Le golfe de Guinée, paradis des pirates
18/12 09:08

 Le golfe de Guinée, nouveau centre de gravité de la piraterie en Afrique, peine à se mettre en ordre de bataille face à ce fléau.

Siphonnage de pétrole à bord de cargos détournés, pêche illicite, trafics en tous genres : la zone côtière s'étendant du Sénégal à l'Angola a volé la vedette au golfe d'Aden, où le phénomène, un temps spectaculaire, a quasiment disparu devant le déploiement d'une armada militaire internationale.

Sur les neuf premiers mois de 2014, le golfe de Guinée est resté le champion africain de la piraterie, avec 33 attaques recensées - en recul toutefois par rapport à la même période de 2013 (47) - contre 10 au large de la Somalie, selon le Bureau maritime international (BMI), nombre de cas, non déclarés, passant toutefois à travers les mailles du filet.

Les pirates opérant au large du Nigeria, du Togo ou du Bénin sont généralement bien armés et violents, constate le BMI. Ils détournent parfois les navires pendant plusieurs jours, le temps de piller les soutes, et brutalisent les équipages, de moins en moins enclins à naviguer dans ces eaux.

"Dans le golfe de Guinée, la recrudescence de la piraterie a atteint une dimension inquiétante", a reconnu lundi le président nigérian Goodluck Jonathan au sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) à Abuja, capitale du Nigeria, soulignant les phénomènes corollaires de "trafic de drogue, siphonnage de pétrole et trafic d'êtres humains".

Menacés dans leur réputation et leur économie - les recettes maritimes représentent jusqu'à 20% des budgets nationaux - les Etats riverains ont décidé en juin 2013 à Yaoundé de créer un centre de coordination interrégional contre la piraterie et des centres régionaux le long de la côte.

Les centres créés depuis manquent toutefois encore d'ordinateurs, d'imagerie, les marines nationales de patrouilleurs et vedettes rapides, et et le dialogue interrégional n'est pas toujours au rendez-vous. Marines, polices maritimes et garde-côte se regardent en outre souvent en chiens de faïence.

 

 

La grippe décime les phoques en Scandinavie
17/12 12:26

La grippe aviaire a tué quelque 3.000 phoques sur les côtes de la Suède et du Danemark cette année, ont affirmé les autorités suédoises, sonnant l'alarme comme l'avait fait l'Allemagne en novembre.

"Depuis le début de l'année, environ 3.000 phoques sont morts dans les eaux suédoises et danoises probablement infectés par le virus de la grippe aviaire H10N7", a indiqué l'Autorité marine et aquatique suédoise dans un communiqué. Ce sous-type de la grippe A avait été détecté pour la première fois chez des phoques retrouvés morts en avril dans l'archipel de Göteborg (sud-ouest de la Suède).

En octobre, les scientifiques estimaient à 700 le nombre d'animaux ayant succombé au virus. Et l'estimation actuelle de 3.000 pourrait être revue à la hausse car la plupart des phoques qui meurent coulent au fond de l'eau. "Nous n'avons toujours pas un panorama complet du nombre de phoques touchés ni de la façon exacte dont le virus s'est répandu", a déclaré une biologiste de l'Autorité marine et aquatique suédoise, Susanne Viker, citée dans le communiqué.

 

Littoral : où trouver le soleil ce week-end ?
17/12 12:00

Nombreux nuages près de la Manche
Avec un vent modéré orienté au nord-ouest, le flux restera maritime en bordure de Manche tout le week-end. Ainsi, dans ces conditions, les nuages resteront nombreux. Des éclaircies devraient néanmoins parvenir à se mettre en place samedi, de manière plus ou moins discrète. Dimanche, le temps sera en revanche plus gris, en limite d’une perturbation circulant sur les îles britanniques. Quelques gouttes pourront même se manifester ici ou là. Les températures, bien qu’en baisse sensible, resteront légèrement situées au-dessus des moyennes de saison avec une dizaine de degrés l’après-midi.


Belle amélioration dimanche en Atlantique
Alors que la perturbation de la veille apportera encore un temps très nuageux et assez humide sur la côte aquitaine samedi, les éclaircies feront leur réapparition dès la matinée entre le golfe du Morbihan et les îles charentaises. Dimanche, le soleil se fera plus généreux tout au long de la journée, le ciel étant le plus souvent peu nuageux. Les températures perdront quelques degrés par rapport à la fin de semaine mais resteront encore douces avec 10 à 12°C en moyenne l’après-midi.


Ensoleillé mais venté en Méditerranée
Pas de changement dans le sud-est, entre Roussillon, Languedoc, Provence, Côte d’Azur et Corse où le temps restera sec, comme en fin de semaine. Le ciel sera ainsi la plupart du temps totalement dégagé, aussi bien samedi que dimanche. Le vent sera toujours de la partie avec un mistral et une tramontane qui resteront forts. Ils souffleront en rafales jusqu’à 90 voire 100 km/h, en particulier dimanche. En ce qui concerne le mercure, la douceur fera toujours l’actualité avec une quinzaine de degrés samedi et un ou deux degrés de moins pour la journée dominicale.

Bain de Noël : quelle température de l’eau ?
17/12 07:48

Si le temps redevient plus sec à partir de ce week-end et en début de semaine prochaine, il n’est toutefois pas acquis qu’aucune précipitation ne se produise le jour de Noël. En effet, l’anticyclone va se décaler progressivement vers l’Europe Centrale et le pays sera ainsi moins bien protégé que durant les journées précédant le 25 décembre. Dans ce type de situation, le temps devrait rester sec à proximité de la Méditerranée alors qu’ailleurs, les nuages seront nombreux avec un faible risque de pluie qu’il conviendra d’affiner au fil des jours.


Des températures supérieures aux moyennes

En ce qui concerne les températures, il fera relativement doux dans l’air avec une dizaine de degrés en moyenne, un peu plus localement le long de l’Atlantique ou de la Grande Bleue. L’eau, quant à elle, affichera des valeurs assez élevées pour la saison. La Manche devrait être à 10°C, entre 11 et 14°C pour l’Atlantique et enfin, la Méditerranée affichera une quinzaine de degrés, voire davantage entre la Côte d’Azur et la Corse. C’est, certes, un peu frais pour se baigner mais ces températures sont néanmoins situées au-dessus des moyennes et sont également supérieures de deux degrés aux valeurs observées l’année dernière à la même époque.
 

73 jours sous la mer, un record
16/12 16:41

Deux professeurs ont battu le record du plus long séjour sous l'eau, en restant 73 jours dans un hôtel sous-marin au large de l'archipel des Keys en Floride (sud-est), pour tenter d'attirer l'attention sur la protection des océans.

"Temps total : 73 jours, deux heures, 34 minutes", s'est félicitée l'école, située dans le Tennessee, où travaillent les professeurs Bruce Cantrell et Jessica Fainsur.

M. Cantrell, 63 ans, et M. Fain, 25 ans, s'étaient installés le 3 octobre dans l'hôtel sous-marin Jules Undersea Lodge, situé à 8 mètres sous une lagune de Key Largo, et n'en sont ressortis que lundi.

Le précédent record était détenu par l'Américain Richard Presley, qui était resté 69 jours sous l'eau de mai à juillet 1992, également au large de Key Largo.

Les deux enseignants ont donné, depuis cet hôtel, des cours hebdomadaires sur l'exploration et la conservation des mers, tout en accueillant des scientifiques et des experts, dont l'astronaute américain Buzz Aldrin, le deuxième homme à avoir posé le pied sur la Lune.

Cette expérience suit celle de l'océanographe Fabien Cousteau, qui a vécu en juin 31 jours dans un laboratoire sous-marin au large de la Floride avec d'autres scientifiques, pour notamment rendre hommage à son grand-père, le célèbre explorateur et documentaliste Jacques-Yves Cousteau, décédé en 1997, qui était lui resté 30 jours sous la mer.

 

ESS : Groupama ne sera pas sur le circuit en 2015
16/12 08:55

Groupama, sponsor "historique" du Français Franck Cammas, ne sera pas présent en 2015 sur le circuit des Extreme Sailing Series (ESS), remporté cette année par les Suisses d'Alinghi, a-t-on appris ce mardi.

La décision de Groupama intervient au terme d'une saison très décevante pour Cammas et les siens, qui ont fini dimanche 10e et avant-dernier au classement général final, lors de la dernière série de régates à Sydney (Australie).

"Ceux qui connaissent bien le circuit ont un avantage indéniable", a déclaré le tacticien Tanguy Cariou. "C'est de la voile réflexe. Les trois premiers trouvent vite la solution quand ils sont dans une mauvaise situation. Nous, comme l'équipe de Ben Ainslie, nous manquons un peu d'expérience. Mais contrairement aux Anglais, nous ne sommes pas suffisamment à l'attaque en conduite de bateau et en tactique rapprochée. Nous ne prenons pas assez de risques".

"Nous affrontons des équipes pour lesquelles le circuit des Extreme Sailing Series est l'objectif numéro 1 de la saison, a-t-il ajouté. Pour Franck, ce n'est pas le cas puisqu'il régate également en (catamaran) Nacra 17 dans le cadre de la préparation olympique et aussi sur le Tour de France à la voile. A moyen terme, ce multi programme va l'avantager mais à court terme, c'est plutôt un handicap. On a manqué d'unité dans l'équipe et aussi de leadership".