"Ville de surf", un nouveau label
02/09 14:02

Une démarche certificative et valorisée par une hiérarchisation en trois niveaux (symbolisés par des étoiles) est mise en place. La visualisation de ce niveau de qualité se matérialise par un panneau à l’entrée de la commune.


À l’issue de la première session d’examination des candidatures, quatre villes ont obtenu le label « Ville de Surf ». Ce label est attribué jusqu’au 31 décembre 2016 inclus. Une prochaine session d’examination est prévue d’ici la fin d’année.


Jean-Luc Arassus, président de la Fédération Française de Surf, a remis ce jeudi le Label « Ville de Surf » 2 étoiles, à Laurent Peyrondet, Maire de Lacanau, dans le cadre du Sooruz Lacanau Pro 2015, plus ancienne étape européenne du circuit mondial professionnel de surf. Les trois autres Villes ayant obtenu ce label sont : Guidel (Morbihan) avec 2 étoiles, Plomodiern (Finistère) et Seignosse (Landes) avec une étoile. 

 

Pour plus d'informations rendez-vous sur le site internet de la Fédération Française de Surf.  

Anecdotes sur la Mini Transat
02/09 08:45

Le gentleman et sa femme
En 1977, Jean-Luc Van Den Heede voit débarquer sur le port de Penzance, quelques heures avant le départ en convoyage vers les Canaries, un monsieur d’un certain âge qui descend d’une Rolls Royce conduite par un chauffeur, pour prendre la barre de son bateau. Le même concurrent fut un des derniers à rejoindre les
Canaries, quelques jours à peine avant le départ de la deuxième étape. A ceux qui s’étonnaient de la lenteur de son parcours entre l’Angleterre et Tenerife, il répondait qu’il était si bien en mer quand sa femme l’attendait aux Canaries. Pas si gentleman.


Trafiquant de drogue
En 1983, Roland Jourdain qui avait pris le départ de la course fait naufrage au large de La Corogne. Recueilli par un chalutier espagnol, il est débarqué dans le port espagnol et remis entre les mains de la Guardia Civil.
Les autorités espagnoles avaient confondu le nom de son bateau avec celui d’un voilier de retour des Antilles soupçonné de convoyer de la drogue. Il n’est pas donné à tous les navigateurs solitaires de voir leur périple se terminer au fond d’un cachot.

 

Portsall à l’honneur
En 1983, Stéphane Poughon s’impose devant Bernard Abalan, tandis que Dominic Vittet se classe quatrième de l’épreuve. Les trois skippers disposent de prototypes sur plan Lucas, tous construits ensemble dans les locaux du Centre Nautique de Portsall-Kersaint.

 

Les chiens de garde sont si gentils
Véritables chiens de garde de la course, les bateaux accompagnateurs sont là pour assurer la sécurité des concurrents et intervenir si possible en cas de nécessité. Mais leur rôle ne se limite pas à cette fonction basique. Bien souvent, c’est le bateau accompagnateur qui saura trouver les mots pour remonter le moral d’un skipper. La rumeur dit que sur une édition, dans les années 80-90, certains concurrents auraient même, un jour de pétole, amarré leur bateau à un bateau accompagnateur pour un apéro dinatoire, on ne peut plus convivial.

 

Japonais peu disert
Parmi les concurrents de la Mini Transat 1999, figurait un navigateur japonais dont le principal handicap était de ne pas parler un traitre mot de français, voire même d’anglais. De manière à ce qu’il puisse communiquer a minima avec les bateaux accompagnateurs, l’organisateur avait convenu d’un code chiffré de un à dix correspondant à différents messages de base, depuis “tout va bien à bord” (one) à “je demande assistance” (ten)… Au cours de la deuxième étape, un concurrent qui n’avait eu aucun contact radio depuis plusieurs jours et commençait à trouver la solitude pesante, voit enfin une voile à l’horizon. Il se précipite sur sa VHF pour nouer le contact et s’entend répondre un laconique “one”.


Trois bateaux, un skipper

Trois prototypes ont remporté par deux fois la Mini Transat. En 1981 Jacques Peignon amène son proto Berret Îles du Ponant à la victoire. En 1987, c’est Gilles Chiorri qui mène le même proto rebaptisé Exa avec la même réussite. En 2009 Thomas Ruyant remporte l’épreuve sur son proto Finot-Conq Faber France, imité en 2013 par Benoît Marie. Seul Sébastien Magnen, architecte, constructeur et coureur amènera deux fois de suite son proto Karen Liquid à la victoire en 1997 et 1999.

 

L’histoire de la Mini Transat est ainsi faite de ces anecdotes, de ces instants comiques ou dramatiques. C’est surtout l’histoire d’une course où la dimension humaine reste toujours aussi forte, où la créativité des architectes ou des skippers est encouragée, où le rapport entre la taille du bateau et celle de l’océan fait qu’elle reste une aventure hors norme. C’est surtout encore un des derniers rêves de compétition accessible
à tous.

 

Les chiffres clés de la 20e édition
- 74 participants
- 28 prototypes à concourir pour le trophée Eurovia / Cegelec
- 46 bateaux de série à concourir pour le trophée Océan BIO-ACTIF
- 16 nationalités : AUS, BEL, CHN, ESP, EST, FRA, GBR, GER, HUN, IRL, ITA, NED, POL, POR, RUS, SUI,
- 4 Femmes / 70 Hommes
- Âge moyen : 33 ans
- Les plus jeunes : 22 ans au moment du départ, Julien HEREU (FRA) et Quentin VLAMYNCK (FRA)
- Le doyen : 56 ans au moment du départ, Carlos LIZANCOS (ESP)
- Ils sont 54 à participer à la Mini Transat Îles de Guadeloupe pour la première fois. 20 récidivistes qui totalisent
24 Mini Transat

Une montée des océans d'un mètre d'ici 100 à 200 ans
01/09 12:16

Les glaces du Groenland et d'Antarctique fondent plus vite que jamais, mais une certaine incertitude demeure cependant, notamment sur le calendrier exact de la montée des eaux. En effet, les scientifiques ne savent pas à quelle vitesse vont fondre les principales calottes glacières des pôles. "Au vu de ce que l'on sait aujourd'hui à propos de l'expansion des océans avec le réchauffement, et sur la fonte des glaciers et des calottes glacières qui ajoutent de l'eau dans les océans, il est pratiquement certain que nous aurons une augmentation du niveau des mers d'au moins un mètre, et probablement davantage", a expliqué Steve Nerem, de l'université du Colorado et qui dirige l'équipe de la Nasa chargée de surveiller la montée des niveaux des mers. "Toutefois, on ne sait pas si cela arrivera dans le siècle à venir ou sur une période plus longue", a-t-il ajouté.

 

"La montée du niveau des mers a un impact très important", a également souligné Michael Freilich, directeur de la division Sciences de la Terre au siège de la Nasa à Washington. "Plus de 150 millions de personnes, principalement en Asie, vivent dans des zones situées à moins d'un mètre de l'actuel niveau des mers. Aux Etats-Unis la montée des eaux va aussi changer le tracé des côtes, notamment dans des Etats comme la Floride", a-t-il encore noté, rappelant que déjà aujourd'hui les grandes marées causent des inondations dans certaines rues de Miami, ce qui n'était pas le cas par le passé. "Certaines îles du Pacifique pourraient être entièrement éliminées et des grandes villes comme Dhaka, au Bangladesh, Singapour ou Tokyo seront grandement touchées", a prévenu M. Freilich.
Les dernières prédictions sérieuses en date, qui remontaient à 2013 par un panel intergouvernemental des Nations unies sur le changement climatique, évoquaient une montée des océans de 30 à 90 cm d'ici la fin du siècle. Mais selon M. Nerem, les dernières données mesurées par les satellites de la Nasa pointent vers la fourchette haute de ces prévisions. Depuis 1992 et les premières mesures précises par satellites, les océans ont monté d'environ 7,6 centimètres, avec des pointes à 23 cm en certains endroits en raison de variations naturelles.

Les Extreme Sailing Series™ passent aux foils
01/09 08:25

Les Extreme Sailing Series, premier circuit au monde de régates en stade, fêteront leur dixième saison en 2016 avec l’arrivée d’une flotte de catamarans GC32, qui permettra aux meilleurs marins du monde de littéralement “voler” devant les yeux des spectateurs à chacune des étapes du circuit aux quatre coins du monde. La saison 2016 accueillera une fois de plus un plateau exceptionnel d’équipes sponsorisées et de professionnels sur des plans d’eau aussi variés que Saint-Petersbourg, Cardiff et Sydney.

Les GC32 sont des catamarans à foils superlégers pouvant atteindre des vitesses proches de 40 noeuds (74km/h), et comme leurs ‘grands frères’ de l’America’s Cup, ils s’élèveront au dessus de l’eau en accélérant, donnant l’impression de voler.

Ce passage aux foils sera également l’occasion de revoir le format des Extreme Sailing Series, qui incluera désormais des épreuves pro-am sur des parcours réduits et des épreuves sur plan d’eau ouvert quand la configuration des villes-étapes le permettra. Mais les Extreme Sailing Series resteront fidèles au concept d’origine des Régates en Stade, imaginé en 2007 par OC Sport, qui a déjà fait ses preuves et qui a changé le rapport qu’entretiennent les marins, les sponsors, les médias et les fans avec la voile.

L’annonce du passage aux GC32 à partir de 2016 fait partie d’un engagement à long terme entre OC Sport et The Great Cup BV (constructeurs du GC32), comme le résume Laurent Lenne, président de la société à l’origine des GC32 : “notre objectif commun est de développer les GC32 pour en faire une classe mondiale et accessible aussi bien aux équipes professionnelles de tous niveaux qu’aux propriétaires privés qui souhaitent faire l’expérience d’un bateau à foils ultra-rapide. La puissante plateforme marketing des Extreme Sailing Series nous permettra d’atteindre cet objectif”.

“The Great Cup et OC Sport ont conscience des besoins différents de chaque type d’équipe et nous travailleront ensemble pour y répondre du mieux possible sans qu’il soit forcément nécessaire de proposer un package unique”.

La stratégie commune définie par OC Sport et The Great Cup vise à élargir le marché des bateaux à foils, afin de le rendre plus dynamique, et d’amener les épreuves sur de nouveaux territoires qui ont toujours un intérêt commercial pour les acteurs à long terme des Extreme Sailing Series et pour les actuels et futurs propriétaires des GC32.

Autre élément important pour la croissance de la voile et des bateaux à foils, OC Sport et The Great Cup souhaitent tous deux développer une pyramide mondiale avec l’introduction à moyen terme d’une série d’événements qui seront un vivier pour les Extreme Sailing Series au sommet de la pyramide. Les deux partenaires travaillent également au lancement d’un Championnat du Monde annuel de GC32, accessible à tous les bateaux existants.

Andy Tourell, Directeur des Extreme Sailing Series explique : “le plan à moyen terme est d’organiser des circuits de GC32 sur les différents continents destinés aux équipes professionnelles et aux propriétaires privés, qui pourront ensuite accéder au circuit mondial des Extreme Sailing Series. C’est une période très intéressante pour les Extreme Sailing Series et les GC32. Nous avons toujours cherché des façons d’innover dans notre sport et une fois de plus, nous ouvrons de nouvelles portes dans le milieu de la voile, à la fois par le développement d’une pyramide sportive mondiale et en faisant régater ces bateaux à foils en flotte sur nos parcours en stade nautique, ce qui constitue une première”.

“OC Sport continuera de travailler avec les équipes et nos partenaires pour garantir le succès à long terme des Extreme Sailing Series, en portant notamment nos efforts sur la recherche et le développement. Les années à venir s’annoncent passionnantes pour notre sport, que ce soit pour les marins, pour les équipes, pour les sponsors, pour les chantiers de construction que pour nous en tant qu’organisateurs d’événements”.

OC Sport a commandé une série de GC32 afin d’assurer leur disponibilité pour les équipes envisageant de participer aux Extreme Sailing Series 2016.

Les touristes à la rescousse des récifs coralliens en Floride
31/08 13:23

Le corail, dans le sud-est des Etats-Unis comme en beaucoup d'endroits de la planète, est affecté par la pollution humaine. Son rôle crucial pour la biodiversité marine a poussé les chercheurs à développer des techniques de sauvegarde. Le programme de Stephanie Schopmeyer, chercheuse à l'Université de Miami, consiste à couper l'extrémité d'une branche de corail qui est ensuite fixée à un "arbre" artificiel sous l'eau. Dans cette pépinière des mers, le morceau se développe avant d'être "repiqué" sur un récif corallien. "On peut comparer ça à un rosier. Si vous le taillez, il va repousser plus fort, plus garni et un peu plus vivant", explique Mme Schopmeyer, dont le programme "Sauvez un récif" est l'un des nombreux à proposer aux touristes et à des groupes d'adolescents de mettre la main à la patte. Les volontaires, comme Nicole Besemer, sont tous soucieux d'agir pour l'environnement, sachant que les coraux sont l'habitat et la source d'alimentation de nombreuses espèces de poissons, tortues, oursins, hippocampes... "En tant qu'amatrice de plongée, je veux m'assurer que nos récifs soient aussi sains que possible", explique cette étudiante de Floride.

 


L'expérience a aussi un caractère pédagogique pour la jeune femme qui s'étonne de voir les coraux repousser après avoir été coupés et percés de clous. C'est en effet sous l'oeil médusé des volontaires que des plongeurs expérimentés s'affairent à clouer les "biscuits" au fond de l'océan: de petits disques sur lesquels les scientifiques d'un jour devront fixer des morceaux de coraux de la taille d'un doigt. La mission des bénévoles comprend aussi d'autres tâches, comme le nettoyage des "arbres" artificiels dans la pépinière de la baie de Biscayne, où Mme Schopmeyer les conduit par groupes d'une dizaine en bateau. Le travail de cette main d'oeuvre enthousiaste porte ses fruits. "Maintenant on atteint des échelles écologiquement significatives (...). On a pris conscience que tout dépendait du nombre (de coraux) qu'on peut faire pousser et du nombre qu'on peut réimplanter" dans leur environnement, explique Diego Lirman. Ce professeur qui enseigne la biologie marine à l'Université de Miami a fait sa thèse il y a trente ans sur les dommages causés par les ouragans, en se focalisant sur le récif d'Elkhorn, non loin de là. Aujourd'hui, il n'y a plus de coraux dans ce secteur, constate-t-il, amer. Les tentatives ont été longues et laborieuses mais selon ce chercheur, le partage de savoirs avec des scientifiques du monde entier --Israël, Fidji, Indonésie ou Philippines-- a permis d'élaborer des méthodes efficaces pour sauvegarder les coraux.

 

La surpêche, le dragage des fonds marins, les fortes intempéries ou encore l'acidification des océans sont les grandes menaces pesant sur les récifs, qui se voient privés de sources de lumière, de protection ou encore de nourriture. Bien qu'ils aient l'aspect de plantes ou de petits rochers, les coraux sont des animaux très fragiles, appartenant à la même famille que les méduses ou les anémones. En Floride et dans les Caraïbes, la majeure partie du travail de sauvegarde est assurée par la Fondation de restauration du corail (CRF), qui s'appuie sur une dizaine de salariés et une armée de bénévoles.

Requins : l'Australie prend des mesures
31/08 08:56

Les habitants de la station balnéaire touristique de Ballina, à environ 750 kilomètres au nord de Sydney, avaient appelé les autorités de l'Etat à la rescousse, disant que le nombre de visiteurs avait dégringolé à cause de trois attaques de requin depuis le début de l'année.
Fin juillet, un surfeur de 52 ans a été grièvement blessé à la jambe et au bras tandis qu'un adepte du bodyboard de 32 ans avait été blessé aux jambes au début du mois. En février, un surfeur japonais de 41 ans avait trouvé la mort lorsqu'un squale lui avait arraché les jambes.

 


Le ministre de l'Industrie primaire Niall Blair a annoncé qu'un budget de 250.000 dollars australiens (165.000 euros) serait débloqué pour observer, marquer et suivre à la trace les requins de la région. Des spécialistes internationaux seront mobilisés pour ce projet qui doit être mené à bien avant l'été austral très touristique. "N'oublions pas que l'océan est le domaine du requin", a cependant souligné le ministre. "Le gouvernement prend des mesures pour mieux comprendre les risques afin de les réduire".

 


Les autorités n'envisagent pas de chasser les squales mais plutôt de prendre des mesures comme l'installation de filets anti-requins aux abords des plages.

Le show des plongeurs d'Acapulco
30/08 14:17

Presque tous se souviennent de la date exacte où ils se sont approchés du vide avant de goûter à "l'éternité". Pour les plongeurs d'Acapulco, le premier plongeon du haut de la falaise de la Quebrada ne s'oublie pas. Trente-cinq mètres de hauteur, trois secondes de chute libre, la sensation de voler, un sentiment de joie et de plénitude. Puis le choc, violent, à près de 90km/h contre la surface de l'eau, dans une ouverture entre les rochers de quatre mètres seulement de profondeur, sur la côte Pacifique du Mexique. "Il faut visualiser le saut, puis une fois dans le vide c'est la tête qui contrôle le corps", explique Jorge Ramirez, 43 ans. « Sans oublier de s'élancer quand la vague arrive, sinon on risque de s'écraser sur les rochers en contrebas. »
Jorge fait partie d'une des principales familles de plongeurs d'Acapulco. Son père, Monico, 62 ans, a passé, comme lui, sa vie près des rochers. Maintenant c'est son fils, Jorge Antonio, qui perpétue la tradition familiale. "Au début, j'avais peur de la mer, mais j'ai fini par y prendre goût", raconte le jeune homme de 24 ans qui parallèlement suit des études de cuisinier. Tout a commencé il y a 80 ans par un défi entre pêcheurs du coin. Un concours de bravoure qui s'est transformé en la principale attraction touristique de la ville et l'a fait connaître dans le monde entier. "Ici, c'est le super bowl des plongeurs", lance fièrement Jorge.

 


Une véritable attraction touristique

Ils sont désormais 62 plongeurs à travailler à temps plein. "Ils touchent un salaire d'environ 500 euros, ont une assurance médicale, un jour de congé hebdomadaire, bénéficient parfois d'une formation et payent des impôts", explique le grand-père. Presque un luxe dans un pays qui compte plus de 55 millions de pauvres. Mais l'activité n'est pas sans risque. Décollement de la rétine, perforation des tympans, fracture de l'avant-bras, problèmes de cervicales, de dos : les lésions sont nombreuses. "La vue des plongeurs se dégrade comme celle des pélicans qui, à force de plonger, deviennent aveugles jusqu'à s'écraser contre les rochers", souligne Jorge, qui a lui choisi d'arrêter, la quarantaine passée, après avoir perdu connaissance lors d'un saut. "En 80 ans, il n'y a jamais eu un seul mort", rappelle le grand-père. "Sans doute grâce à la Guadalupe qui veille là-haut sur nous": avant chaque saut, les plongeurs prient devant la statue de la Vierge construite au sommet du rocher. "Le plus dangereux, c'est les sauts de nuit", indique Jorge Antonio.
Mais ce qui inquiète surtout les plongeurs, c'est la baisse de fréquentation des touristes. Il y a 10 ans, 150 bateaux de croisière accostaient dans le port chaque année. Ils ne sont plus qu'une dizaine aujourd'hui. Un manque à gagner considérable dû en partie à l'explosion de la criminalité, qui a fait d'Acapulco l'une des villes les plus violentes du Mexique.


Un lieu de tournage

Un parfum de nostalgie flotte à l'évocation de l'époque glorieuse où affluaient les touristes américains. La Quebrada était alors le passage obligé des personnalités : John Kennedy, Frank Sinatra, Orson Welles, Walt Disney ou encore l'acteur français Gérard Philippe sont venus admirer les plongeurs. Mais c'est surtout Johnny Weissmuller qui a laissé son empreinte sur les rochers de Quebrada: dans "Tarzan et les sirènes" (1948), on a vu "l'homme-singe" plonger du haut des falaises. Et en 1963, c'était au tour d'un Elvis Presley dépourvu de banane de sauter dans le vide dans "L'Idole d'Acapulco". En réalité, ni l'un ni l'autre n'ont effectué le vertigineux plongeon et "The King" n'a même jamais mis les pieds dans la ville. A l'époque des plongeurs étaient régulièrement employés pour jouer les doublures de cinéma. Mais si Johnny Weissmuller n'a pas chuté du haut de la Quebrada, il est en revanche tombé amoureux du site, au point d'y acheter avec son ami John Wayne un hôtel perché sur les rochers, où défila le tout-Hollywood des années 50.