouille et la course redémarre ». Un nouveau départ, c’est ce que notait aussi Sébastien Simon qui s’est arraché pour revenir dans le groupe de tête, avouant n’avoir pas dormi plus d’une heure en deux nuits. « De toutes façons, je veux tout donner sur cette étape. J’ai été deux fois en tête et deux fois j’ai subi des mauvais coups et j’ai trouvé ça injuste. J’espère que c’est la dernière fois que j’ai à revenir dans le paquet ! » Tous les leaders au classement général se tiennent en moins d’1,5 mille, bizuths compris alors qu’il reste encore 380 milles à courir d’ici Dieppe. Très régulier et toujours placé, Charlie Dalin mène le bal, bien centré comme à son habitude. Le vent encore très instable mais qui pourrait fraîchir à l’approche de l’Angleterre ne devrait pas provoquer trop de mauvais coups sur cette première traversée de Manche. Ni d’option très marquée d’ailleurs, les concurrents se laissant logiquement porter par le courant traversier, un coup à l’Est, un coup à l’Ouest. Chacun va pouvoir utiliser ces 70 milles pour quelques bonnes siestes même si l’instabilité en direction et les mouvements de la mer, qui semble à nouveau respirer par ici, imposent d’être très présents aux réglages. En queue de flotte, si Yannig Livory (Lorient Entreprendre) a passé ce matin la basse Portsall, cinq concurrents (Arthur Prat, Théo Moussion, Marc Pouydebat, Benjamin Augereau et Nathalie Criou) ont vu se refermer la porte devant eux et devront attendre le milieu de matinée pour trouver des conditions plus favorables pour rallier la Manche. 

 

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"Si rien n'est fait pour enrayer au plus vite cette pratique illicite, les dugongs disparaîtront purement et simplement de notre lagon", avertit l'ONG dans un communiqué.

Egalement appelés "vaches marines", les dugongs sont des mammifères marins qui se nourrissent de plantes et de fleurs d'herbiers et dont la population en Nouvelle-Calédonie est estimée entre 700 et 800 animaux. "On s'est aperçu qu'encore beaucoup de gens sont des consommateurs occasionnels de dugongs et qu'il existait même un petit nombre d'individus qui se présentaient comme des chasseurs", a déclaré à l'AFP Marc Orémus, coordinateur du programme marin du WWF à Nouméa.

Plus de 30% des dugongs retrouvés échoués montrent par ailleurs des signes de tentative de braconnage. La pêche et la consommation de cet animal sont totalement interdites en Nouvelle-Calédonie et passibles de fortes amendes, mais les contrevenants sont très difficilement repérables.

Selon des données scientifiques, au-delà de 5 morts non naturelles par an, la population de dugongs de Nouvelle-Calédonie ne pourra pas se maintenir. Les femelles n'ont que 5 à 6 petits au cours de leur 60 à 70 ans d'existence.

Depuis 2010, un Plan d'action dugong (PAD), regroupant institutions, associations, responsables coutumiers kanaks, ONG et scientifiques, met en oeuvre des actions de protection et de sensibilisation. De nouvelles mesures pour enrayer le braconnage sont à l'étude.

Les dugongs sont présents en grands nombre dans les eaux australiennes et environ un millier d'animaux est également recensé aux Emirats arabes unis.

 

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Signes de répit dans l'épisode de blanchissement des récifs coralliens
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Des prévisions de la National Oceanic et Atmospheric Administration montrent que le blanchissement ne se produit plus dans les trois bassins océaniques Atlantique, Pacifique et Indien, ce qui suggère probablement la fin de ce phénomène destructeur d'un écosystème marin fragile et vital.

Les scientifiques vont surveiller étroitement les températures à la surface des océans et le blanchissement des coraux au cours des six prochains mois pour confirmer la fin de cet événement dont la NOAA avait déclaré le début en 2015.

Les prévisions de blanchissement établies par l'agence sur les quatre prochains mois montrent certains risques pour les récifs coralliens à Hawaï, en Floride et dans les Caraïbes à la fin de l'été.

Depuis 2015, tous les récifs coralliens tropicaux autour du globe ont connu une température de l'eau au-dessus de la normale et plus de 70% ont subi ce réchauffement pendant assez longtemps pour subir un blanchissement.

"Ce blanchissement au niveau planétaire a été le plus sévère, le plus long et le plus étendu et peut-être le plus dévastateur jamais observé", a relevé Mark Eakin, le coordinateur de la Nasa chargé de la surveillance de ces écosystèmes.

Ce phénomène se produit quand les coraux, stressés par l'augmentation de la température, expulsent les algues microscopiques avec lesquelles ils vivent en symbiose, les zooxanthelles. Elles fournissent aux coraux leur nourriture et donnent leurs couleurs à leur squelette calcaire. Si les zooxanthelles ne retournent pas dans le tissu corallien, le corail meurt.

Les récifs coralliens américains ont été particulièrement touchés avec deux années de blanchissement sévère en Floride et à Hawaï ainsi que trois années dans les îles Mariannes et quatre ans à Guam.

Plus tôt en 2017, la montée de la température de l'eau a entraîné un important blanchissement dans la Grande Barrière en Australie pour la deuxième année consécutive et également dans les Samoa américaines, fortement affectées début 2015.

La NOAA relève également que dans certains endroits les récifs coralliens n'ont pas blanchi malgré le réchauffement de l'eau. Les scientifiques examinent ces zones pour déterminer s'il y a des traits particuliers dans ces coraux ou leur environnement.

Le premier blanchissement à l'échelle planétaire s'est produit en 1998 au moment où le courant équatorial chaud du Pacifique, El Niño, a été particulièrement intense. Un second épisode a été observé en 2010.

Alors que les coraux peuvent survivre et se régénérer d'un blanchissement modéré, un phénomène de cette nature sévère et prolongé est souvent fatal pour ces organismes.

 

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20/06 13:55

Pierre Rhimbault – Bretagne Crédit Mutuel Espoir – 5ème au classement de 12h

« C’est la guerre, il n’y a pas de vent, seulement 4 nœuds et ça tourne dans tous les sens. Pour l’instant, on a le courant avec nous pour aller jusqu’à la Chaussée de Sein, savoir si on va arriver à temps c’est la question. Et en fonction de cela, ça pourrait créer un vrai passage à niveau. J’ai dormi un peu ce matin, en longeant les côtes et cette nuit je n’ai pas dormi. J’ai pris un casier en début de nuit, j’ai dû me battre avec ça, couper le bout, me mettre moitié à l’eau, mais mis à part ça, je suis plutôt content de là où je suis. En baie d’Audierne j’ai choisi de me mettre un peu plus vite en tribord que les copains parce qu’on faisait du rapprochant tribord. J’ai pris un peu d’avancement sur le plan d’eau et ça s’est avéré payant en exploitant les bascules, donc je suis content. Cette nuit, je n’ai pas eu besoin de mouiller. J’étais sur le pont avec le grapin, j’ai hésité mais j’e n’ai pas jeté l’ancre ».

Adrien Hardy - Agir Recouvrement – 7ème au classement de 12h

"C’est assez compliqué, le vent est très faible à 4 nœuds et ça mollit encore. J'avance à 2 nœuds sur la surface, et à 4 nœuds sur le fond.  Il y a un moment un peu critique, parce que si on traîne, on aura la renverse à l'Occidentale. Je suis concentré à bord, un peu fatigué aussi, on n'a pas dormi de la nuit. Je n’ai pas eu besoin de mouiller. Mais la nuit a été compliquée pour moi, plutôt dure. Ce n’était pas tâche facile de faire marcher le bateau, compliqué d’avoir le bon placement et en plus, il y a pas mal d'algues. J’ai plongé, j’ai eu pas mal de difficultés, mais ce matin ça va mieux, j’ai réussi de nouveau à faire la stratégie que j’avais envie de faire. Alors c’est reparti !

Je n'ai pas dormi depuis le départ hier, je commence à être fatigué, la gestion du sommeil aura toute son importance dans cette étape. Dans les petits airs comme ça, en travers du courant, c’est important de bien regarder les timings, de bien savoir où on sera à telle heure. Nous ne sommes pas encore sortis, on en a jusqu'à la nuit prochaine dans ces conditions. Je veux absolument passer cette bouée avant la renverse… Je suis très content de mon positionnement en ce moment."

Alan Roberts - Seacat Services – 11ème au classement de 12h

"C'est toujours compliqué dans la pétole. On joue avec le spi ou le génois. On met le spi, on affale, on rentre dans une molle, on voit du vent, on hisse, le vent change tout le temps de direction et de force. Le pilote marche bien il fait le boulot, en revanche hier, j'ai beaucoup barré. Je ne sais pas si je serai dans le bon timing à l'Occidentale de Sein, je viens de tomber dans une molle, il y a moins de 2 nœuds. C'est difficile quand même. J'observe le plan d'eau, je regarde les autres pour voir s’ils avancent mieux et à quel endroit il y a du vent. Hier soir, j'étais pas mal positionné, mais j'ai un peu perdu. Je pense que ça va être comme ça aujourd'hui, l'idée c'est de faire marcher le bateau…"

Eric Péron – Finistère Mer Vent – 14ème au classement de 12h

« Cette nuit, c’était un joyeux bordel, pas mal de courant, des petites taches de risées à choper par-ci par-là… On n’a pas beaucoup dormi. On a fait pas mal de changements entre gennak, spi… Mais ça demande surtout beaucoup d’attention, d’être sur les réglages, d’être à la barre et regarder à droite à gauche qu’est-ce qu’il se passe. Ce n’est pas facile. Il y a pas mal d’algues, moi j’ai une petite routine, je check toutes les 5 minutes et dès que je sens que le bateau ralenti, j’enlève tout ça. On a le courant avec nous pendant quelques heures, mais en même temps un peu à travers de la piste.  Il faut donc bien viser et s’attacher à bien passer pour ne pas se retrouver du mauvais côté avec le courant contre. J’ai réussi à faire une sieste il y a ½ heure, une sieste de 16 minutes exactement. Heureusement que je me suis réveillé parce que le vent commençait à changer, les conditions devenaient plus laborieuses pour laisser le pilote. Tant que le Nord-Ouest ne sera pas rentré, ce sera douteux. Cela présage d’une après-midi encore bien complexe. »

Arthur Prat – Les Perles de Saint-Barth – 40 ème au classement de 12h

« Ça va, c’est un peu compliqué, surtout avec la nuit que l’on vient de passer. J’essaie d’utiliser le courant et je pensais récupérer un peu de vent en me rapprochant de la pointe du Raz, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Il faut vite que je passe le Raz de Sein avant la renverse parce qui sinon ça va devenir très compliqué pour moi. Ce ne sont pas les conditions que je préfère : c’est usant nerveusement et physiquement aussi, parce que l’on passe beaucoup de temps à changer de voiles, il y a le manque de sommeil et la chaleur aussi… Même si ça me rappelle la Guadeloupe… Ce ne sont pas les meilleurs moments à passer. On vient d’avoir le bulletin météo de la direction de course, la situation ne va pas s’améliorer dans un avenir proche. Il y a très peu de vent prévu avec beaucoup de variations et une petite dépression qui se ballade et qui ne sera pas facile à aborder. Il va falloir bien se placer par rapport à ce système. Je ne sais pas encore quand je pourrais faire ma 1ère sieste, surtout que je commence à accumuler du retard et je n’ai pas envie de lâcher. Je vais guetter la moindre occasion de revenir, mais dès qu’on aura un moment avec du vent plus stable, il faudra que je me repose. »

Théo Moussion – Theoenfigaro – 41 ème au classement de 12h

« Il fait beau, il n’y a pas beaucoup de vent donc c’est une belle journée mais pas pour faire de la voile à priori. La mer est un vrai miroir, on distingue juste la pointe du Raz et l’ile de Sein. L’horizon est en mode brouillard. J’ai 0-2 nœuds de vent et 1,5 nœuds de courant dans le champs. J’avance grâce au courant. Cette nuit je n’ai pas eu à mouiller, j’ai pris un mauvais départ donc j’ai passé mon temps à rattraper les copains. Les algues sont bien présentes, toutes les 5 minutes il faut checker, regarder la quille, l’hélice… C’est usant et en plus ça fait bouger les poids sur le bateau donc ce n’est pas très stable. La gestion de l’eau douce, c’est en deux temps. Dans un premier temps, on a le droit à 15 litres en bouteille, j’ai 6 bouteilles d’eau pures et après j’ai du Coca-Cola, des boissons aromatisées pour changer. On a également un bidon de 20 litres rempli en fonction des étapes. Je rationalise, j’ai une bouteille et demie d’eau par jour et j’arriverai à Dieppe hydraté. Je suis à mi-chemin entre la Vieille et le Kornog dans le Raz de Sein à 2 milles dans le Sud. Mon but est de m’abriter du courant pour retrouver un petit peu de vent le long de l’île de Sein et passer l’Occidental le plus rapidement possible avant que la porte du courant ne se referme. J’ai dormi une petite demi-heure ce matin car ça va être une étape longue et il faut savoir maîtriser la machine et ne surtout pas « péter un câble » à cause d’un peu de fatigue. Je vais peut-être me faire un petit saut dans l’eau pour une petite douche mais pour l’instant je suis en caleçon, ça en ferait rêver plus d’une… Mais moi ça ne me fait pas rêver du tout. Il fait une chaleur accablante, c’est ambiance crème solaire et chapeau vissé sur la tête ».

En Bretagne, on élève des millions des vers marins pour leurs vertus médicinales
20/06 11:31

"Le vers marin, que l'on trouve sur les côtes bretonnes, a la particularité d'avoir une hémoglobine capable de transporter 40 fois plus d'oxygène des poumons vers les tissus de l'organisme que l'hémoglobine humaine", explique Grégory Raymond, directeur-adjoint d'Aquastream, une écloserie marine spécialisée dans la commercialisation d'oeufs et larves de poisson.

L'hémoglobine de ce lombric, appelé arénicole ou annélide, "présente aussi l'avantage d'être compatible avec tous les groupes sanguins", poursuit le biologiste.

Cette découverte est le fruit de plusieurs années de recherches du Dr Franck Zal et de son équipe au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) qui ont apporté la preuve qu'un vertébré peut vivre avec le sang d'un invertébré marin. Cette hémoglobine marine permet de conserver plus longtemps les organes à transplanter. Franck Zal a breveté sa biotechnologie et fondé l'entreprise Hemarina en 2007 à Morlaix, en Bretagne.

"La start-up était à la recherche d'approvisionnement en vers marins, de préférence en Bretagne", explique Nathalie Le Rouilly, directrice d'Aquastream, basée à Ploemeur, dans le Morbihan.

Spécialisée dans la reproduction d'oeufs de bar et daurade depuis 16 ans, Aquastream qui cherche à se diversifier répond alors à l'appel d'offre. Elle s'associe à Hemarina en 2015 pour créer le premier élevage de vers marins. "Il n'existe en France et dans le monde aucune structure en capacité de produire à grande échelle des arénicoles en milieu contrôlé, afin d'assurer l'approvisionnement en hémoglobine", assure la directrice d'Aquastream.

L'entreprise dédie une partie de ses 4.500 m2 de structure aquacole en bord de mer à l'élevage de ce petit animal de 10 à 25 cm de long. L'arénicole dispose de plusieurs branchies buissonnantes au milieu du corps lui permettant de vivre à la surface pendant plus de 8 heures.

"Nous sommes partis pratiquement de zéro. L'élevage de ce vers n'étant absolument pas maîtrisé, tous les protocoles ont dû être mis en place comme l'alimentation ou la température de l'eau", explique Gwen Hérault, responsable qualité du projet. "La principale difficulté est de travailler sur un animal très petit qui vit caché", ajoute Grégory Raymond, directeur-adjoint d'Aquastream. L'arénicole se loge à plus de 10 cm de profondeur dans le sable, précise-t-il.

En observant les grands bassins de l'écloserie, on est loin d'imaginer qu'ils regorgent de millions de vers marins. Seuls les tortillons à la surface marquent la présence du discret animal.

Le premier défi pour l'équipe d'Aquastream a été de faire survivre les vers adultes en captivité, puis de maîtriser la reproduction en identifiant les deux sexes. A l'oeil nu, il est impossible de faire la différence entre ces lombrics à la durée de vie estimée à cinq ans.

Après neuf mois d'essais, "50% des vers adultes ont survécu et une bonne partie ont produit des oeufs", précise Mme Hérault. Ces oeufs sont déposés dans des bacs rectangulaires plongés dans de l'eau de mer et du sable. Au bout de 30 jours, la larve mesure 1 mm. Sa couleur varie du rose orangé au rouge très sombre au fur et à mesure de sa croissance.

Les arénicoles sont considérées comme des vers marins juvéniles lorsqu'elles atteignent au moins 5 mm. Elles sont alors transportées sur le site de grossissement d'Hemarina, à Noirmoutier, qui les utilise en test à des fins thérapeutiques.

En 2016, Aquastream a livré plus de 1,3 million de vers marins juvéniles et réalisé un chiffre d'affaires de 3 millions d'euros.

Pour le biologiste Grégory Raymond, "les propriétés des hémoglobines extracellulaires extraites des annélides marins permettent d'envisager le développement de nombreuses applications comme la préservation de greffon, la régénération osseuse ou un sang universel".

Une étude clinique a été réalisée sur dix greffons rénaux au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brest en juillet 2016. L'essai se poursuit sur 60 patients à Brest, Paris, Tours, Poitiers, Lyon et Limoges.

 

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Mais qu’elle va être dure cette étape ! Imaginez les Solitaires quittant le port de Concarneau hier sous le coup de midi, encore en Bretagne Sud plus de douze heures après ! « C’est vrai que la réalité n’est pas du tout conforme aux prévisions » expliquait Gildas Mahé à la VHF ce matin. « On a vraiment un vent très faible et j’ai failli mouiller cette nuit au niveau de la bouée Cap Caval. Ça va être long, mais je suis content d’être revenu dans le match ». Tout comme Alexis Loison (Custopol), rappelé hier au départ, le skipper d’Action contre la faim a très bien recollé au paquet, occupant même les avant-postes ce matin, juste derrière le tandem Anthony Machand/Charlie Dalin.

Mahé-Loison, le retour !

Autant dire que ces deux-là n’ont pas fermé l’œil de la nuit pour exploiter tout ce qui était possible. Dans des conditions aussi dures, aucun concurrent n’a de toute façon pu se relâcher. Pas plus de 3 à 4 nœuds de vent, des changements d’angle fréquents, du courant à refouler avant Penmarc’h… et beaucoup de paquets d’algues pour couronner le tout. Plusieurs concurrents prévenaient d’ailleurs cette nuit comme le veut le protocole le directeur de course à la VHF qu’ils plongeaient sous leur bateau pour défaire les plus récalcitrantes… En tête Anthony Marchand et Charlie Dalin étaient les premiers à mouiller comme l’expliquait le skipper d’Ovimpex à la VHF : « Ça a duré une vingtaine de minutes peut-être. Ce n’est jamais facile avec le petit filin qui fait des nœuds quand tu le remontes. J’espère que l’on n’aura pas à refaire ça à l’Occidentale de Sein avec des profondeurs beaucoup plus importantes »

Nicolas Lunven en retrait mais pas décroché

Contrairement à hier soir où le courant avait tendance à distendre la flotte, l’arrêt des premiers vers la bouée Cap Caval a eu tendance à resserrer la flotte. À l’image d’un Nicolas Lunven, un peu décroché dès le contournement des Glénans malgré un bon départ, qui relativisait ce matin sa 24ème position à seulement 1,5 milles du leader : « Les écarts sont encore faibles, je ne m’énerve pas. J’étais décalé au vent de la flotte au pire de la situation cette nuit et visiblement ça a eu l’air de mieux passer par-dessous. Je n’ai jamais reculé mais fait du surplace, j’avais mon mouillage prêt au cas-où… »

Au près bâbord amures dans un vent toujours insaisissable – pas plus de 3 nœuds d’Ouest-Sud Ouest- les concurrents en ont fini avec leurs traces anarchiques dans les cailloux de Penmarc’h. Sillages alignés, ils font tous route vers l’Occidentale de Sein et doivent penser à charger les premiers fichiers vent pour essayer de comprendre quand la situation va s’ouvrir et quand ils renoueront avec des vitesses dignes d’une longue étape de la Solitaire. Il reste encore plus de 450 milles à couvrir jusqu’à Dieppe. Plus que jamais, il va falloir être endurant.

 

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Deux skippers ont été rappelés à l’ordre pour avoir mordu la ligne trop tôt : Gildas Mahé (Action Contre la Faim) et Alexis Loison (Custo Pol). Cap maintenant vers Dieppe sur un parcours de 505 milles semé d’embûches, de chausse-trappes, de bulles sans vent et de courants. Les premières 24h de course le long des côtes bretonnes via la chaussée de Sein et le chenal du Four s’annoncent redoutables pour les nerfs des marins qui vont devoir composer avec un vent très faible et un tapis roulant contraire !

Le vent faible et variable n’a pas facilité la tâche de Jean Coadou, le président du comité de course. Les marins non plus. Car si un premier départ était lancé vers 14h24, ce fut un beau rappel général, de nombreuses étraves étant au-dessus de la ligne au moment du coup de canon. Puis le vent s’écroulait. Attente. Chaleur. A 15H07 enfin, les solitaires s’élançaient. Deux paquets de bateaux se sont alors détachés. L’un à droite emmené par Sébastien Simon (Bretagne Crédit Mutuel Performance) et Jérémie Beyou (Charal), et l’autre à gauche, par Vincent Biarnès (Guyot Environnement). A la bouée de dégagement, on retrouvait ces trois bateaux en tête, ainsi que Pierre Quiroga (Skipper Espoir CEM-CS), suivis de près par Nicolas Lunven (Generali). Sur un seul bord, les Figaro Bénéteau 2 rejoignaient la cardinale Est « Jaune de Glénan », bouée Radio France, distante de 10 milles à la vitesse d’un escargot. La première nuit en mer promet d’être bien longue…

Un gros morceau

Une vraie étape de La Solitaire longue, exigeante, tactique et probablement riche en rebondissements. Entre un parcours le long des côtes bretonnes, deux traversées de la Manche et 200 milles à courir près des côtes anglaises, le dossier est complet et varié. C’est tout ce qu’aiment les Figaristes ! « C’est une étape très compliquée qui s’annonce, notamment le début avec du vent très faible. » confiait Nicolas Lunven (Generali) quelques minutes avant l’appareillage des pontons de Concarneau. En tête du classement général provisoire avec 24 mn d’avance sur Adrien Hardy, le skipper de Generali ne croit pas si bien dire. Cette ultime étape pourrait bien créer des écarts et réserver des surprises lors du final le long de la côte d’Albâtre !

 

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Le challenger Emirates Team New Zealand, qui veut sa revanche sur sa défaite en 2013 face aux Américains, s'est imposé avec facilité dimanche sur les deux duels du jour (49 secondes d'écart puis 1 min 12 sec.), au lendemain déjà de ses deux victoires.

"C'est clairement une autre bonne journée pour nous. Le bateau va vraiment vite et les gars font bien leur boulot", s'est félicité le régleur néo-zélandais Blair Tuke.

Emirates, barré par Peter Burling, mène 3 à 0 face à Oracle Team USA alors qu'il avait 1 point de malus en raison de la première place des Américains sur les premiers tours de qualifications où Oracle s'était invité.

Oracle n'a toujours rien gagné. La première équipe qui arrive à 7 points remporte la Coupe.

"Ce n'est pas fini", a dit Jimmy Spithill, le barreur de Oracle, qui a montré des gestes d'agacement après la première manche. On s'est déjà retrouvé dans cette situation. On doit se remettre au boulot pour trouver plus de vitesse. On doit aller pus vite".

Les deux équipes ont cinq jours de pause devant elles avant de se confronter à nouveau.

Elles pourront modifier leur bateau pour le rendre plus performant. Ces changements ne peuvent se faire que sur les foils -appendices qui permettent de surélever le bateau au-dessus de l'eau pour le faire filer à vive allure- et les systèmes de contrôles selon le règlement décidé par le defender.

Nouvel exploit pour Oracle ?

En 2013, les Kiwis menaient 8 à 1 avant la pause. Oracle était revenu nettement plus fort pour réaliser une remontée spectaculaire et inédite dans toute l'histoire du sport. Ils avaient remporté la Coupe 9 à 8.

Déjà coach de Oracle en 2013, le Français Philippe Presti a expliqué à l'AFP qu'aucun changement n'avait été effectué sur le bateau contrairement à ce qui avait été dit.

"Il y a plein de moments, de brainstorming, où on a voulu changer des choses. Je me souviens d'un vendredi 13, où le matin on partait pour changer les foils, reculer le mât de 1,50 m, changer les safrans. Et puis à force de discuter on n'a rien changé, on a juste complètement modifié notre façon technique de naviguer, ce qui a amené au fait qu'on ait pu gagner", a-t-il raconté.

Qu'en sera-t-il dans cinq jours ?

Samedi 24 juin, deux nouvelles manches seront jouées puis deux autres le dimanche 25 juin. D'ici au dimanche 25 juin, seul Emirates Team New Zealand peut accrocher le plus vieux Trophée sportif du monde (1851). Il lui suffit de gagner les deux courses samedi et idem dimanche pour inscrire son nom sur l'aiguière d'argent pour la troisième, fois en 166 ans (après 1995 et 2000 sur Black Magic).

Oracle, qui vise une 3e victoire d'affilée dans la Coupe, ne pourra pas s'emparer de la Coupe avant mardi 27 juin. Avec un exploit à la clé.

 

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Le Hokule'a --qui signifie "étoile de joie" et est le nom hawaïen de l'étoile Arcturus-- est entré dans la marina de la péninsule Magic Island à Honolulu samedi soir après avoir navigué plus de 40.000 milles nautiques (74.000 kilomètres) depuis son départ de l'île d'Oahu en mai 2014.

Une foule bien garnie s'était rassemblée pour célébrer la fin de cette odyssée dont l'objectif était de "tisser un lei (collier de fleurs traditionnel, NDLR) à travers le monde en partageant la sagesse indigène, les initiatives novatrices en matière de conservation et de protection" de l'environnement, ont relevé les organisateurs.

L'équipage a utilisé d'anciennes méthodes de navigation --à l'aide des étoiles, des vents et des courants-- pour se guider comme l'avaient fait les premiers colons polynésiens ayant atteint l'archipel hawaïen il y a plusieurs centaines d'années.

Selon la Polynesian Voyaging Society, le Hokule'a est la première pirogue polynésienne bicoque de voyage construite en 600 ans. Il a effectué son premier trajet en 1976, vers Tahiti en Polynésie française.

Des dizaines de personnes se sont relayées aux escales dans les grands ports pour lui servir d'équipage, après une formation.

Le retour de la pirogue a donné le coup d'envoi à trois jours de célébration au cours desquels seront notamment discuté ses futurs voyages.

"A travers ses voyages, Hokule'a a généré un réveil à travers l'océan Pacifique de la culture, du langage et de l'identité hawaïens, ravivé l'idée du voyage et les traditions de navigation", ont relevé les organisateurs du tour du monde.

 

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Le nageur américain Michael Phelps, le sportif le plus médaillé de l'histoire des jeux Olympiques, va se mesurer à un requin dans un épisode de l'émission "Shark Week" qui sera diffusé au mois de juillet sur la chaîne de télévision Discovery Channel.

Dans cet épisode intitulé "Phelps contre Requin: le Grand Doré contre le Grand Blanc", Phelps "défiera le plus redoutable des prédateurs des océans", promet "Shark Week" dans sa bande-annonce.

Phelps, âgé de 31 ans, a pris sa retraite de sportif de haut niveau en août dernier après les Jeux de Rio, où il est allé chercher cinq nouvelles médailles d'or et une d'argent pour établir un hallucinant record à 23 titres olympiques et à 28 médailles tous métaux confondus en 4 JO.

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Décalé à 14 h 00 pour essayer de bénéficier d’un vent établi, le départ demain devrait se dérouler dans des conditions de vent relativement faibles, « pas plus de 7-8 noeuds » prévient Pascal Scaviner de Météo Consult. Pas de parcours côtier : juste une bouée de dégagement dans la baie, puis la cardinale Linuen à laisser à bâbord avant de faire route sous spi vers la Basse jaune (Glénans), bouée Radio France de cette étape. De l’archipel que la flotte contourne par le Sud,  jusqu’à Penmarc’h, les concurrents évolueront dans une période de transition, avec potentiellement des molles à négocier avant que le vent s’établisse plus clairement à l’Ouest-Nord Ouest dans la soirée. 

Dure soirée Progression lente, louvoyage et petits jeux de placements, tout est propice dans cette entame de course à créer de premiers écarts. La route conduisant à l’Occidentale de Sein est assez ouverte et peut laisser du jeu en latéral. Le premier verdict se jouera là, de nuit dans cette zone où le courant est toujours soutenu, même en période de mortes eaux (coefficient 50).  Les skippers mettront ensuite de l’Est dans leur route pour rejoindre le chenal du Four, où le vent se renforcera au petit matin mais dont le tapis roulant et ses renverses peuvent accentuer les écarts pour ceux qui auront créé les premiers décalages.

Lendemains houleux Du phare du Four à celui de Wolf Rock, la Manche est large - 87 milles - et un résidu de houle d’Ouest pourrait se combiner avec la mer du vent pour créer des conditions assez désagréables. Pas de gros coups tactiques à jouer sur cette traversée où les concurrents évoluent travers au courant mais du pilotage assez technique au reaching avec un vent soutenu à 15- 20 noeuds. Les premiers pourraient apercevoir les côtes anglaises en fin d’après-midi mardi. Se prépareront-ils à une longue procession au louvoyage vers la marque Sud Owers, à l’Est de l’île de Wight, ou bien le front annoncé par certains modèles apportera-t-il du portant libératoire dès le cap Lizard ? Il faudra beaucoup de clairvoyance et de l’inspiration pour se positionner au mieux et rester  en phase avec cet éventuel phénomène et la transition qui l’accompagnera.

Ne pas se laisser Albâtre Quelque soit le schéma, la traversée entre Owers et Antifer, dernière grande marque avant la remontée de la côte d’Albâtre vers Dieppe devrait s’avérer rapide et sous spi. Avec déjà trois jours de course dans les bottes, les concurrents devront encore puiser dans leurs ressources sur les derniers milles et rester concentrés si le régime de vent mollit en fin de course et oblige à naviguer tout près des falaises, l’arrivée sur Dieppe ayant souvent écrit des pages épiques de la Solitaire.

Avec ce menu météo varié, complexe et indécis, celui qui entrera en vainqueur à Dieppe pourra savourer une grande victoire sur un format d’étape conforme à la légende de la Solitaire.

 

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