La Nord Stream Race, de Flensburg à St Pétersbourg
27/07 14:05

Deux mois avant le départ de la 15ème édition de la Nord Stream Race 2015, les inscriptions vont bon train et  font déjà apparaître des participants de renom. Ainsi, des figures familières reviennent dans la course, comme Blogodarnost2 (Elliot 45) qui pourra compter sur son expérience de deux ans dans la Nord Stream Race, puisqu’il y a participé en 2013 et en 2014, ce qui en fait un candidat en vue pour remporter le trophée ORC.

 


Après les Championnats du Monde de mai et plusieurs événements en mer Méditerranée, la Nord Stream Race représentera le couronnement des courses de catégories Swan 60 pour la saison 2015. La céremonie de remise des prix, prévue le  26 septembre, sera aussi l’occasion de présenter le champion Gazprom 2015 Swan 60, pour le yacht ayant fait preuve des meilleures performances de la saison. Les champions de "Team Russia" à bord du Bronenosec participeront, cette année encore, à la course, de même que Tim Kröger comme skipper de Spirit of Europe, arrivé 3ème en 2014.

 

Si l'objectif consiste à battre le record du monde de vitesse de 3 jours 38 minutes et 23 secondes (par SY outsider en 2013), une autre bonne raison de participer à la course reste que la ville de St Pétersbourg est une destination fascinante. Pour la majorité des navigateurs, l’est de la Baltique représente encore une zone inconnue sur la carte, bien qu’elle ne soit pas si lointaine. Ainsi, la régate sera l'occasion de se familiariser avec les côtes de la Mer Baltique et avec le Golfe de Finlande.

 

Cliquez ici pour plus d’informations concernant les inscriptions à la Nord Stream Race

 

 

Un hors-bord ayant appartenu à Johnny vendu 31.200 €
27/07 09:29

Un canot à moteur de luxe ayant appartenu à Johnny Hallyday, lorsqu'il fréquentait le Bassin d'Arcachon dans les années 70, a été adjugé à 31.200 euros, lors d'une vente aux enchères de bateaux de collection samedi à Arcachon (Gironde), a indiqué la maison de vente.

Ramené des Etats-Unis par "l'idole des jeunes" en 1975, ce Bertram 1969 rouge et blanc de 8,78 mètres, "très puissant, fait pour la course", était l'un des premiers offshores importés en France à l'époque, a dit le commissaire-priseur Jean-Pierre Osenat, président de la maison d'enchères.

Le bateau avait été par la suite conservé par Jean-Pierre Pierre-Bloch, ancien journaliste et homme politique qui fut secrétaire de Johnny Hallyday dans les années 1960, mort en 2013.

En parfait état, naviguant jusqu'à ces toutes dernières années, le hors-bord était estimé à entre 20.000 et 25.000 euros. Il a été acquis par un collectionneur français, amoureux des bateaux de collection, et "devrait rester sur le bassin d'Arcachon", selon Jean-Pierre Osenat.

Quoique le plus médiatisé, le bateau de Johnny n'était pas le plus prisé de la vente, la deuxième annuelle consacrée à ces canots à moteur de collection remontant pour certains aux années 30. Clou de la vente, un Aquarama de la marque italienne emblématique Riva, "la Ferrari des mers", a été vendu 252.000 euros et un Ariston, de Riva également, 90.000 euros.

Les duos de la Transat Jacques Vabre
27/07 08:29

Vingt-deux ans d’existence et tous les deux ans, un plateau de skippers enthousiasmant… La Transat Jacques Vabre demeure LA course qu’il ne faut pas manquer, celle où le parcours équivaut à un quart d’un tour du monde, celle où les bateaux sont poussées à 100% de leur potentiel car menés par des tandems de haute voltige, celle que tous souhaitent inscrire à leur palmarès. Les grands noms de la voile seront de la partie sur cette Transat Jacques Vabre 2015. Michel Desjoyeaux, François Gabart, Kito de Pavant, Marc Guillemot, Armel Le Cléac’h, Jean-Pierre Dick, Vincent Riou, Yann Eliès pour n’en citer que quelques-uns, viendront se frotter à la nouvelle génération de coureurs au large.

 


A deux, c’est mieux !

Que soit en Class40, en Multi 50, en Imoca, ou en Ultime, la gestion d’une transatlantique en double permet un engagement total de la part des deux marins. Les manœuvres se déroulent plus rapidement, la stratégie gagne en finesse et les hommes poussent les bateaux à l’extrême. « C’est ce qui fait la spécificité de cette transat que j’affectionne particulièrement. A deux, on met les bouchées doubles ! » souligne Kito De Pavant (Bastide – Otio) qui compte parmi les nombreux concurrents en Imoca. Sur cette course, le choix du co-skipper est essentiel. Au-delà du palmarès de chacun, la Transat Jacques Vabre est d’abord une aventure humaine. Sébastien Josse et Charles Caudrelier, les vainqueurs de la précédente édition en MOD70, réitèrent l’aventure, cette fois en Imoca, pariant sur la confiance qui les a portée au sommet : « Avec Charles, nous nous exprimons pleinement sur ce format de course ». Onze jours et cinq heures seulement avaient été nécessaires au MOD 70 Edmond de Rothschild pour s’imposer à Itajaí à plus de 22 nœuds de moyenne. On ne change pas une équipe qui gagne…

 

Liens familiaux, fraternels ou recherche de compétitivité ?

Sur le papier, la liste des équipages de l’édition 2015 est un savoureux mélange de duos parfois étonnants, parfois logiques, parfois improbables. Il y a les partisans du lien affectif, comme Bertrand de Broc et Marc Guillemot (Imoca - MACSF), cousins à la ville et désireux de repartir à l’aventure ensemble. Alan Roura (Class 40- Club 103) a fait la demande à son père Georges, avec lequel il a bourlingué autour du monde, « On est sûr de ne pas s’engueuler ! » confie le jeune Suisse. Nombre de skippers n’imaginent pas s’engager pour 20 jours de course sans bien connaître son double. Ce n’est pas le cas de Yann Eliès (Imoca – Groupe Queguiner - Leucémie Espoir) qui change son fusil d’épaule, en embarquant cette année Charlie Dalin, persuadé que c’est la bonne solution : « Pour former le duo idéal, je pensais qu’il fallait partir avec son meilleur copain. Je me suis trompé. Il ne faut pas qu’il y ait d’affect si on veut avancer et ne pas s’embarrasser sur des prises de décisions. » Lalou Roucayrol (Multi 50 - Arkema) est du même avis. Il a choisi celui qui a dessiné ses voiles : César Dohy.

Jeunes loups cherchent vieux briscards…

La nouvelle génération de coureur au large sait s’entourer. Paul Meilhat (Imoca - SMA) par exemple a logiquement fait appel à Michel Desjoyeaux pour arriver bien placé au Brésil et apprendre les secrets de la navigation en 60 pieds open. Nicolas Troussel (Bretagne – Crédit Mutuel) embarque sur son Class40 le jeune Corentin Horeau qui piaffe d’impatience de surfer vers de nouveaux horizons. Yann Eliès et Charlie Dalin formeront un couple complémentaire et intelligent : expérience du grand large et jeune talent. Que dire du tandem Tanguy de Lamotte et Samantha Davies ! Sur son Initiatives-Cœur, Tanguy fait parler le cœur et la raison en embarquant celle qui revient d’un tour du monde en équipage et a engrangé un nombre impressionnant de milles cette année.

Chypre : "Le Titanic de la Méditerranée" attire les plongeurs
26/07 15:25

Chaque année, ils sont des milliers d'amateurs à s'équiper d'une combinaison et de bouteilles pour partir à la découverte du "Titanic de la Méditerranée", qui repose sur son flanc gauche à 40 mètres de profondeur. Sa taille ( 172 mètres) et sa splendeur ont fait du Zenobia, nom de la reine de l'antique Palmyre, l'un des dix sites de plongée sur épaves les plus importants au monde et le premier en Europe. Les autres épaves stars reposent près des côtes australiennes, en Asie ou en mer Rouge. « Le ferry est tellement grand que vous pouvez nager des jours sans vous ennuyer », s'enthousiasme Mat Howell, membre d'une agence spécialisée dans le tourisme sous-marin en Grande-Bretagne et l'un des participants de la "Zenobia Week", organisée fin juin pour promouvoir le site. « Lorsqu'on plonge à l'intérieur du navire, on peut encore voir la moquette qui habillait le pont supérieur et même les tables du restaurant », témoigne Hatte Clasen, instructeur de plongée ravi de la popularité croissante du Zenobia.

 


Contrairement à d'autres épaves en Méditerranée, le ferry tire profit de son accessibilité, n'étant qu'à une dizaine de minutes en bateau de la station balnéaire de Larnaca, troisième ville chypriote. « Le revers de cette proximité, c'est que des plongeurs inexpérimentés se précipitent sur ce site, ce qui provoque des accidents mortels », poursuit Hatte Clasen. Comme son grand frère le Titanic, qui sombra en 1912 dans l'Atlantique, le roulier suédois a chaviré lors de son voyage inaugural, alors qu'il avait mis cap sur le port syrien de Tartous. Le 2 juin 1980, minuit passé, le commandant de bord envoie un premier SOS au large des côtes chypriotes. Des remorques sont dépêchées pour redresser le navire, en vain. Cinq jours plus tard, le Zenobia sombre, emportant avec lui une centaine de semi-remorques remplis de cigarettes, de câbles mais aussi... d'un million d'oeufs.

 


Pourquoi a-t-il chaviré alors que les éléments n'étaient pas hostiles ? Mystère... Beaucoup s'accordent sur une défaillance technique. D'autres versions plus fantaisistes circulent dans la plongeosphère: le Zenobia servait de couverture pour transporter des missiles, ou bien on l'aurait fait volontairement chavirer dans le but d'une arnaque à l'assurance...

 

Dans les bras de l'épave

Trente-cinq ans plus tard, les plongeurs s'amusent à nager entre les camions toujours accrochés au flanc du navire, rouillés mais intacts. Les plus intrépides s'aventurent dans les salles les plus sombres du navire. Ils y accompagnent des mérous bruns ou des barracudas carnivores qui ont colonisé l'épave, où s'est développée toute une vie marine. Andrei Pligin, un passionné de plongée âgé de 16 ans, remonte à la surface encore ému. Ce Russe aux yeux bleu azur n'est pourtant pas novice: c'est la 206e plongée qu'il effectue malgré son jeune âge. Il confie venir à Chypre une fois par an. « Ici, le climat est bon et il n'y a pas de courant: il suffit de se jeter dans les bras de l'épave », témoigne-t-il. Le site attire 45.000 personnes par an, selon les autorités locales, qui appellent le gouvernement à agir contre la pêche illégale autour de l'épave, devenue le récif le plus important de l'île. Neil Hope, journaliste spécialisé britannique, estime que Chypre devrait être davantage connu des plongeurs comme une destination pouvant rivaliser avec d'autres grands spots de plongée, tels que l'épave du cargo britannique Thistlegorm en mer Rouge (Egypte) ou celles qui gisent au large de l'île de Malte. De fait, Chypre, "l'île d'Aphrodite" à l'abri des tumultes qui secouent le Proche-Orient voisin, table sur le tourisme pour relancer son économie mise à genoux par une crise financière sans précédent en 2013.

 

TFV 2015 : Victoire finale de Spindrift
26/07 10:04

L'équipage franco-suisse Spindrift a remporté samedi à Nice le 38e Tour de France à la voile (TFV), les régates au programme de ce dernier jour de courses ayant été annulées à cause du vent, trop faible ou trop fort, et le classement final restant celui de la veille au soir.

Spindrift (François Morvan/Xavier Revil) s'impose devant Groupama (Pierre Pennec). Les deux équipages ont terminé à égalité de points et gagné autant de journées de régates (raid côtier ou stade nautique) l'un que l'autre mais Spindrift a fini trois fois deuxième, une fois de plus que Groupama.

Médaillé d'or au Jeux paralympiques d'Athènes en 2004, d'argent à Pékin en 2008, 10e de la Route du Rhum 2010 en Class40, 8e quatre ans plus tard, Damien Seguin (Fondation FDJ - Des pieds et des mains), termine à une très honorable 19e place.

"Je veux évacuer la frustration et ne pas me laminer la tête pour rien, a déclaré Pennec. C'était un beau Tour de France à la voile, avec de belles conditions pour régater, avec un bon niveau".

"On voulait vraiment le gagner, a-t-il ajouté. On termine deuxième, à égalité de points. Je pense qu'on a bien navigué surtout dans les moments importants, les points décisifs, on a su marquer ces points là. Je suis déçu parce que je voulais vraiment gagner ce Tour, mais on n'a pas toujours ce qu'on veut. On reviendra pour le gagner".

"Cette troisième place n'est pas du tout une déception, a pour sa part indiqué Guilmin, parce que c'était notre objectif. On est content de ce qu'on a fait. J'ai vraiment adoré ce format du Tour. On est proche du public et c'est un vrai plus. Et puis ça va vite. Faire des raids entre 10 et 15 noeuds de moyenne, c'est un plaisir".

 

Le Tour de Bretagne à la loupe
26/07 07:40

Pour la première fois de l’histoire de la course, les concurrents se plieront au rite du « Prologue » : petit parcours en baie disputé la veille du départ, qui ne compte pas dans le classement. Pour l’occasion, chaque duo embarquera un jeune de moins de 20 ans issu des écoles de sport du pays malouin. Une belle occasion de s’échauffer, de parader et partager ses expériences respectives au cœur de la belle baie tactique de la cité des corsaires.

 

Le parcours du 10e Tour de Bretagne, pas à pas

La première étape entre Saint-Malo et Lézardrieux est un tracé bien connu des figaristes, « il n’y a pas de piège particulier, c’est un classique de la côte nord Bretagne », précise Jean Coadou, directeur de course.
Pour le tour de Bréhat : deux parcours sont envisagés, un court de 20 milles, au plus près de l’île, et un de 27 milles avec un passage à proximité de Paimpol. Ces deux tracés sont conçus pour être disputés dans les deux sens. Le Comité de course décidera du parcours et du sens dans lequel il sera proposé aux coureurs la veille ou le matin du départ. Les forts courants de cette zone de navigation constitueront des paramètres majeurs à prendre en compte par les tacticiens.
Puis vient la grande étape de 104 milles (200 km), disputée en partie de nuit. Entre Lézardrieux et Camaret les duos devront négocier courants et cailloux de la côte nord, l’approche de la Pointe Finistère, le passage du Chenal du Four, l’entrée en Mer d’Iroise : une longue nuit en perspective...
La troisième étape sera lancée à l’aube de façon à permettre à la flotte des Figaro Beneteau de franchir le Raz de Sein avec le courant. La descente vers Groix passera ensuite au large de Penmarch’ puis de l’archipel des Glénan.
A Groix, comme à Bréhat, le Comité de course décidera, en fonction de la météo, du sens dans lequel il enverra les coureurs en faire le tour, sachant que les coefficients de marée auront repris un peu de puissance (coefficient de 90 le 28 août).

Rendez-vous dans six semaines pour le coup d’envoi de ce 10e Tour de Bretagne !

 

Le parcours du Tour de Bretagne 2015

22-23 août - Saint Malo
22 août : prologue
23 août : départ vers Lézardrieux (Saint-Malo – Lézardrieux : 44 milles)


23-35 août - Lézardrieux

23 août : arrivée des concurrents
24 août : tour de l’île de Bréhat (20 ou 27 milles)
25 août : départ vers Camaret-sur-mer (Lézardrieux – Camaret-sur-mer : 104 milles)


26-27 août - Camaret-sur-mer
26 août : arrivée des concurrents
27 août : départ vers l’île de Groix (Camaret-sur-mer – Groix : 80 milles)


27-29 août - île de Groix
27 août : arrivée des concurrents
28 août : parcours banane (9 milles) et tour de l’île de Groix (15 milles)
29 août : départ vers Piriac-sur-mer (Groix – Piriac-sur-mer : 43 milles)


29 août - Piriac-sur-mer
29 août : arrivée des concurrents et remise des prix

L’Hermione : cap sur Brest pour son grand retour en France
25/07 14:24

Partie le 18 avril dernier de l’Ile d’Aix, il y a plus de trois mois, L’Hermione entame son périple retour, dans des conditions très différentes sur la route Nord de l’Atlantique. Si lors de la traversée aller entre Canaries et Yorktown, la frégate a bénéficié de vents portants, dans un régime doux d’alizés, il en sera bien autrement pour le retour. Route du mythique record de l’atlantique à la voile entre New York et le Cap Lizard, les conditions météo peuvent s’annoncer très variables, ventées voire hivernales avec de nombreux icebergs au large de Terre Neuve. Des conditions exigeantes auxquelles aura à faire face l’équipage qui devra exploiter pleinement le potentiel de l’Hermione pour arriver dans 17 jours à la pointe bretonne.

 

Une histoire commune

Brest est depuis le 16e siècle le plus grand port militaire français et le port de départ des grands explorateurs. Au 18e, c’était l’un des plus grands ports au monde, avec Londres. Et son rôle dans la guerre d’indépendance américaine fut majeur.

La Fayette à l'issue de son premier voyage aux Etats-Unis revient à Brest le 6 février 1779 et y découvre un arsenal fourmillant, où travaillent pas moins de 12 000 personnes alors que la ville compte 20 000 habitants. Il en part pour gagner Versailles, plaider la cause des insurgés américains et réclamer au Roi une aide militaire, qu’il obtint. L’Hermione, construite à Rochefort navigue depuis quelques mois quand elle fait escale à Brest. Sous le commandement de La Touche-Tréville, elle pénètre dans la rade pour la première fois le 18 septembre 1779. Elle y restera deux semaines.

 

La Fayette repart vers les Etats Unis de l’ile d’Aix le 18 avril 1780 à bord de L’Hermione. Une flotte partie de Brest rejoint la frégate au large de la Bretagne et fait route de conserve vers Boston.

En mai 1781, de nouveaux renforts partent de Brest vers les Etats-Unis à bord d’une escadre de 6 000 hommes placés sous le commandement du marquis de Rochambeau. Ce renfort important permet à Washington de prendre le dessus sur les Anglais, lors de la victoire décisive de Yorktown le 18 octobre 1781.

La paix signée et l’indépendance américaine acquise en 1783, le troisième voyage de La Fayette aux USA en 1784 dure quatre mois. Il revient en France à bord de "La Nymphe", frégate française de 32 canons, qui part de New York le 21 décembre 1784 et arrive à Brest le 20 janvier 1785, pour ce qui sera sa dernière visite dans la ville bretonne.

 

Brest, naturellement

Si aujourd’hui, Brest est aussi le port des grands records océaniques à la voile, elle n’en demeure pas moins le second arsenal militaire en France, dans lequel la Marine Nationale occupe une place primordiale. Avec son concours, tous les quatre ans depuis 1992, la cité brestoise cultive traditions et modernité lors de ses grands rassemblement maritimes internationaux. « À l’annonce de notre Voyage en 2013, François Cuillandre, le Maire de Brest, nous a immédiatement apporté son soutien. C’est un port naturel pour le retour de l’Hermione. Son histoire militaire qui a vu des milliers de bateaux construits dans son Arsenal, son rôle important dans la guerre d’indépendance, ses fêtes maritimes et sa rade font de Brest un écrin naturel pour L’Hermione. Pour son retour en 2015 et comme navire amiral lors de Brest 2016 » ajoute Bénédict Donnelly.

 

Et c’est donc en avant-première de la prochaine édition des fêtes maritimes internationales de Brest 2016 que l’Hermione accueillera le public à Brest du 10 au 17 août. Le tout premier billet de la fête sera d’ailleurs remis au Commandant lors de l’escale, marquant l’ouverture au public de la billetterie. Après quatre mois d’un voyage riche en émotions, les 81 marins de l’Hermione pourront à loisir partager leurs souvenirs et gouter à la tradition d’accueil des brestois en mer comme à terre, au travers d’un programme d’animation très riche.

 

 

Embarquement en mer pour l’arrivée et depart de L’Hermione

Billetterie via l’Office de tourisme de Brest métropole,  sur www.brest-evenements-nautiques.fr

Gironde : un phoque trop affectueux éloigné des baigneurs
25/07 11:22

 « Le phoque a été pris en charge ce (jeudi) matin pour être transporté au centre Océanopolis de Brest pour être mis à l'écart de l'Homme. Le site où il sera relâché parmi ses congénères est en cours d'étude », a indiqué Jérôme Spitz, docteur en biologie à l'observatoire rochelais Pelagis, qui étudie les mammifères marins.

 


Selon Pelagis, il est courant que des phoques, dans leurs premières années de vie, quittent leur colonie avant de la rejoindre plus tard. Une dizaine de jeunes phoques sont recensés chaque année sur le littoral atlantique.
Cependant, le phoque, surnommé You par des surfeurs, a été habitué dans son jeune âge à jouer avec les humains. Et aujourd'hui, pesant quelque 120 kilos, il représentait un danger pour les baigneurs. « Il voulait continuer ce qui lui avait été appris: jouer avec l'homme », a expliqué M. Spitz, soulignant qu'il y a un « besoin d'éduquer les populations qui pourraient être amenées à les côtoyer » à ne pas jouer avec les phoques. Début 2015, trois phoques avaient été repérés sur le bassin d'Arcachon. You avait approché à plusieurs reprises les plages girondine en ce début d'été, contraignant les maîtres-nageurs sauveteurs à fermer la plage pour mettre le public en sécurité le temps d'éloigner l'animal.Une dizaine « d'interactions problématiques » avec des humains ont été recensées ces derniers mois, comme de légères morsures ou des combinaisons de surf déchirées. Il ne s'agissait pas vraiment d'agression, mais de « comportements sexuels » de phoques adolescents, estiment les spécialistes.

 


Fin mai, la préfecture de Gironde avait lancé une campagne d'information à destination des baigneurs estivaux pour les sensibiliser aux dangers potentiels des contacts avec les phoques, comme la transmission de maladies (gangrène en cas de morsure, brucellose, etc.)
La préfecture avait rappelé que les touristes qui s'approcheraient trop près des phoques pourraient être verbalisés, en vertu d'un arrêté du 1er juillet 2011, car les phoques sont des animaux protégés.

Coupe de l'America : rendez-vous à Portsmouth
25/07 08:39

Ce sera l'occasion, pour Jimmy Spithill, le barreur australien du « defender », de se mesurer au Britannique Ben Ainslie, l'homme qui, à la tactique, lui a permis de remporter la Cup en 2013. Les Louis Vuitton America's Cup World Series (ACWS) de Portsmouth sont attendues avec impatience car elles donneront une idée des forces en présence, à deux ans de l'événement phare de la voile de compétition. La confrontation entre Spithill (36 ans), deux fois vainqueur du plus vieux trophée sportif au monde, et Ainslie (38 ans), quadruple champion olympique, est particulièrement attendue. Les deux hommes se connaissent bien. Ils ont été les acteurs majeurs de la victoire d'Oracle Team USA sur son rival néo-zélandais Emirates Team New Zealand (ETNZ) en 2013 à San Francisco, au terme d'un incroyable come-back. Mené 8 à 1, Oracle Team USA l'avait finalement emporté 9 à 8. Un succès auquel Ainslie a largement contribué.

 

Spithill, qui avait aussi remporté la Coupe de l'America en 2010, a derrière lui une équipe bien rodée, disposant de moyens financiers considérables. Ainslie, sans doute le meilleur régatier de la planète, peut compter sur un talent exceptionnel, un équipage expérimenté et une solide connaissance du plan d'eau de Portsmouth, où il a établi sa base. « La Coupe de l'America est née ici en 1851, rappelle-t-il. On a plusieurs fois essayé de la remporter au cours des 164 dernières années mais nous n'avons jamais été aussi près de la gagner. Nous voulons battre Oracle, confirme Ainslie. Il ne fait aucun doute qu'ils vont être très au point et très, très difficiles à vaincre. Mais nous avons une bonne chance de le faire et aurons l'avantage de courir à domicile ».

 

Des AC45f, en attendant les AC48

Les régates se dérouleront avec des catamarans AC45f (13,45 m) à foils et mât-aile, très similaires aux AC48 qui seront utilisés en 2017 et menés par des équipages de 5 personnes.

 

Ainslie ne sera pas le seul à vouloir battre l'épouvantail américain. L'équipe suédoise Artemis, avec à la barre un autre Australien, Nathan Outteridge (29 ans), médaille d'or en 49er aux JO 2012, est le challenger le plus affûté. Grâce à son propriétaire, le pétro-milliardaire Torbjörn Törnqvist, Artemis dispose d'un budget confortable et s'entraîne avec ses deux AC45 depuis plusieurs mois. Abonnés à la "Cup" depuis 1987, les Kiwis reviennent avec un équipage rajeuni. Peter Burling (24 ans) a remplacé Dean Barker (43 ans), skipper attitré de Team New Zealand depuis 2000, lorsqu'il remporta la "Cup". Finaliste en 2003, 2007 et 2013, il a été remercié en février par Grant Dalton, le manager néo-zélandais.

 

Barker n'est pas resté longtemps sur le marché du travail et a rejoint les Japonais de SoftBank Team Japan, qui fera ses débuts à Portsmouth. Les Français du Groupama Team France seront conduits par Franck Cammas, marin surdoué au formidable palmarès océanique et grand spécialiste du multicoque. Grâce à Groupama, l'équipe française dispose d'une enveloppe de 5 millions d'euros par an jusqu'en 2017 (15 millions sur trois ans), soit 80% du budget global. Des moyens jugés encore un peu justes par de nombreux spécialistes.