Au large de Gorée, symbole de l'esclavage, l'archéologie sous-marine a le vent en poupe
17/08 14:38

Du 15e au milieu du 19e siècle, des milliers d'esclaves africains ont transité par cette minuscule île située à cinq kilomètres à peine de Dakar, avant d'entreprendre une épouvantable traversée vers les Amériques. Ils y servaient de main-d'oeuvre forcée dans les plantations, tandis que les navires repartaient vers le Vieux continent la coque remplie de coton, de sucre ou de tabac.

Selon l'archéologue sénégalais, trois navires négriers au moins, la "Nanette", la "Bonne Amitié" et le "Racehorse", ont disparu au large de Gorée au 18e siècle. Retrouver ces épaves permettrait de recueillir de nouvelles données scientifiques sur le "commerce triangulaire" - on estime à un millier le nombre de navires négriers ayant fait naufrage entre l'Afrique et l'Amérique mais très peu d'épaves ont jusqu'ici été découvertes. Mais cela permettrait aussi d'aborder une question encore largement taboue au Sénégal, selon le chercheur.

"Des stigmates de l'esclavage (persistent) dans notre société moderne. Il y a encore des populations qui sont désignées esclaves. Certaines d'entre elles diraient même avec fierté: 'Oui, je suis esclave'", affirme Ibrahima Thiaw. "Il y a au Sénégal un silence autour de la question. Les temps sont mûrs pour que nous apprenions à nos étudiants et à nos enfants à respecter les gens de statuts différents ou considérés comme inférieurs", ajoute-t-il.

Or, le passé du Sénégal "repose ici", quelque part entre Dakar et Gorée, explique M. Thiaw après avoir parcouru quelques milles à bord d'une chaloupe à moteur en compagnie d'une demi-douzaine de membres de son équipe, composée notamment d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Vêtu d'une combinaison de plongée, l'archéologue au physique de déménageur vérifie une dernière fois son magnétomètre, qui lui servira à repérer les objets échoués sur le fond marin, puis disparaît sous les vagues vert-foncé de l'Océan atlantique.

Une demi-heure plus tard, c'est la déception: "Nous avons trouvé une grande épave de navire moderne. Ce n'est vraiment pas ce que nous cherchons", explique M. Thiaw, le visage dégoulinant encore d'eau de mer.

- Contacté par les Américains -

Spécialiste reconnu des conditions de vie des esclaves à Gorée, l'archéologue, chercheur à l'Université de Dakar, a été contacté il y a trois ans par deux institutions américaines: le Service des parcs nationaux des Etats-Unis et le Musée national pour l'histoire et la culture afro-américaine.

Les deux organisations, accompagnées de partenaires américains et sud-africains, cherchaient à l'époque un nouveau point de chute en Afrique de l'Ouest pour leur projet "Epaves de négriers" (Slavewrecks en anglais). Le Sénégal était tout désigné puisqu'une présence occidentale est signalée sur ses côtes depuis le 15e siècle au moins.

Les membres du projet se sont chargés de former les archéologues sénégalais à l'archéologie sous-marine, une pratique récente dans ce pays situé à la pointe occidentale de l'Afrique, et de fournir le matériel nécessaire.

Auparavant, elles avaient déjà participé à la création de centres de plongée sous-marine au Mozambique et en Afrique du Sud. Dans le cadre de ces projets, les archéologues avaient pu remonter à la surface des vestiges --dont des chaînes-- du "Sao Jose Paquete de Africa", un négrier portugais ayant chaviré au large du Cap avec sa "cargaison humaine" à bord.

- Acte fondateur de la modernité-

Si les Européens ont joué un rôle majeur dans la traite en lui donnant une dimension intercontinentale, les populations arabes et d'Afrique subsaharienne y ont également participé en leur pourvoyant hommes, femmes et enfants faits prisonniers.

M. Thiaw déplore le manque de fonds disponibles pour ses recherches sous-marines et la frilosité face à ce sujet dans son pays, alors que de nombreux Afro-Américains se penchent sur leurs racines africaines en se rendant notamment à Gorée, à l'instar de l'ancien président américain Barack Obama en 2013.

Plus largement, la traite concerne l'Humanité tout entière, estime-t-il. "Dans l'océan, les esclaves ont été formatés pour devenir un autre peuple, adapté à d'autres conditions. La traite des esclaves est l'acte fondateur de notre modernité, faite au départ de violences infligées aux Africains."

 

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Les débris de plastique en mer confondus avec de la nourriture à cause de leur odeur
17/08 11:35

De nombreuses espèces de poissons de mer avalent des débris de plastique, rappellent des chercheurs de l'Université de Californie et de l'Aquarium de la baie de San Francisco dans cette étude parue dans la revue britannique Proceedings B of the Royal Society.

Leur ingestion peut être mortelle. Elle peut aussi conduire à une accumulation de substances toxiques tout au long de la chaîne alimentaire, chaque prédateur se nourrissant de proies qui en contiennent.

Les scientifiques ont étudié les réactions d'un banc d'anchois de Californie (Engraulis Mordax) devant une solution contenant des morceaux de plastique propres et une autre contenant des débris couverts d'algues. Les poissons ont aussi été confrontés à la simple odeur de nourriture et à de la nourriture.

Les anchois adultes se nourrissent en principe de zooplancton.

"Les bancs d'anchois ont réagi à l'odeur des débris de plastique en s'agrégeant davantage", ont constaté les chercheurs. Les résultats sont "similaires" à ceux qui sont obtenus lorsqu'ils sont en présence de nourriture ou confrontés à l'odeur de la nourriture, précisent-ils.

En revanche, ils n'ont pas réagi ainsi face à des débris propres.

Selon les chercheurs, ces résultats constituent "la première preuve expérimentale que les anchois adultes utilisent les odeurs pour rechercher de la nourriture". Ils montrent que "la signature chimique" acquise par les débris de plastique en mer peut conduire les bancs d'anchois à les rechercher comme nourriture.

Ces résultats confortent l'idée que les animaux marins pourraient avaler du plastique à cause d'"un mécanisme chimiosensoriel" qui les induit en erreur.

Chaque année, plus de huit millions de tonnes de déchets plastiques se retrouvent dans les océans. A eux seuls, ils tuent tous les ans près d'un million d'oiseaux marins, une centaine de milliers de mammifères marins et d'innombrables poissons.

Selon l'ONU, "si rien n'est fait et si on continue à ce rythme, il y a aura plus de débris plastiques que de poissons dans les océans d'ici à 2050".

 

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17/08 07:08

L'Agence des pêches entend mener cette enquête sur l'état du corail jusqu'à début septembre, via des observations effectuées à l'aide d'une caméra sous-marine, a déclaré un de ses responsables à l'AFP.

Le corail dit précieux, expression qui désigne environ 30 espèces de coraux, est très prisé depuis des décennies dans certaines parties de l'Asie pour être utilisé dans des des bijoux et objets souvenirs.

L'agence avait diligenté une étude similaire en 2015 près des îles Ogasawara au sud ainsi que d'Okinawa, après avoir constaté une augmentation du nombre de bateaux chinois qui pêchaient des coraux dans les eaux territoriales japonaises. "Nous ne voyons plus de braconniers chinois comme auparavant aux environs des îles Ogasawara, mais nous avons encore repéré des navires près de Kyushu", a précisé le responsable.

Le fonctionnaire a ajouté que l'étude visait également à trouver des preuves telles que des traces de filets de pêche possiblement utilisés pour s'emparer du corail précieux.

Afin de contrer le braconnage des coraux, le gouvernement a révisé en 2014 les lois sur la pêche illégale dans la zone économique exclusive du pays (ZEE) et a triplé les amendes maximales à 30 millions de yens (230.000 euros).

Le mois dernier, le Japon a arrêté un capitaine chinois au large de la préfecture de Nagasaki pour avoir violé la loi sur les pêches. Du corail précieux avait été découvert à bord de son navire, selon l'agence.

 

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Dans ce métier, "je dois être très attentif aux nuages", surtout en ces temps de mousson, explique Nopadol Choihirun, qui utilise une feuille de bananier comme parapluie de fortune pour protéger colis et sacs de lettres posés dans son bateau de bois dépourvu de toit.

Comme lui, ils sont encore une poignée à livrer le courrier par bateau sur les canaux subsistant dans la région de Bangkok.

A 55 ans, Nopadol fait une tournée deux fois par semaine sur ce canal de la province de Bang Khun Thian, une région productrice de noix de coco.

Dans le centre de Bangkok, les canaux ont été comblés depuis des décennies: les facteurs y parcourent à mobylette les rues embouteillées qui ont pris la place des canaux de celle qui fut jadis baptisée "la Venise d'Asie" en raison de ses artères aquatiques.

Mais à Bang Khun Thian, à une heure seulement de Bangkok, les habitants sont encore nombreux à vivre dans des maisons de bois au bord de canaux. Et ils se déplacent encore en bateaux - des modèles à moteur ou encore souvent de simples barques.

Ici, nombre d'entre eux n'ont ni boîte à lettres ni sonnette, Nopadol doit donc héler les habitants pour leur remettre leur courrier en main propre.

Son embarcation remplie de colis, il doit souvent manoeuvrer au milieu des obstacles, troncs ou îlots de détritus flottant à la surface.

C'est un métier assez physique, mais "c'est mieux que de rester assis derrière un bureau ou de conduire une mobylette", explique celui qui était jusqu'à il y a cinq ans employé de bureau de la Poste.

"Certains villageois m'invitent à déjeuner ou m'offrent un verre ou une bouteille d'eau. Cela fait partie des charmes de mon métier", dit celui qui porte fièrement le blouson noir et rouge officiel de la Poste.

- La mobylette, moins cher -

Mais sa profession se meurt - car cela revient bien plus cher à la Poste de Thaïlande, créée à la fin du XIXe siècle par le grand roi réformateur thaï Rama V, de faire circuler ses postiers par bateau plutôt que par mobylette.

La bétonisation grandissante de Bangkok, à marche forcée depuis plusieurs décennies, rend de toute façon de plus en plus obsolète cette profession.

Dans la région de Bangkok, seuls sept bureaux de postes continuent d'avoir recours à des postiers en bateau.

Ailleurs, les immeubles modernes ont depuis longtemps remplacé les quartiers construits sur les nombreux canaux bordant le fleuve Chao Phraya, qui traverse Bangkok.

Aujourd'hui, le besoin de postiers par bateau reste fort surtout dans des zones de la grande banlieue comme Bang Khun Thian, là où les autoroutes et les gratte-ciel n'ont pas encore remplacé rizières et cocotiers.

Dans le centre même de Bangkok, le quartier de Thonburi, au bord du fleuve, reste largement construit sur ces canaux que les touristes aiment découvrir à bord de bateaux les emmenant au milieu des maisons en bois sur pilotis. Mais à Thonburi, le courrier n'est pas livré par bateau.

Dans des zones plus isolées comme Bang Khun Thian, les postiers restent le seul moyen de recevoir son courrier.

"Nous vivons sur le bord du canal, Nous utilisons des bateaux pour nous déplacer. Pour sûr, nous avons besoin des facteurs à bateau", souligne Pacharee Kladpipoon, une paysanne de Bang Khun Thian.

 

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Les océans pourraient accueillir des millions de km2 d'aquaculture
16/08 14:25

Selon une équipe de chercheurs américains et chinois dirigée par Rebecca Gentryde de l'université de Californie à Santa Barbara aux États-Unis, 11,4 millions de km2 des océans pourraient être dédiés à l'élevage de poissons et 1,5 million de km2 à celui des coquillages.

A elles seules, ces zones pourraient produire 100 fois plus de produits de la mer que la population mondiale n'en consomme aujourd'hui.

Pour arriver à ces chiffres, les chercheurs ont exclu les zones des océans inadaptées à l'aquaculture, car, par exemple, trop profondes ou déjà affectées à d'autres activités comme l'extraction du pétrole, la navigation ou la protection de la faune et la flore.

A partir de l'observation de 120 espèces de poissons et 60 crustacés, ils ont défini leur taux de croissance, les températures qu'ils peuvent supporter, la concentration en oxygène qui leur est nécessaire ou encore la densité de phytoplancton, pour en déduire la concentration maximale d'animaux marins que les eaux littorales peuvent abriter.

Selon les Nations unies, la population mondiale va passer d'environ 7,5 milliards de personnes actuellement à 11,2 milliards d'ici à 2100, augmentant leurs besoins alimentaires, notamment en protéines animales.

Or "la totalité des poissons sauvages actuellement pêchés dans le monde pourrait être produite sur une zone d'aquaculture de la taille du lac Michigan", notent les chercheurs. "Presque tous les pays côtiers possèdent un grand potentiel d'aquaculture marine et pourraient répondre à leur propre demande en poisson", déclarent les auteurs de l'étude.

Certes, l'étude met en évidence le potentiel de l'aquaculture (qui fournit déjà près de 50% du poisson consommé dans le monde) mais "les facteurs sociaux, économiques ou encore environnementaux devront être pris en considération", notent les chercheurs qui citent en exemple les problèmes liés à l'alimentation des poissons d'élevages ou encore les coûts du transport des denrées produites.

Dans un commentaire accompagnant l'article, des scientifiques précisent que "même si ces résultats montrent que l'exploitation d'une petite portion des océans permettrait de résoudre partiellement notre défi alimentaire, nous devons examiner attentivement l'impact de la production d'aliments aquatiques sur les écosystèmes et les ressources aquatiques et terrestres".

 

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16/08 11:21

Seul sur son petit bateau de 6 m de long pour 4 m de large dépourvu de cabine de protection, le navigateur au gros grain de folie a projeté de rallier -idéalement en 45 jours- le Groenland en partant de l'Alaska, par le passage nord-ouest. Une voie encombrée par les glaces et encore jamais empruntée par un solitaire avec une voile pour seule compagne.

"C'est impressionnant le nombre de milliers de kilomètres sans voir une antenne, ni civilisation. Le silence est impressionnant, une baleine tu l'entends souffler à un km. Des cailloux démoniaques, une lumière de malade, des couchers de soleil rasant. C'est fou", raconte à l'AFP depuis son catamaran le marin suisse de 46 ans, parti de Nome (Alaska) le 13 juillet.

S'il a pu partir à la découverte de ce passage, c'est à cause de la fonte des glaces, conséquence du réchauffement climatique sur lequel il veut interpeller, tout comme sur la pollution des plastiques qui l'inquiète de plus en plus: "Il y a 20 ans, tu ne passais pas. Ce n'est pas bon signe pour la nature".

- Aventurier de l'extrême -

Le challenge est à hauts risques pour celui qui se définit comme un aventurier en quête perpétuelle de situations inédites, excitantes et enrichissantes.

"Il y a des milliers d'îles, je suis obligé de naviguer à vue, le GPS n'est pas précis, il y a le froid, du brouillard. C'est très chaud, tu n'as pas le droit à une seule erreur, c'est un bateau qui se retourne comme une crêpe. Au moindre truc, je suis à l'envers et dans l'eau froide, j'ai une chance sur deux de m'en sortir", dit-il.

Le froid mais aussi de gros coups de vent qui virent en tempête ont surpris ce téméraire qui n'en est pourtant pas à son premier défi extrême. Durant 20 mois, d'octobre 2013 à juin 2015, il a fait le tour du monde sur ce même petit bateau, une embarcation non habitable. Il dort à la belle étoile, le romantisme en moins.

"J'ai les étoiles tous les jours sous les yeux mais je subis les intempéries, j'ai des paquets de mer au-dessus de moi en permanence. La température de l'eau est un vrai problème pour moi, l'eau est à 0 degré", explique-t-il.

- Le souvenir de son frère -

Avec ce "froid de gueux", Yvan Bourgnon a bien failli perdre deux doigts à la main gauche il y a quelques jours. Sur le qui-vive, il dort peu (il a appris à dormir pendant qu'il barrait!) et s'apprête à faire face à une nouvelle difficulté : le manque de nourriture. Il n'arrive toujours pas à pêcher les mérou et autres cabillauds sur lesquels il compte pour lui permettre de tenir jusqu'au bout. Mais pas de quoi l'affoler, lui qui sait encore et toujours garder son sang-froid en toutes circonstances.

"Mais ça peut m'arriver, je pense que je peux basculer. Je pense à mon frère (Laurent Bourgnon), qui lui aussi était un vrai casse-cou. En 1996, il a cru qu'il allait y passer quand son bateau s'est retourné. Il m'a dit qu'il a eu la boule au ventre durant toute la Route du Rhum qu'il a gagnée après en 1998. Et il a arrêté la solitaire", se souvient-il. Laurent Bourgnon a disparu lors d'une plongée en juin 2015.

"Je suis serein pour l'instant, mais peut-être qu'à l'issue de ce défi, je déciderai d'arrêter. Avoir perdu mon frère, être le seul enfant de la famille, avoir un enfant en bas âge, ça me responsabilise plus. Là, je suis dans la démarche de revenir à tout prix, il y a des gens qui attendent après moi", confie le marin, papa depuis le 12 juin d'un petit Tao, qu'il espère retrouver entre le 27 et le 30 août.

 

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Des vacances à la mer artificielles sous le toit du plus grand bâtiment du monde en Chine
16/08 07:03

Le "New Century Global Center" est devenu en trois ans un monument de Chengdu, capitale de la province du Sichuan et métropole emblématique de l'ébouriffant essor économique du sud-ouest de la Chine.

Cet imposant parallélépipède, de 100 mètres de haut, pour une base 500m de long et 400 mètres de large, est présenté comme "le plus grand bâtiment du monde d'un seul tenant", avec une surface totale de 1,76 million de m2, quand à Washington le Pentagone en offre 600.000.

Cet édifice démesuré, où le visiteur perd aisément son chemin, abrite des centaines de boutiques, de restaurants, de bureaux, des cinémas et une patinoire, ainsi qu'un gigantesque espace aux allures de caverne occupé par un parc aquatique, sous les voûtes d'une armature métallique si haute qu'elle en devient un ciel artificiel.

Dans un immense bassin, des vagues se succèdent, actionnées par une puissante machinerie, avant de s'échouer sur une fausse plage de béton couleur sable longue de 400 mètres, entourée de stands de restauration et de plantes luxuriantes: un air de station balnéaire, à 1.000 km des côtes les plus proches. "Cet océan en intérieur m'attire énormément, il y a beaucoup d'installations et des activités comme le surf et le ski nautique... c'est un autre monde!", s'enthousiasme Gao Nini, une touriste de 31 ans venue de la ville côtière de Qingdao (est). "Bien sûr, chez nous, il y a la mer, mais j'ai horriblement peur de bronzer", confie-t-elle à l'AFP. C'est l'avantage de cette "mer" à l'abri du soleil, alors que pour les femmes chinoises, la blancheur de la peau est un critère de beauté crucial.

- Exotisme sous cloche -

Sanglés dans leurs gilets de sauvetage obligatoires aux couleurs criardes, des centaines de Chinois immergés jusqu'aux genoux guettent les vagues ou s'éclaboussent, tout en tentant de s'apercevoir sur un gigantesque écran: y sont projetées des images vidéos des "nageurs" filmés en temps réel, entre des clips musicaux sud-coréens.

Non loin, une imitation d'église surmontée d'un haut clocher de type italien et entourée de palmiers accueille des séquences photos. Une cage abrite une poignée de paons, tandis qu'une fresque de village grec instille une ambiance méditerranéenne. Partout, les visiteurs brandissent leurs smartphones et multiplient les selfies.

Autour du bassin, des hôtels de luxe alignent les chambres avec "vue sur l'océan" sur des façades traversées de fausses lianes façon jungle, et une "promenade" ombragée en hauteur accueille les terrasses de restaurants de fruits de mer.

Ce simulacre d'environnement exotique sous cloche, avec cabines de plage en forme de cocotiers et ersatz d'océan, donne l'impression d'un décor de série télévisée. "Bien entendu que ça me dérange, ces imitations! Mais je n'ai pas de meilleures options. Je n'ai pas beaucoup de temps" ni de moyens, soupire Zhou You, un étudiant de 23 ans de passage à Chengdu. "Si vous voulez une véritable plage, vous pouvez toujours aller aux Philippines. Mais ici, ce n'est pas si mal tout de même", tempère-t-il.

- Controverses -

L'improbable décor, qui draine les foules de locaux et de touristes, a fait le succès du Global Center, donnant ainsi tort aux critiques qui avaient condamné l'audacieux bâtiment en 2013 lors de son ouverture, y voyant un gâchis d'argent public.

Selon les médias, le gouvernement local a dépensé plus de 6 milliards de dollars dans ce bâtiment, censé consolider le statut de Chengdu comme centre économique dynamique. La ville est désormais reliée par le chemin de fer à l'Europe et ambitionne de devenir une "Silicon Valley" chinoise.  

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Poutine dénonce l'ampleur de la pollution du lac Baïkal
15/08 17:04

"De vastes zones de la région du Baïkal", notamment le lac qui "fait partie du patrimoine non seulement de la Russie, mais aussi de toute la planète", ont subi "une pollution extrêmement forte", a déclaré M. Poutine, lors d'une réunion gouvernementale.

Ce lac sibérien "est pour nous un objet de fierté et de responsabilité particulière, et la tâche de le sauvegarder pour les générations actuelles et futures est une priorité incontestable de l'Etat", a-t-il souligné, cité dans un communiqué du Kremlin.

Classé en 1996 au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, le Baïkal, qui contient 20% des réserves d'eau douce du monde, est le lac le plus profond de la planète et le plus grand d'Eurasie.

Le président russe a demandé une "attention particulière pour la réparation des conséquences des activités économiques irrationnelles et souvent irresponsables" sur ce territoire, afin d'empêcher qu'elles se soient reproduites dans l'avenir et de minimiser le préjudice déjà infligé.

Une usine de cellulose accusée de polluer depuis des années le lac Baïkal et une usine de production de tungstène située à proximité "ont été fermées il y a plusieurs années, mais les déchets qu'elles avaient accumulés continuent d'empoisonner l'eau du lac et des rivières qui le nourrissent", a déploré le président.

Les déchets toxiques d'origine agricole "se retrouvent aussi d'une manière ou d'une autre dans l'eau du Baïkal", alors que des "touristes sauvages incontrôlables laissent des tas d'ordures sur les rives" du lac.

M. Poutine a demandé la mise en oeuvre de "mesures urgentes pour effacer le préjudice écologique" infligé au lac. Il a par ailleurs chargé le Parquet général d'enquêter sur des activités "illégales et nuisibles à l'environnement" sur le territoire du Baïkal.

 

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12 Français retenus pour les mondiaux juniors de surf
15/08 11:35

La composition de l’équipe de France :

U18 garçons

Marco Mignot (Landes)

Léo Paul Etienne (Guadeloupe)

Thomas Debierre (Guadeloupe)

Erwan Blouin (Gironde)

U18 filles

Neis Lartigue (Pyrénées atlantiques)

Uhaina Joly (Pyrénées atlantiques)

U16 garçons

Justin Bécret (Landes)

Tiago Carrique  (Pyrénées atlantiques)

Teva Bouchgua (Gironde)

Issam Auptel (Guadeloupe)

U16 filles

Juliette Lacome (Pyrénées atlantiques)

Hina Conradi (Pays de Loire)

L'Equipe de France va remettre son titre en jeu sur l'île de Kyushu au sud de l'archipel japonais, après son incroyable victoire l'année dernière aux Açores. Et le palmarès des Français ne s'arrêtent pas là : 3e en 2013, vice-champions en 2014 et 2015 puis champions du monde en 2016, les Bleuets sont attendus et seront observés ! Ils auront à affronter des équipes de taille comme les Etats-Unis et Hawaii.

Le spot où se déroulera les épreuves est Okuragahama beach, "un des spots les plus célèbres de la préfecture de Miyazaki. Il s’agit d’un beachbreak consistant qui s’étend sur 3 km et qui fonctionne quasiment toute l'année, avec les meilleures vagues en septembre et octobre. Le vent est très souvent off shore et la température de l’eau ne descend pas en-dessous des 26°.Le spot retenu pour les Mondiaux se situe près d’une digue. Il s’agit d’un pic droite-gauche (A-frame). La droite est un long mur  alors que la gauche est souvent plus petite, mais un peu plus creuse" décrit la Fédération Française de Surf.

 

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Dix ans sur un îlot breton désert pour un projet agro-environnemental
15/08 07:04

"Nous tirons un beau bilan de ces dix années sur l'île de Quéménès", dans le Finistère (ouest de la France), affirme Soizic Cuisnier, tout en s'activant à la préparation du repas dans la cuisine de la ferme insulaire. Au menu: haricots de mer à la crème et potée de lotte à la saucisse de Molène, du nom de l'archipel au sein duquel se niche le petit caillou d'à peine plus d'un kilomètre de long et 400 mètres de large. "Même si on a eu des passages difficiles, on a conscience d'avoir vécu une expérience hors du commun", poursuit David, yeux bleus et cheveux coupés courts, enfournant le fondant au chocolat qui complètera le menu destiné aux dix hôtes du jour.

A la fin de l'année, la jeune femme de 34 ans, son mari de 40 ans et leurs deux enfants, Chloé et Jules âgés de 7 et 5 ans, quitteront Quéménès et laisseront la place à d'autres Robinson, désireux comme eux de faire revivre cet îlot de 30 hectares brassé par les tempêtes.

- Nouvelle vie pour Quéménès -

Au départ de cette aventure, il y a un appel à projet du conservatoire du littoral, qui, après avoir acquis l'île en 2003, souhaitait lui donner une nouvelle vie.

Il aura fallu restaurer les bâtiments, installer l'eau courante et l'électricité --grâce à une petite éolienne, des panneaux solaires et un système de filtration de l'eau de pluie-- afin d'envisager l'installation d'un couple capable de redémarrer l'exploitation qui fonctionnait encore quelques dizaines d'années auparavant.

Au total, 1,3 million d'euros ont été investis dans le projet avec deux objectifs principaux. Les activités agricoles devaient permettre d'entretenir les terrains et murets sur l'île. L'accueil du public devait sensibiliser celui-ci à la fragilité du milieu.

Avant d'arriver à Quéménès, Soizic, diplômée de niveau bac+2 en valorisation des produits de la mer, animait des classes de mer. David, lui, tenait un magasin d'articles de plongée après un bac agricole et une maîtrise de géographie.

"On est fier de ce qu'est devenu Quéménès", assure Soizic, coupe au carré sur un visage respirant le bon air, expliquant avoir pris conscience que "la protection des milieux naturels n'est pas forcément incompatible avec une vie économique locale et heureuse".

Côté environnement, la culture des pommes de terre a permis de retravailler une partie des sols, tandis que les autres l'étaient grâce au pâturage des moutons. Les prairies ont alors progressivement retrouvé leur place, laissant le champ libre à une flore disparue.

Alors qu'en 2007, il n'y avait quasiment plus d'oiseaux nicheurs à cause de la présence de furets, près de 250 couples de sternes ont été observés en 2017, sur 1.900 recensés en Manche et mer du Nord.

- Un salaire minimum et demi par mois -

La famille a pu se verser une moyenne d'un salaire minimum et demi par mois. "Ca fonctionne parce que nous avons développé des activités complémentaires", souligne Soizic, se souvenant de la panne de tracteur le jour de la récolte des patates en 2012, de celle, l'année suivante, du moteur de leur petit bateau, seul lien avec le continent, ou encore de la tempête de l'hiver 2014 qui a retourné le littoral et réduit à néant la récolte des algues.

Le couple propose trois chambres d'hôtes d'avril à octobre et commercialise chaque année, jusqu'en Suisse, Belgique et Italie, près de 5 tonnes de pommes de terre issues de sols amendés de goémon.

Une vingtaine de brebis lui permettent aussi de vendre de la viande d'agneau, tout comme il le fait avec les algues qu'il récolte.

Le conservatoire du littoral, désireux de renouveler l'expérience --après le départ de la famille Cuisnier qui souhaite se lancer dans la culture d'algues sur le continent-- a lancé un nouvel appel à projet qui a "reçu bien plus de candidatures qu'il n'en faut". Le résultat de cet appel, qui clôture le 26 septembre, devrait être connu en octobre.

 

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Le Landais Joan Duru, peu familier de la vague de Teahupoo, est paradoxalement celui qui a montré le plus de maîtrise, avec un tube profond noté 9,17 pour sortir Joël Parkinson au troisième round, mais il a été éliminé en quarts par le futur vainqueur Julian Wilson.

Aucun des trois ultra-marins engagés n'accède aux quarts de finales de cette étape du World Championship Tour (WCT). Le Réunionnais Jérémy Florès, qui l'avait emporté à Tahiti en 2015, a été battu par l'Australien Connor O 'Leary.

Le Tahitien Michel Bourez a été éliminé par l'Américain Conner Coffin au troisième tour. Malgré de nombreux podiums internationaux, il n'est jamais parvenu à briller à domicile, sur la vague de Teahupoo.

Quant à l'autre Tahitien, Taumata Puhetini, qualifié lors des trials qui précèdent la Billabong Pro Tahiti, il a été sorti dès le premier jour, après avoir été opposé au leader mondial Matt Wilkinson.

Teahupoo, connue pour la puissance, a été timide cette année, avec des hauteurs de vagues inférieures à deux mètres, plus favorables aux fins techniciens qu'aux amateurs de gros tubes.

Les organisateurs avaient exceptionnellement concentré la compétition sur trois jours, pour éviter les mauvaises conditions météo attendues lundi.

Jordy Smith, battu en demi-finale par Julian Wilson, est le nouveau leader du classement mondial. Le premier Français, Michel Bourez, qui surfe sous les couleurs de la Polynésie française, est treizième. Joan Duru gagne six places et passe seizième.

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Le fleuron de la marine péruvienne fait escale au Havre !
14/08 14:34

Pendant une semaine, le port du Havre sera le théâtre d'un spectacle majestueux : l'amarrage et l'appareillage du navire-école péruvien l'Union, venu y faire escale pendant une semaine dans le cadre de son deuxième voyage de formation de 6 mois à travers 11 pays.

Véritable ambassade itinérante et fierté nationale, l'Union devrait accoster aux alentours de 8h30 - 9h00 avant de repartir en direction de l'Espagne le vendredi matin : un spectacle à couper le souffle et inédit en France puisque le navire y accoste pour la toute première fois.

Le séjour de l'Union au Havre verra ainsi la mise en place de divers événements de rapprochement entre les deux communautés françaises et péruviennes.

Le navire sera également ouvert au public les mardi 15 et mercredi 16 août, de 10h00 à 18h00, à travers des visites guidées réalisées par les membres de l'équipage : une occasion unique de découvrir ce grand voilier rentré dans la flotte péruvienne en 2016.

L'Union en chiffres :

Longueur : 115,5 mètres

Maître-bau : 13,5 mètres

Tirant d'eau : 6,5 mètres

Tirant d'air : 53,3 mètres

Déplacement : 3 200 tonnes

Vitesse : 12 nœuds

Capacité : 250 hommes d'équipage

 

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Oman Air prend la tête du classement 2017 des Extreme Sailing Series™
14/08 11:20

Red Bull Sailing Team complète le podium tandis que Alinghi, leader sur la première partie de saison, affiche son pire résultat depuis 2012, suite à un journée de régate remplie d'action sur le fleuve Elbe pour l’Act 5 des Extreme Sailing Series™ à Hambourg, présenté par Land Rover. "Nous sommes comblés", a déclaré Phil Robertson, skipper et barreur de l’équipage omanais, qui ajoute une nouvelle ligne à son palmarès, dont des victoires dans le World Match Racing Tour et sur le Championnat du Monde en M32, ainsi que dans la précédente édition des Extreme Sailing Series à Barcelone. "La lutte était intense aujourd'hui et les garçons se sont bien battus. L'équipage de SAP Extreme Sailing a bien navigué et remportait plusieurs victoires, nous savions que notre avance se réduisait, mais nous n'avons pas paniqué, ce qui était essentiel ", a commenté Robertson, dont l'équipe s'est emparée de la première place du podium depuis la première course. "Je vais me reposer pendant une semaine, c'est sûr", a ajouté Robertson, dont l'équipage était composé de Peter Greenhalgh, Ed Smyth, James Wierzbowski et Nasser al Mashari. La bataille pour la victoire entre SAP Extreme Sailing Team et Oman Air s’est jouée sur le fil, mais même une victoire sur la dernière course comptant double n’aurait pas été suffisante pour les Danois, qui avaient besoin de mettre au moins deux bateaux entre eux et leur rival pour terminer devant.

 

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Race for Water : entre Cuba et la République Dominicaine

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14/08 07:09

Rythmés par de nombreux temps forts, ces 18 jours d’escale auront, une fois de plus, été vécues intensément par l’équipage, tout à la fois, attristé de constater la pollution dans les rues de La Havane et positif sur les échanges menés sur place. Confiants sur la continuité des discussions et sur la mise en place de solutions de gestion des déchets plastiques, Pascal Morizot (capitaine du Race for Water) et son équipe se dirigent actuellement vers Saint Domingue, qu’ils prévoient d’atteindre le 21 août.

Le navire Race for Water et son équipage sont arrivés jeudi 20 juillet à La Havane pour 18 jours d’escale cubaine. Parti le 7 juillet de Caroline Bay Marina, le navire à propulsion mixte solaire-hydrogène-kite aura mis 13 jours à la vitesse moyenne de 3,5 nœuds pour parcourir les 1 300 milles nautiques qui séparent les Bermudes de Cuba. Treize jours de navigation perturbés par la rencontre trop fréquente de déchets plastiques flottants à la surface de l’eau comme le racontent les membres d’équipage à peine débarqués de leur périple. Consciente de cette pollution plastique grandissante, la Fondation Race for Water s'est justement rendue sur l’île crocodile pour alerter, sensibiliser et agir sur ce fléau en échangeant un maximum avec les acteurs locaux du Waste Management et les jeunes générations. 

Séminaire à bord : "du déchet plastique à l'énergie"

Une trentaine d'experts cubains se sont joints à l'équipe de R4W pour aborder les thèmes de la pollution plastique des océans et de la transition énergétique. Chacun a pu découvrir le navire, démonstrateur du mix énergétique solaire-hydrogène-kite, et son exposition itinérante qui présente le rôle essentiel de l'océan et le défi que représente la pollution plastique. 

Scientifiques cubains et européens réunis pour étudier la pollution microplastique des océans

Depuis début août, les équipes scientifiques du NGI (Norges Geotekniske Institutt) et du CEAC (Centro de Estudios Ambientales de Cienfuegos) ont investi la plateforme « Race for Water » pour une série d’échantillonnage de microplastiques le long des côtes de La Havane. Cette campagne fait partie du projet Weather-Mic porté par le réseau européen JPI Oceans et dirigé par le Dr. Hans Peter Heinrich Arp. 

Rencontre avec les collecteurs de rue

Comme de nombreuses îles et villes côtières, Cuba n'est malheureusement pas épargnée par la pollution plastique notamment à cause du manque d’infrastructures et des décharges sauvages qui fleurissent un peu partout, souvent au bord de l'eau. Afin de remédier partiellement à ce problème des coopératives gouvernementales ont été constituées dans chaque ville afin d'inciter le ramassage informel de certains déchets recyclables. Aluminium, verre, papier sont collectés pour être recyclés. Côté plastique, seuls le PET et le PEHD semblent avoir des filières actuellement. De nombreux déchets plastiques sont donc laissés à l'abandon avec de grandes chances de terminer leur vie dans l'océan. Produire de l'électricité à partir des déchets plastiques,solution mise en avant par la Fondation, permettrait de réduire l'hémorragie et de préserver les fonds marins qui font la réputation de l'île. 

 

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Des aides pour restaurer le littoral varois, suite aux incendies
13/08 07:06

"Les derniers jours du mois de juillet ont vu disparaître dans les flammes plusieurs milliers d'hectares qui comptent parmi les plus beaux espaces naturels du littoral varois", a rappelé dans un communiqué le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

Sur place, les secrétaires d'Etat Brune Poirson et Sébastien Lecornu ont dévoilé une enveloppe de 165.000 euros, en complément d'un appel aux dons lancé par le Conservatoire du littoral.

L'aide ira à la consolidation des sols (paillage et fascinage) là où la forêt est partie en cendres et à des actions en faveur du lézard ocellé et de la tortue d'Hermann dont plusieurs spécimens ont été retrouvés calcinés.

Des travaux de mise en sécurité du sentier seront également engagés "très rapidement", selon le communiqué, et l'information sur le risque d'incendie auprès des passagers embarquant vers les îles du Parc national de Port-Cros sera renforcée.

Le cap Taillat et le cap Lardier ont fait les beaux jours du camping sauvage dans les années 1960-70, avant d'être classés. Ils surplombent des plages de Ramatuelle et La Croix-Valmer où le nombre de VIP présents au mètre carré alimente chaque été la chronique estivale, de Madonna à Neymar.

Plus de 500 hectares y ont brûlé les 24, 25 et 26 juillet. Le cap Taillat en particulier comptait une importante population de tortues d'Hermann, l'unique tortue terrestre de France métropolitaine, présente uniquement dans le Var et le massif de l'Esterel, selon le conservatoire du littoral.

Les populations de lézard ocellé et de cistudes d'Europe (tortue aquatique) ont également été détruites lors de cet incendie sans précédent.

Des pins parasols, pour certains ayant plus de 60 ans, ont brûlé. La flore endémique du littoral, dont le Palmier nain, le Petit statice, la Barbe Jupiter, a disparu avec les flammes.

Pour François Fouchier, délégué régional du conservatoire du littoral, ce sont dix années de travail parties en fumée. "Au-delà du fait que c'est la plage des milliardaires, le cap Taillat est un endroit emblématique (...) et il y avait eu un boulot énorme en termes de reconquête naturelle et pour baliser les sentiers. Tout est à refaire", confiait-il au soir du 25 juillet.

 

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Les écosystèmes marins altérés par le changement climatique
12/08 17:02

Ces travaux, dirigés par l'écologiste marine Sarah Moffitt, de l'Université de Californie à Davis, montrent que le réchauffement climatique et la désoxygénation des eaux de l'océan qu'il provoque peut très rapidement modifier l'écologie de ce milieu. La récupération peut alors prendre des milliers d'années, pas seulement des siècles comme on le pensait jusqu'alors, concluent ces chercheurs. Leur étude paraît dans les Comptes rendus de l'académie américaine des sciences (PNAS).

Ces scientifiques ont analysé plus de 5.400 fossiles d'invertébrés, allant des oursins aux palourdes, dans une carotte de sédiments prélevée au large de Santa Barbara, en Californie.

Cette carotte de dix mètres de longueur couvre une période remontant de 3.400 à 16.100 ans, ouvrant des fenêtres sur ce qui s'est passé dans les écosystèmes marins avant, pendant et après la dernière grande période de glaciation allant d'il y a 110.000 à 10.000 ans.

La déglaciation a été une période de réchauffement rapide du climat et de fonte des glaces polaires avec la formation de zones étendues dans l'océan dans lesquelles les niveaux d'oxygène de l'eau étaient plus faibles.

Les études précédentes des carottes sédimentaires des fonds marins se concentraient essentiellement sur des organismes unicellulaires appelés foraminifères et peu sur les formes de vie multicellulaires comme les invertébrés, précisent les auteurs.

L'analyse des différentes couches de cette carotte de sédiments marin montre qu'avant le réchauffement des écosystèmes abondants et divers vivaient dans les fonds marins, dont les eaux étaient bien oxygénées.

Ensuite, ces chercheurs ont observé une période de réchauffement et de perte d'oxygène dans les océans, suivie par une réduction rapide de la diversité. Les fossiles ont quasiment disparu dans cette partie de la carotte sédimentaire qui correspond à un appauvrissement des eaux de l'océan en oxygène.

Les scientifiques ont calculé que les niveaux d'oxygène dans les océans ont diminué dans des proportions limitées, de 0,5 à 1,5 millilitre par litre d'eau en moins d'un siècle. Cela montre que même de petits changements peuvent avoir des effets drastiques sur les écosystèmes des fonds marins.

Ces résultats suggèrent que le changement climatique de la planète pourrait provoquer des effets similaires sur les écosystèmes, qui auront besoin de millénaires pour récupérer.

"Ce phénomène observé dans le passé nous montre combien les écosystèmes sont sensibles aux changements du climat terrestre avec des conséquences pour des millénaires", souligne Sarah Moffitt.

"C'est une réalité à laquelle nous devons nous confronter en tant que scientifiques mais aussi comme citoyens qui se préoccupent de l'environnement", ajoute-t-elle.

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A Caen, des plages du Débarquement en réalité virtuelle
12/08 14:33

Assis sur un siège pivotant sur lui-même, muni d'un casque audio et de lunettes de réalité virtuelle aussi épaisses qu'un masque de plongé, le visiteur est comme propulsé à bord d'un drone. Il rase l'immense Omaha Beach puis survole les milliers de croix blanches du cimetière américain surplombant cette plage du Débarquement, avant de se retrouver juste derrière un avion bombardant la pointe du Hoc et de repartir vers la mer pour survoler les vestiges du port artificiel d'Arromanches.

Le Mémorial profite ensuite de cette attraction gratuite placée dans son hall d'entrée, pour faire la promotion de Falaise, où se trouve un mémorial des victimes civils du Débarquement (géré par le Mémorial de Caen), et de l'ex capitale de Basse-Normandie, avec un survol des abbayes fondée par Guillaume Le Conquérant.

Conformément au principe de la réalité virtuelle, le visiteur, en immersion vidéo, a une vue à 360 degrés, dont il peut ici profiter en bougeant la tête ou en faisant pivoter son siège sur lui même.

Le film, réalisé grâce à un drone muni de sept caméras, dure 4 minutes 10, dont environ la moitié consacrée aux principaux sites maritimes du Débarquement dans le Calvados.

Avec trois postes de réalité virtuelle proposés au public, "le Mémorial teste cette technologie, avant d'investir plus lourdement dans les deux ans à venir. C'est important pour nous: notre public, avec une moyenne d'âge de 35 ans, est jeune", a expliqué à l'AFP Stéphane Grimaldi directeur de ce musée qui appartient à la Ville de Caen.

Le Mémorial, qui affiche un chiffre d'affaires annuel de 10,5 millions d'euros, a investi 30.000 euros dans cette expérience, précise M. Grimaldi.

Consacré à l'Histoire de la Seconde guerre mondiale, ses prémisses et ses conséquences, le musée accueille près de 380.000 visiteurs par an.

Plusieurs sites parisiens comme la BNF ou l'Institut du monde arabe proposent ou ont proposé récemment des expositions sur la base de cette technologie en plein développement.

 

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2016 année noire pour le climat, le réchauffement à un niveau record
12/08 07:08

Recul record des glaces polaires, inondations, sécheresse, multiplication des vagues de chaleur... le dernier rapport annuel sur "l'Etat du climat" dresse un portrait des plus sombres de notre planète après deux années consécutives où la température globale était au plus haut depuis le début des relevés de températures en 1880.

"Les records de chaleur de l'année dernière résultent de l'influence combinée des tendances de réchauffement du climat à long terme et d'un fort El Nino au début de l'année", le courant chaud équatorial du Pacifique, explique le rapport publié jeudi par l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) et l'American Meteorological Society (AMS).

Ce document de 300 pages auquel ont contribué près de 500 scientifiques dans plus de 60 pays, montre bien que les principaux indicateurs du changement climatique continuent à refléter des tendances conformes à une intensification du réchauffement planétaire.

Même s'il ne sont pas pris en compte dans le rapport, les six premiers mois de 2017 sont également parmi les plus chauds enregistrés depuis 1880, selon la NOAA.

La publication de ce rapport intervient une semaine après l'officialisation auprès de l'ONU par les Etats-Unis de leur décision de se retirer de l'accord de Paris sur le climat conclu en 2015 par 195 pays. Le président Donald Trump juge cet accord "néfaste pour l'économie américaine".

- Vagues de chaleur -

Plusieurs marqueurs clés comme les températures à la surface du globe, le niveau des océans et les gaz à effet de serre dans l'atmosphère, ont battu les records de l'année précédente.

En 2016, les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) sur la Terre ont dépassé les 400 ppm (parts par million) - 402,9 - pour la première fois depuis le début des relevés. C'est également le plus haut niveau en 800.000 ans, si l'on prend en compte les données provenant de l'étude des couches glaciaires.

Plusieurs pays, dont le Mexique et l'Inde, ont enregistré des températures annuelles records en 2016.

Une vague de chaleur d'un semaine dans la péninsule indienne, avec des températures dépassant 44 degrés Celsius, a contribué à créer une pénurie d'eau pour 330 millions de personnes et fait 300 morts.

Dans l'Arctique, zone la plus sensible au réchauffement, la température moyenne à la surface l'année dernière se situait deux degrés au-dessus de la moyenne de 1981-2010, battant tous les records.

A la fin de l'hiver en mars, l'étendue maximum des glaces arctiques était la plus faible en 37 ans d'observations par satellite.

Dans l'Antarctique, la banquise a connu son plus faible accroissement, très inférieur à la moyenne de 1981-2010.

Quant à la température globale sur les océans elle a été plus élevée (+0,1 degré Celsius) que la tendance de 1950 à 2016, précise le rapport.

- Craintes de censure -

La fonte de glaces et des calottes polaires a élevé le niveau des océans à un nouveau record, 82 millimètres au-dessus de la moyenne enregistrée en 1993.

Dans les régions équatoriales, 93 tempêtes tropicales se sont produites en 2016 soit plus que la moyenne de 82 entre 1981 et 2010 mais moins que les 101 en 2015.

"Le changement climatique est l'un des problèmes les plus pressants auxquels l'humanité et la vie sur Terre doivent faire face", écrivent le auteurs de ce rapport de référence, disponible sur internet.

Un autre rapport rédigé par treize agences fédérales américaines et publié cette semaine par le New York Times, détaille les effets du réchauffement climatique aux Etats-Unis alors que les températures moyennes ont augmenté de manière spectaculaire ces dernières décennies sur le territoire américain, et sont désormais les plus chaudes en 1.500 ans.

Ce document n'a pas été rendu public, ni encore approuvé par l'administration Trump. Les scientifiques craignent que le rapport soit censuré car il contredit l'affirmation de Donald Trump et de membres de son cabinet selon lequel "la contribution humaine au changement climatique n'est pas démontrée".

 

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11/08 07:10

Le comité directeur de la Fédération Française de Surf a validé la proposition émise par la Direction Technique Nationale pour les championnats du monde de Stand Up Paddle et Paddleboard. 10 athlètes ont été retenus pour les Mondiaux du Danemark du 1er au 10 septembre 2017.

La composition de l’équipe de France

Sup Surfing : Benoit Carpentier, Pierre Rollet, Justine Dupont, Lydie Toche Soulé

Sup Race : Titouan Puyo, Arthur Arutkin, Olivia Piana, Amandine Chazaud

Paddleboard : Julien Lalanne, Flora Manciet

Staff : Stéphane Corbinien (Directeur Equipe de France) ; Serge Lougarot (coach) ;

Pascal Depaire (docteur) ; Stéphane Sisco (communication)

La plupart se sont déjà bien entraînés lors des championnats d'Europe au Portugal, au mois de juin denier.

Pour instaurer la parité, deux femmes complètent l'équipe : Lydie Toche Soulé en Sup Surfing et Amandine Chazot en Sup Race.

En novembre 2016, la France avait décroché la 2e place aux Fidji et cette année, elle tentera d'au moins conserver sa place, dans une eau bien plus fraîche.

Le programme :

1er septembre : parade des nations et cérémonie d'ouverture à Copenhague

2 septembre : SUP et Paddleboard longue distance (messieurs et dames) à Copenhague

3 septembre : SUP Sprints Race (messieurs et dames) à Copenhague

5-10 septembre : SUP Surfing, SUP Technical Races, Paddleboard Technical Races, relais, Nr. Vorupør, « Cold Hawaii »

10 septembre : cérémonie de clôture

 

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« C’est une bonne surprise » annonce Sidney Gavignet à son arrivée à Plymouth. Comme dans les courses historiques, ce n’est en effet qu’une fois la ligne passée que le skipper a découvert sa position. « Nous pensions être sixième mais Hydra, qui était devant nous a perdu deux places la nuit dernière » explique-t-il. Son co-skipper, Fahad Al Hasni est fier de ce résultat : « c’est une grande course, il y avait beaucoup de bateaux ». L’équipage était composé du « noyau dur » composé de Sidney et Fahad mais également de Sami Al Shukaili, un jeune marin omanais plein de promesses et de l’expérimenté Alex Pella. Vainqueur de la Route du Rhum 2014, l’Espagnol est venu apporter son expertise à bord du Class 40.

A trois mois du départ de la Transat Jacques Vabre cette course est encourageante et le bilan dépasse le résultat obtenu. Le skipper souligne deux points positifs. « On n’a rien cassé et on a découvert des axes de progression ». La première bonne nouvelle vient en effet de l’état général du Class40 qui n’a pas connu d’avarie sur cette course exigeante de 605 milles entre Manche et Mer d’Irlande. Et non seulement le bateau est en bon état mais il est en plus susceptible d’être amélioré puisqu’un problème de safran a été diagnostiqué.

Dès aujourd'hui, le bateau aura rejoint son port d’attache à Lorient et fera l’objet d’un soin approfondi pour être dans la meilleure configuration possible avant le départ de la Transat Jacques Vabre, en novembre.

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