Le manchot empereur, héros à l'épreuve du réchauffement
25/04 17:06

Héros de l'extrême, le grand oiseau du Continent blanc a su jusqu'ici s'adapter à la région la plus inhospitalière du Globe, seul même à pouvoir s'y reproduire en hiver. Mais comme l'ours au pôle Nord, l'animal totem du pôle Sud pourrait avoir du mal à résister à un réchauffement planétaire au rythme inédit, lié à des actions menées pourtant loin de chez lui.

Source de préoccupation majeure, le sort de la banquise, qui fonctionne comme un immense garde-manger en attirant en-dessous krill (bancs de minuscules crevettes, ndlr) et autres mets prisés des oiseaux, explique le chercheur au Centre d'études biologiques de Chizé (CNRS-Université de La Rochelle). "Le Giec prédit à partir de 2030 une diminution de l'étendue de la glace de mer dérivante. Ca, ça aura un impact, sur le manchot empereur comme sur le manchot Adélie", ajoute ce spécialiste des oiseaux marins polaires. L'empereur en a d'ailleurs eu un avant-goût à la fin des années 70, quand sa population a été réduite de moitié en Terre Adélie, pour cause de disparition de portions de banquise après une période de chaleur prolongée.

Depuis cinq ans, un autre phénomène frappe aussi la région, conduisant à "une énorme mortalité des poussins": l'expansion, sous l'effet de vents jamais vus, de portions de glace compacte, contraignant les adultes à des trajets toujours plus longs - parfois 100 km - entre la colonie et la mer nourricière. "Les parents passent du temps à chercher de la nourriture, et nourrissent peu les petits, qui meurent sous-alimentés", a constaté M. Barbraud, familier de ce terrain depuis son 1er hivernage en 1992 à la station Dumont d'Urville en compagnie d'un certain Luc Jacquet, auteur de "La marche de l'empereur" puis de "L'empereur".

"Cette année encore, c'est une reproduction assez catastrophique", décrit l'écologue. "Ce changement de régime de vent se voit sur plusieurs décennies: c'est une tendance, en partie liée au changement climatique, et probablement aussi au trou dans la couche d'ozone". Or les empereurs ne sont pas si nombreux: 600.000 à 800.000 individus, répartis dans 47 colonies recensées par GPS - dont une poignée suivit depuis une cinquantaine d'années.

Selon des projections basées sur la répartition des colonies et la glace de mer, une diminution de la population d'ici 2100 est probable, deux tiers des colonies auront diminué de plus de 50%, et 20% d'entre elles seront au bord de l'extinction, indique M. Barbraud, dans un "plaidoyer pour la biodiversité antarctique" co-signé avec Luc Jacquet.

Pour couronner le tout, le manchot doit aussi faire avec une nouveauté: la pluie. Le scientifique l'a expérimenté lui-même, il y a trois ans, au terme de neuf jours au-dessus de 0°. "Une catastrophe" pour les poussins, qui meurent d'hypothermie car leur duvet, qui deviendra plus tard plumage étanche, gèle sous l'averse.

Apparus il y a une vingtaine de millions d'années, "le manchot empereur comme le manchot Adélie ont traversé plusieurs cycles glaciaires et interglaciaires: on pourrait dire 'il n'y a pas lieu de s'inquiéter'. Mais nous sommes inquiets, car le réchauffement actuel est unique par sa rapidité". "Ces espèces se reproduisent peu fréquemment (un poussin par an), leur capacité d'adaptation par évolution est faible. Quant à changer de site de reproduction, ce sera difficile: un empereur, vu sa taille (1 m), ne va pas pouvoir grimper dans les rochers!", ajoute le chercheur, qui adresse son plaidoyer "à tous", décideurs comme citoyens.

"Cette situation est une conséquence de nos activités. Si l'on veut encore voir le manchot, continuer à profiter de cet émerveillement, c'est maintenant qu'il faut faire attention à ce qu'on fait", souligne-t-il. A lire aussi : 

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Climat : vers un refroidissement de l'Atlantique nord plus rapide que prévu
25/04 14:33

Selon ces travaux parus dans la revue Nature communications, "la probabilité d'un refroidissement rapide de l'Atlantique Nord au cours du 21e siècle est de près de 50%". Or, la modification de la circulation des courants marins, dont le fameux Golf Stream qui tempère le climat de la Floride aux côtes européennes, "pourrait entraîner un bouleversement climatique sans précédent", écrit l'équipe de chercheurs (CNRS/Université de Bordeaux et Université de Southampton).

En 2013, le Groupe d'experts sur l'évolution du climat (Giec), qui synthétise les études existantes, estimait qu'un tel phénomène s'installerait progressivement et sur une échelle de temps longue.

Les grands courants marins, en brassant les eaux, transportent de la chaleur à l'échelle du globe et influencent fortement les climats terrestres.

Plusieurs modèles informatiques passés au crible par les auteurs de l'étude montrent que la mer du Labrador, située entre le Canada et le Groenland, pourrait enregistrer des baisses de températures moyennes de 2 à 3 degrés, qui induiraient à leur tour "de fortes baisses des températures dans les régions côtières de l'Atlantique Nord".

La mer du Labrador est le siège d'un phénomène dit de "convection": en se refroidissant fortement en hiver, ses eaux de surface deviennent plus denses et plongent vers le fond.

La chaleur des eaux profondes qui remontent est alors transférée vers la surface et empêche la formation de banquise. Mais cette circulation entre eaux profondes et eaux de surface va être modifiée par le réchauffement de la planète.

L'étude s'est concentrée sur 11 modèles informatiques qui reproduisaient le plus fidèlement les différentes strates de température de l'océan Atlantique nord. "Sur ces 11 modèles, cinq simulent une baisse rapide des températures de l'Atlantique Nord, soit 45%", indiquent les chercheurs. A lire aussi :

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Agde : découvrez le musée d'archéologie sous-marine
25/04 11:26

Un musée unique en France

 

La situation de la région d'Adge a très tôt favorisé les recherches archéologiques sous-marines. C'est en effet sur ces côtes que cette discipline est apparue en 1948 avec André Bouscaras, le premier à obtenir des autorisations de fouilles de la part de l’Etat.

 

Le Musée de l’Ephèbe et d’archéologie sous-marine est un lieu d’étude, de recherches et de conservation. Un laboratoire de restauration (Moïra Conservation) et une équipe scientifique sont présents pour assurer la conservation et la restauration des œuvres et des lieux.  

 

Des collections et des oeuvres uniques

De nombreuses œuvres sont visibles au Musée avec quelques pièces maîtresses :

 

- La statue de l'Ephèbe découverte au cours d'une de ces plongées dans l'Hérault, par le Groupe de Recherches Archéologiques Sous-marines et de Plongée d’Agde.

- La statue de l’Enfant Royal, chef-d’œuvre en bronze d’époque romaine datant du Ier siècle avant ou après J.-C., découverte en 1964. Elle représente un prince divinisé, la foudre présente sur son crâne étant le symbole du dieu Jupiter. Il s’agit probablement de Césarion, fils de Cléopâtre et de Jules César, futur roi Ptolémée XV. 

 

- Une autre pièce majeure, l’embléma de mosaïque, retrouvée en mai 2003 sur le site des Riches Dunes, est un assemblage d’une très grande précision et d’une finesse absolue représentant le jugement d’Apollon, un épisode mythologique.

 

 

Des visites guidées sont proposées sur réservation.

 

Musée de l’Éphèbe & d’Archéologie Sous-Marine : 04 67 94 69 77

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Premier prodium pour Quentin Vlamynck et son Mini 6.50
25/04 09:44

Bénéficiant de superbes conditions sur les 300 milles nautiques (555 km) du parcours, avec une pointe de vitesse à 20,59 nœuds (37km/h), Quentin a su tirer profit de son innovante machine et démontré le potentiel de son bateau aux 24 autres prototypes engagés. Un résultat de bon augure pour la suite du programme sportif et la Mini Transat 2017.

Réactions de Quentin Vlamynck (Arkema 3) à son arrivée : « La course s’est très bien passée, notamment la 1e nuit où nous avons eu les conditions parfaites pour Arkema 3. Le bateau filait vent de travers et nous avons atteint de belles moyennes, avec un pic à plus de 20 nœuds. Nous savons que le bateau avance bien vent arrière, mais nous devons encore améliorer sa polyvalence. J’ai senti un déficit de vitesse dès que l’angle de vent est plus serré ou encore quand je navigue au près, vent de face. Sur cette épreuve, cela m’a fait du bien de naviguer en tête de flotte, avec Ian. Se confronter aux autres est la meilleure manière d’améliorer les réglages du bateau. C’est engageant pour les prochaines épreuves. » Le Mini 6.50 Arkema 3 rejoindra dès demain le port de La Rochelle pour une semaine d’entraînement, avant de remettre le cap vers la Bretagne Sud et la Trinité-sur-Mer en vue de sa participation, du 9 au 14 mai, à la Mini en Mai. »

Classement (avant jury) de la Pornichet Select 2017 1°) Ian LIPINSKY (Griffon.fr) – arrivé le lundi 24 avril à 2h52 2°) Quentin VLAMYNCK (Arkema 3) – arrivé le lundi 24 avril à 5h22 3°) Erwan LE MENE (Canopus) – arrivé le lundi 24 avril à 8h54 sur 25 prototypes engagés.

Programme 2017 du Mini 6.50 Arkema 3:

Lorient Bretagne Sud Mini – départ le 8 Avril 2017 à 13h Pornichet Select 6.50 – départ le 22/04 à 12h Mini en Mai – départ le 9 mai à 11h Trophée MAP- départ le 8 juin Transat Mini 6.50 – départ le 1 Octobre à 15h30

 

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Nouvelle-Zélande : le dauphin Maui risque de disparaître...
25/04 07:09

La population de dauphins Maui, sous-espèce uniquement présente au large de l'île du nord de la Nouvelle-Zélande, a chuté à moins de 50 spécimens. Sans mesure forte, y compris une interdiction de la pêche dans leur habitat, les scientifiques craignent que ces dauphins ne soient parvenus à un point de non-retour.

La CBI a estimé que rien ou presque n'était fait pour empêcher ces dauphins de devenir des "captures accidentelles" de la pêche industrielle. Arborant des reflets gris et blancs et tenant leur nom d'un demi-dieu polynésien, ces dauphins ne mesurent pas plus d'1,7 mètre. "Le comité scientifique de la CBI continue d'exprimer une vive préoccupation sur le statut de cette petite sous-espèce gravement dépeuplée", a indiqué la CBI. "Les mesures existantes pour limiter les captures accidentelles sont en deçà des précédentes recommandations". Wellington affirme depuis 2013 être à la recherche de solutions mais la CBI accuse les autorités néo-zélandaises d'immobilisme.

Barbara Maas, spécialiste des espèces en danger au sein de l'association NABU basée en Allemagne, a elle-aussi estimé que le gouvernement néo-zélandais avait régulièrement fait fi des préoccupations exprimées par la CBI. "Le verdict scientifique est clair, si rien n'est fait, alors le dauphin Maui disparaîtra", a-t-elle déclaré à l'AFP, évaluant à 42 le nombre de dauphins encore en vie, dont un quart de femelles en âge de procréer. Elle a appelé au boycottage de l'industrie de la pêche, qui pèse un milliard de dollars, considérant que c'est le seul moyen de faire bouger les autorités.

De son côté, Greenpeace a déclaré que la Nouvelle-Zélande ne pouvait pas continuer de promouvoir à travers le monde son image de "pays propre et vert", tout en laissant mourir le dauphin Maui. "Combien de rapports scientifiques accablants seront nécessaires pour que le gouvernement agisse", a demandé Russel Norman, de Greenpeace NZ. "Protéger les dauphins de l'extinction fait partie de ce qu'il faut faire quand on aime ce pays. On vend ce pays avec (le slogan) 'nager avec les dauphins'".

L'industrie de la pêche fait valoir pour sa part que le gouvernement a déjà interdit la pêche au chalut et aux filets dérivants sur une superficie maritime de 6.000 kilomètres carrés.  

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Des traces de pollution chimique au fond des abysses
24/04 17:08

"Nous voyons encore les abysses comme un royaume lointain et immaculé, préservé de l'action de l'Homme, mais nos travaux montrent que malheureusement cela est loin de la vérité", souligne Alan Jamieson, chercheur à l'Université de Newcastle (Royaume-Uni), co-auteur de cette étude parue dans la revue Nature Ecology & Evolution.

Pour collecter ces crustacés, ressemblant à des mini-crevettes translucides et appelés amphipodes, des outils spéciaux ont été conçus, permettant de descendre dans la fosse des Mariannes, la plus profonde connue (près de 11 km), près de l'île de Guam, et dans la fosse de Kermadec (plus de 10 km), au nord de la Nouvelle-Zélande, toutes deux dans le Pacifique.

Même dans ces lieux reculés, au plus profond de la croûte terrestre, les amphipodes, rares organismes à pouvoir vivre à de tels profondeurs et niveaux de pression, affichaient des niveaux "extraordinaires" de contamination chimique, écrivent les chercheurs.

La présence de PCB (polychlorobiphényles), bannis il y a 40 ans, et de PBDE (polybromodiphényléthers), longtemps utilisés pour ignifuger matières plastiques et textiles, a notamment été prouvée. PCB et PBDE étaient présents dans tous les échantillons, prélevés à des profondeurs différentes (entre 6 et 11 km) et dans les deux fosses, précisent les chercheurs.

"Trouver ces polluants dans un des endroits les plus reculés et inaccessibles de la Terre nous fait réaliser l'impact dévastateur, à long terme, de l'Homme sur la planète", souligne Alan Jamieson.

Les écosystèmes des grandes failles marines, générées par la tectonique des plaques, restent peu connus et peu explorés, souligne l'équipe, pour qui il s'agit de "la dernière grande frontière écologique".

Entre les années 1930 et 1970, 1,3 million de tonnes de PCB ont été produites dans le monde. Depuis, selon des estimations, quelque 35% auraient fini dans l'océan et les sédiments.

Dans la fosse des Mariannes, les plus forts taux de PCB constatés étaient 50 fois plus élévés que ceux relevés sur des crabes de rizières alimentées par une des rivières les plus polluées de Chine, soulignent les scientifiques.  

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Après une plage, 14 sites de plongée vont être interdits au public en Thaïlande
24/04 14:25

Le tourisme en Thaïlande ne cesse d'augmenter ces dernières années : 30 millions de visiteurs l'année dernière, le double par rapport à 2009.

Mais revers de la médaille pour le royaume : après avoir annoncé la fermeture de la plage de Koh Tachai, le Département thaïlandais des parcs nationaux, de la faune et de la conservation des plantes (DNP), a annoncé interdire l'accès à 14 sites de plongée situés dans le sud de la Thaïlande. Une récente étude effectuée dans 8 parcs marins nationaux a révélé que 40 à 80% des récifs coralliens montrent des signes de blanchiment.

Les sites concernés sont les suivants : - Koh Yung dans Hat Noppharat Thara-Mu Ko Phi Phi Parc national, province de Krabi

- Koh Maphrao, Koh Ngam Yai, Koh Ngamnoi et Koh Kula du parc national de Mu Koh Chumphon, Province de Chumphon

- Koh Talu et Koh Kuthi de Ya-Mu Parc national Khao Laem Ko Samet, Province de Rayong

- Koh Ayam, Koh Rung et Koh Buloan Mai Phai du parc national de Mu Ko Phetra dans la province de Satun

- Parc national de Tarutao dans la province de Satun

- Parc national de Mu Ko Lanta dans la province de Krabi

- Koh Tachai du parc national de Mu Ko Similan

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Croisière en Thaïlande, dépaysement garanti

Mieux vaut réserver votre croisière... un jeudi !
24/04 11:23

Le jeudi est le jour de la semaine qui, en moyenne, enregistre la plus forte baisse de prix alors que les week-end restent en général à des prix stables, sans hausse ni baisse. Si vous souhaitez réserver une croisière et que vous êtes un peu frileux, mieux vaut réserver le week-end : vous n'aurez que peu de surprise niveau tarif, voire aucune puisque le dimanche est la pire journée en terme de baisse de prix. Mais pour ceux qui sont à la recherche de la plus grande économie possible, privilégiez le jeudi, et évitez le mercredi, jour aux plus hautes hausses de prix !

De manière générale, pour s'assurer d'avoir les meilleurs prix (et de la place), mieux vaut réserver le plus en avance possible, au moins 1 an à l'avance, surtout pour des croisières aux places limitées, comme celles proposées dans le Grand Nord.

Enfin, la période la plus chargée pour les croisières est de janvier à mars : les prix seront de fait plus élevés à cette période de l'année.  

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Paris: Des algues dans une colonne Morris pour dépolluer l'air
24/04 11:00

Selon la mairie de Paris, « aucune autre technologie » que cette colonne Morris nouvelle génération « ne remplit cet objectif de réduire la pollution dans le milieu urbain ». En plus, ce « puits de carbone » pourrait avoir l’avantage de capter une partie de l’oxyde d’azote produit par les voitures. Le test va durer un an minimum, le temps de la convention signée entre la mairie de Paris et le groupe Suez. « Si cette expérimentation s’avère efficace en termes de captation, le processus pourrait être déployé sur d’autres zones à forte concentration de gaz carbonique, comme les bouches d’aération de parkings ou sur les parois des tunnels du périphérique », détaille Bertrand Camus, directeur général de Suez France. Leur choix de s’inspirer d’une colonne Morris s’est décidé « juste pour une question de design ». « Ce prototype visuel qui pourrait susciter un dialogue citoyen », avance Philippe Lavielle, président directeur de Fermentalg.

Dans le réservoir de 4 m de hauteur et de 2,5 m d’un diamètre de 2,5 mètres, les micro-algues, élaborées par Fermentalg, entreprise de Libourne (Gironde), sont insérées dans un réservoir d’un mètre cube d’eau. L’entreprise sélectionne des souches d’algues françaises. « Avec la croissance de l’algue, la biomasse va être rejetée dans le réseau d’eaux usées et cela permet de créer une énergie importante », commente le directeur de Suez France.

 

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Record d'échouages de dauphins sur la côte atlantique
24/04 07:01

"La situation est extrêmement préoccupante et nous tirons la sonnette d'alarme sur les perspectives de conservation du dauphin commun sur la façade atlantique, une espèce qui se reproduit lentement", a déclaré à l'AFP Hélène Peltier de l'Observatoire Pelagis de La Rochelle, spécialisé dans la conservation des mammifères et oiseaux marins.

 

"Des phénomènes de pic d'échouages par capture accidentelle, et ensuite des forts vents d'ouest qui ramènent les carcasses à la côte, on en a déjà connus (...) Mais cette année, on a eu 800 échouages de dauphins communs en un peu plus d'un mois. C'est exceptionnel!", résume la chercheuse.

 

Selon un communiqué de Pelagis, "le phénomène actuel correspond à plus de 30 fois le niveau normal d'échouages sur nos côtes. Des échouages de mammifères marins sont observés tout au long de l'année, environ 200 à 500 échouages de dauphins sont enregistrés par an" en temps normal.

 

Lors d'un précédent pic d'échouages, en 1997, plus de 700 carcasses avaient été recensées au cours des trois premiers mois de l'année. L'observatoire Pelagis, rattaché à l'Université de la Rochelle et au CNRS et qui coordonne le Réseau national échouages (RNE) regroupant 300 correspondants, a recensé cet "effectif record" après les tempêtes Leiv, Marcel et Zeus. Ce ne sont toutefois pas ces tempêtes hivernales qui ont causé la mort des cétacés, insiste Pelagis dans son communiqué. "Elles ont juste ramené les carcasses à la côte (...) Plus de 90% des animaux examinés présentaient des traces de capture accidentelle dans les engins de pêche (traces de maillage, fractures, amputations des nageoires)", précise-t-il. "Des exercices de modélisation ont permis d'identifier les zones probables de mortalité en mer, et d'estimer le nombre total d'animaux morts en mer. L'estimation basse serait de 3.500 dauphins morts depuis le début de l'année", avertissent les chercheurs. "Il est illusoire de fixer un objectif de zéro capture accidentelle" mais il faut au moins les limiter à un niveau permettant "le maintien des populations de dauphins", écrit l'observatoire, qui souhaite que des propositions puissent être élaborées en collaboration avec la profession.

 

Des pistes, notamment technologiques (engins modifiés, répulsifs acoustiques) existent pour réduire le risque de capture accidentelle, mais "aujourd'hui aucun programme de limitation de ces captures n'est financé", déplore Pelagis.

 

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A la découverte du Spitzberg en bateau-polaire avec CroisiEurope
23/04 17:04

A bord d'un puissant brise-glace, vous vous frayez un chemin vers l’île du Spitzberg, sur les traces des premiers trappeurs explorateurs ; là où la nature sauvage règne en maître en ce paradis blanc.

Vous découvrirez alors toute la beauté de ce désert polaire où les colonies d’oiseaux migrateurs offrent un spectacle saisissant, où les morses indolents se prélassent sur des plaques de glace, et où les baleines et les ours blancs impériaux forcent le respect et se laissent observer en toute quiétude.

Un voyage de 12 jours et 11 nuits, départ le 15 août, à partir de 8 790 euros. A lire aussi :

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Un milliardaire russe achète le plus grand voilier du monde : le sailing yacht A
23/04 14:29

Le milliardaire russe Andreï Melnitchenko est désormais l'heureux propriétaire du plus grand voilier du monde, pour la somme de 13,4 milliards de dollars (12 milliards d'euros). Le sailing yacht A porte son nom pour apparaître en premier sur le registre maritime, grâce à la lettre A.

Il est long de 142,81 m, possède 8 ponts, une salle d'observation sous-marine, un système de propulsion hydride, des systèmes de navigation ultra moderne, tout comme son design d'ailleurs, très futuriste. Son verre est à l'épreuve des bombes également... On ne sait jamais ! Ses 3 mâts en carbone s'élèvent à 100 m au-dessus du sol, et sont les seuls éléments qui permettent de l'identifier comme un voilier.

Il a été conçu par le designer français Philippe Stark, déjà à l'origine du superyacht à moteur A, pour le même milliardaire russe. A lire aussi :

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Le marché de la croisière a le vent en poupe dans les Îles Vanille !
23/04 11:30

Depuis août 2016, les Maldives ne font plus partie de l'association des Îles Vanille.

Qu’est-ce que "Les Îles Vanilles" ?

"Sous l’égide de l’UCOI, le concept marketing "Les Îles Vanille" a été défini début août 2010, lors d’une rencontre à la Chambre de Commerce de La Réunion entre les représentants des Offices de Tourisme (OT) de la zone.

Les professionnels du Tourisme ont conscience que l’essor touristique de La Réunion, Maurice, Madagascar, Les Seychelles, Les Comores, et Mayotte, passe par la mise en commun de moyens et de savoir-faires spécifiques.

C’est pourquoi le concept de la "vanille" élément naturel, gastronomique et touristique commun aux îles de l’océan Indien permet de lancer une marque qui renforce la notoriété de ces destinations et de mieux les vendre au national et à l’international.", explique le site dédié vanilla-islands.org.

Et le tourisme se porte bien dans les Îles Vanille, notamment le marché de la croisière. L'année dernière, près de 30 000 croisiéristes ont profité du charme de l'océan Indien, le double par rapport à 2015. Costa Croisières, Silverseas et Fred Olsen ont, ou auront d'ici peu, leur port d'attache au coeur des Îles Vanille. Les prévisions pour 2017 sont plus qu'optimistes ! A lire aussi :

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Naviguer loin de l'hiver  

A 21 ans, il réalise un prototype pour dépolluer les océans
23/04 07:05

Avec "Ocean Cleanup" ("nettoyage des océans", en anglais), Boyan Slat, 21 ans, veut lutter contre la "soupe plastique", mélange de déchets de tailles diverses dans l'océan, qui a un impact considérable sur l'environnement.

Entraînés dans les cinq principales gyres, des courants marins circulaires, les plastiques forment d'énormes plaques de déchets, des "continents" de plastique. Quand la plupart des autres projets envisagent de les ramasser à l'aide de bateaux sillonnant les océans, le jeune homme a souhaité se servir des courants marins pour piéger les débris. "Pourquoi irions-nous vers les déchets alors que les déchets peuvent venir à nous?", a expliqué le jeune homme au look d'adolescent, cheveux ébouriffés et chemise ouverte, lors d'une conférence de presse au port de Scheveningen, dans l'ouest des Pays-Bas.

Le prototype est donc une barrière de 100 mètres de long constituée de flotteurs noirs allongés et de filets capturant les débris de plastique. Composée d'une surface émergée et d'une surface immergée d'1,50 mètre chacune, "la barrière flottante la plus résistante au monde", faite de caoutchouc, de polyester et de tissu, est conçue pour supporter des charges de 80 tonnes et capturer les petits morceaux de plastique jusqu'à un millimètre de diamètre. Elle sera déployée jeudi pour une durée d'un an dans la mer du Nord, à 23 kilomètres des côtes néerlandaises. Un endroit choisi en raison de la puissance des courants liés à la marée. "A la moindre petite tempête, nous aurons des forces plus puissantes que durant une tempête qui durerait une centaine d'années dans l'océan. Si le prototype peut survivre ici, il survivra partout", a expliqué Boyan Slat.

"Plus de plastique que de poissons"

Mais Boyan Slat voit plus grand : une barrière de 100 kilomètres de long qu'il souhaite mettre à l'eau à l'horizon 2020, un réponse innovante "au problème mondial grandissant de débris de plastique dans nos océans", comme l'a souligné le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), en lui remettant en 2014 le prix "Champion de la Terre".

Il s'agirait alors de deux bras flottants de 50 kilomètres formant un "V", arrimés aux fonds marins, et munis d'un "rideau" de trois mètres s'enfonçant dans l'eau pour bloquer les plastiques, récoltés ensuite dans un container. Jusqu'à 3.000 mètres cubes de déchets pourraient y être stockés -- de quoi remplir une piscine olympique--, et en partie recyclés. "En déployant un seul de ces systèmes durant dix ans, nous pourrions nettoyer la moitié de la grande plaque de déchets du Pacifique", a expliqué le jeune homme durant la conférence de presse.

En attendant, Boyan Slat veut rendre infaillible son premier prototype en contrôlant, réparant et améliorant le moindre défaut lors de ce "test destructeur".

Né d'un croquis sur une serviette en papier alors qu'il était encore au lycée, ce prototype d'une valeur d'1,5 million d'euros a notamment été financé par une collecte de 2 millions d'euros sur internet. Le jeune homme, qui a abandonné ses études en ingénierie spatiale pour se consacrer totalement à son aventure, a voulu concrétiser cette utopie d'étendues maritimes propres "après avoir fait de la plongée sous-marine lors de vacances en Grèce". "Sous l'eau, j'ai vu plus de plastique que de poissons", dit-il. Un fléau pour les espèces marines et à terme, pour l'homme. Dauphins et phoques s'y empêtrent, s'étranglent et se noient tandis que les tortues ingèrent les sacs plastiques, les prenant pour des méduses. Décomposées en petites particules, ces matières, soupçonnées notamment d'effets négatifs sur la fertilité, entrent ensuite dans la chaîne alimentaire.

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Vidéo : à 9 mois, il surfe sa première vague
22/04 17:04

Un Américain de 43 ans, Jorge Tirado, a filmé son bébé de 9 mois sur sa planche, à Puerto Rico. Ce fan de bodyboard a décidé d'initier son fils, convaincu des bienfaits de cette activité. Sur son compte Viméo, il explique pour éviter d'éventuelles critiques : "je vous encourage à initier en sécurité vos enfants à l'océan, après tout l'océan est le lieu ou tout a commencé (…). C'est le meilleur sport pour votre santé spirituelle, mentale et physique.

 

 

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Le Havre fête ses 500 ans, l'histoire d'une perpétuelle renaissance
22/04 14:38

A l'embouchure de la Seine, en 1517, il n'y avait que deux petits ports peu profonds et ensablés, Honfleur et Harfleur, datant de l'époque romaine. François 1er, jeune roi visionnaire, âgé alors de 23 ans, décida de créer ex nihilo un port d'envergure pour renforcer la défense contre l'Angleterre et s'adapter à l'augmentation des échanges avec les Amériques.

Le 7 février, il signe une commission délivrée à l'amiral de Bonnivet pour qu'il construise ce "havre" à l'emplacement de la crique de Grâce.

Le 8 octobre, il fonde la ville. Le port et la ville vont se développer de façon séparée.

"Le port ce sont les ingénieurs, la ville les architectes: ce sont deux mondes à part et c'est toujours plus ou moins le cas aujourd'hui", explique Patrick Bertrand, ancien salarié et historien du port.

Au XIXe siècle, le trafic du coton, du café, du charbon et du pétrole est florissant et profite à la ville car les négociants s'y installent. En 1823 le port perd toute fonction militaire. "La ville connaît une des plus fortes croissances démographiques en France, du même ordre que Saint-Etienne et Roubaix", indique Pierre Beaumont, responsable des archives municipales.

A l'époque, elle devient aussi une des premières stations balnéaires de France très prisée des Parisiens qui y viennent en train. Parmi eux des écrivains et des peintres impressionnistes. Au début du XXe, le trafic des paquebots transatlantiques se développe considérablement, profitant de l'immigration européenne vers le rêve américain.

Cette prospérité croissante va recevoir un coup terrible avec les bombardements alliés de septembre 1944 qui vont anéantir le port et 85% du centre-ville. Le Havre se doit de renaître à nouveau.

Le port va se relever plus vite, les forces américaines contribuant à remettre sur pied des infrastructures dont elles avaient besoin pour acheminer du matériel vers l'Allemagne nazie.

Pour la ville la reconstruction va prendre nécessairement plus de temps, sous la direction de l'architecte Auguste Perret.

C'est une ville complètement nouvelle, tout en béton, dont les qualités urbanistiques ne seront réellement reconnues qu'avec le classement par l'UNESCO, en 2005.

Devant l'urgence du relogement, l'utile va passer avant l'agréable. Le front de mer, par exemple, va être délaissé pendant des décennies. Ce n'est qu'en 1999 que la ville redevient une station balnéaire, désormais dans l'ombre de ses voisines Deauville et Trouville.

Dans les années 60, la ville et son agglomération vont prendre une dimension industrielle (pétrochimie, métallurgie, mécanique, automobile...).

Aujourd'hui le port, toujours géré par l'Etat, est devenu la principale porte du commerce extérieur français, notamment avec la Chine, et surclasse Marseille pour le trafic des porte-conteneurs.

La ville, longtemps considérée - à tort - comme terne et dépourvue de grand centres d'intérêt, a beaucoup changé et connaît un certain succès touristique.

Travaillant intensément à changer son image en tirant parti de son classement à l'UNESCO, Le Havre poursuit son effort avec son 500e anniversaire. "C'est un bon prétexte pour faire redécouvrir la ville aux Havrais, aux Normands et aux Français en général", souligne le maire (LR) Edouard Philippe.

Les manifestations vont surprendre par leur originalité. Tout va commencer mardi par des jeux de lumière sur les hautes cheminées de la centrale thermique à charbon d'EDF. Puis, de fin mai à début novembre, la ville va vivre au rythme des parades géantes, dont celle de la compagnie Royal de luxe du 6 au 9 juillet.

Des expositions prestigieuses sont attendues comme celle autour du tableau "Impression soleil levant", peint face au port par Claude Monet en 1872, qui fera son grand retour au Havre le 8 septembre, pour un mois.

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Se baigner au Sri Lanka est devenu dangereux pour la santé...
22/04 11:33

En cause, certains complexes, pensions et auberges de jeunesse qui déversent dans la mer leurs eaux usées, faute d'infrastructure de traitement. Le problème est tel que le ministre du Tourisme lui-même confie qu'il ne va plus nager dans les eaux proches de Colombo : trop sales.

Plus de deux millions de touristes visitent chaque année cette île de l'océan Indien, soit quatre fois plus qu'en 2009, année de la fin de la guerre civile. Mais le Sri Lanka est victime de son succès.

Le boum touristique s'est traduit par une multiplication des hôtels, dans un développement rapide, non contrôlé, souvent au détriment des infrastructures de traitement des eaux usées. C'est à Mount Lavinia, une station balnéaire au sud de Colombo connue pour sa longue plage, que le problème est peut-être le plus grave. Mahesh Jayaweera, expert des questions environnementales, affirme que les eaux de cette localité sont désormais si polluées qu'on ne devrait plus s'y baigner.

"Vous ne vous en rendrez pas compte en regardant l'eau. Mais à certaines périodes de l'année, l'eau de Mount Lavinia est tellement souillée que c'est pire que de se baigner dans une fosse d'aisance", décrit cet enseignant à l'Université de Moratuwa, à quelques kilomètres plus au sud. Selon lui, les niveaux de contamination fécale sont 60 fois supérieurs aux normes de sécurité.

La plupart des touristes étrangers ignorent cette situation. Mais les Srilankais en sont de plus en plus conscients. "On vient ici juste pour jouer", indique ainsi Harsha Swadesh, 26 ans, venu sur la plage pour un match de volley avec ses amis. "La mer est agitée et pas très propre".

Unawatuna, au sud de la ville portuaire historique de Galle (sud), se présente comme un havre de la plongée aux plages immaculées. Mais les chercheurs disent que la zone figure aussi parmi les plus polluées, du fait des rejets - souvent nocturnes - d'eaux usées pas du tout traitées par les hôtels. "Il arrive que les courants ramènent tout sur la plage le matin. C'est horrible", reconnaît sous couvert de l'anonymat un employé de l'industrie du tourisme.

Après 37 ans de guerre civile, le tourisme connaît depuis sept ans une hausse fulgurante. "Cette année, nous espérons 2,2 millions de touristes, mais il se pourrait que nous en accueillions 2,5 millions", annonce à l'AFP le ministre srilankais du Tourisme, John Amaratunga, qui n'ignore rien du problème environnemental et sanitaire. "Avant, j'allais me baigner à Wellawatte", confie-t-il en citant un quartier de Colombo. "J'ai arrêté quand j'ai vu qu'un canal déversait les eaux usées dans la mer". Le gouvernement, assure-t-il, tente de régler le problème en obligeant le secteur touristique à réparer ses erreurs.

Les autorités ont commencé à recenser les hôtels pour s'assurer qu'ils se débarrassent de leurs déchets d'une façon respectueuse de l'environnement.

Les plages des anciennes zones de conflit, pas aussi touchées par le tourisme de masse, sont plus propres. Mais là-bas aussi, assure M. Jayaweera, la situation se détériore, notamment sur la plage de Nilaveli, au nord de Trincomalee (est), souvent décrite par les guides touristiques comme "la plus parfaite" des plages srilankaises.

Pour Srilal Miththapala, spécialiste du développement touristique et de l'environnement, il est urgent que le Sri Lanka modifie ses pratiques si l'île souhaite garder un secteur touristique. "Il y a quelques années, nous avons essayé de réorienter l'activité vers l'écotourisme. Mais la vaste majorité des touristes continue de venir pour nos plages", a-t-il dit à l'AFP. "Elles sont notre atout maître. Il est donc absolument nécessaire de les nettoyer et de les protéger". A lire aussi :

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Championnats du monde de surf à Biarritz du 21 au 28 mai 2017 !
22/04 07:03

Une nouvelle ère pour le surf et une occasion unique pour les WSG de voir les top surfeurs mondiaux sur les vagues de Biarritz dès 2017.

 

Fernando Aguerre (ISA) : « Un moment unique ! »

« il s’agit d’un moment important dans le développement du surf. Nous nous réjouissons de notre étroite collaboration avec la WSL pour le bénéfice de notre sport. Cela sera incroyable de voir les meilleurs surfeurs au monde sur les vagues de Biarritz en 2017 ! Cette décision qui va perdurer sur le long terme nous offre l’assurance de voir les meilleurs surfeurs au monde sur le prochains championnats du monde de l’ISA dans l’optique des JO de 2020. »

Paul Speaker (WSL) : « Continuer à travailler avec l'ISA »

« les World Surfing Games de l’ISA sont une compétition uique où les équipes nationales du monde entier ont l’opportunité de concourir les unes contre les autres. La WSL assure qu’elle autorise les surfeurs du Championship Tour a représenter leur pays sur les World Surfing Games. La WSL va d’ailleurs continuer à travailler avec l’ISA dans le but de participer à la pleine réussite des JO de Tokyo-2020 ».

La FFS se félicite de cette annonce commune

Par la voix de son président Jean-Luc Arassus, la Fédération Française de Surf « se félicite de cette annonce commune et adresse ses remerciements à la World Surf League et à l’International Surfing Association pour leur rapprochement et leur volonté commune de donner l’exposition la plus forte aux World Surfing Games 2017. »  

A trois ans des Jeux Olympiques de Tokyo-2020 où le surf fera son entrée dans le programme de la plus universelle des compétitions sportives, les deux instances qui régissent le surf mondial ont trouvé un accord afin de « protéger » les World Surfing Games en dégageant deux semaines de break dans le calendrier très chargé des compétitions professionnelles. Ainsi, les meilleurs surfeurs mondiaux issus des divisions Championship Tour (CT) et Qualifying Series (QS) pourront être sélectionnés pour représenter leur pays.

 

Les stars du CT et du QS à Biarritz !  

Longtemps délaissés par le monde pro, les World Surfing Games vont retrouver tout leur éclat à l’occasion de l’édition 2017 en France. Biarritz Pays Basque pourrait ainsi accueillir les grands noms du surf comme le nouveau champion du monde professionnel John John Florence (Hawaii), mais aussi Gabriel Medina (Brésil), Kelly Slater (USA), Tyler Wright (Australie), Jérémy Florès et Johanne Defay (France).

Ces dates sont également une aubaine pour la Fédération Française de Surf puisque les World Surfing Games 2017 auront lieu à une période idéale pour les conditions météorologiques avec des températures printanières et de belles vagues en Nouvelle-Aquitaine. Au regard de l’actualité française du moment, les Mondiaux 2017 bénéficieront d’une belle visibilité puisqu’ils se dérouleront après l’élection présidentielle (23 avril et 7 mai) et avant la finale du tournoi de tennis de Roland-Garros (11 juin).

Objectif Tokyo-2020 et Paris-2024

Rappelons que la Fédération Française de Surf soutient pleinement la candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques 2024. Les World Surfing Games s’inscrivent ainsi dans le programme des évènements sportifs internationaux organisés en France jusqu’à l’annonce de la ville hôte, le 13 septembre 2017.

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Les canyons sous-marins, des écosystèmes fortement menacés par les activités humaines
21/04 17:05

Les canyons sous-marins sont des vallées profondes et escarpées qui entaillent les marges continentales, créant un conduit entre la côte et les abysses. De nombreux canyons atteignent des profondeurs supérieures à 2 km, certains s'étendent sur des centaines de kilomètres. Ils constituent un lieu de refuge, d'habitat, de reproduction et de nurserie pour de nombreuses espèces (coraux d'eau froide, poissons, crustacés...). A ce jour, près de 10 000 grands canyons sous-marins ont été recensés dans le monde.

Des pressions de différentes natures

« Globalement, les pressions exercées par les activités humaines comprennent les déchets, la pêche, le déversement de résidus miniers terrestres et l'extraction de pétrole et de gaz », souligne Lénaick Menot, co-auteur de l'étude et chercheur au Laboratoire Environnement Profond du Centre Ifremer Bretagne à Brest. Les effets du changement climatique peuvent aussi modifier l'intensité des courants dans les canyons, avec un impact sur la structure et le fonctionnement de la faune sous-marine ainsi que sur l'apport en nutriments de l'écosystème des fonds marins.

10% des canyons situés dans des aires marines protégées

« Seulement 10% des canyons identifiés dans le monde sont situés dans des aires marines protégées (AMP)», précise Florence Sanchez, co-auteur de l'étude et ingénieur à l'Ifremer, au Laboratoire Environnement Ressources d'Arcachon (équipe d'Anglet). Même si ce chiffre reste très faible, l'étude révèle plusieurs exemples de réussites réalisées en matière de protection et de mesures de gestion pour certains canyons sous-marins.

« Notre étude identifie non seulement l'importance écologique des canyons, mais souligne également la nécessité d'une meilleure compréhension des impacts anthropiques sur les écosystèmes que les canyons sous-marins abritent », explique Ulla Fernandez-Arcaya, l'auteur principal de l'étude et chercheure au Centre Océanographique des Baléares (Espagne).

300 canyons dans le golfe de Gascogne

Dans le golfe de Gascogne - qui s'étend de la Bretagne jusqu'au Pays Basque - 300 différents canyons incisent la façade Atlantique française. L'étude publiée fait le bilan d'un ensemble de projets multidisciplinaires, recensés par le Réseau international pour l'étude et l'échange scientifique sur les canyons sous-marins (INCISE). Ces nouvelles connaissances acquises ont considérablement amélioré la compréhension du rôle écologique des canyons, les ressources qu'ils fournissent aux populations humaines et des impacts que les activités humaines exercent sur leur état écologique global.

60 espèces de coraux

Dans le golfe de Gascogne, les canyons sous-marins sont de véritables refuges pour les coraux d'eau froide. Au cours de sa thèse à l'Ifremer, Inge Van den Beld, co-auteur de l'étude, a identifié et cartographié près de 60 espèces de coraux. Ces coraux forment des récifs ou des jardins. « Mis bout à bout, l'ensemble des habitats coralliens observés dans le golfe de Gascogne pendant nos plongées scientifiques représentent 48 km de longueur », explique Lénaick Menot de l'Ifremer, qui a supervisé cette thèse.

Ces habitats vulnérables ne font pas encore l'objet de mesures de préservation mais les recherches menées par l'Ifremer ont alimenté les recommandations de l'Unité Mixte de Service 2006 - Patrimoine Naturel du Muséum National d'Histoire Naturelle. L'objectif de ce projet est la désignation d'un réseau Natura 2000 pour l'habitat récif au large, dans le cadre de la directive «Habitats, faune, flore». En 2014, huit grands secteurs ont ainsi été définis, incluant 15 canyons le long de la façade Atlantique française.

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Un poisson tropical qui ne perd pas le Nord !
21/04 14:28

Le poisson s'avère appartenir à l'espèce Diretmichthys parini (Dirette de Parin / Parin's spinyfin en anglais), jusqu'ici observé principalement dans les océans Indien et Pacifique, à des latitudes tropicales. Il s'agit du premier signalement en mer du Nord de ce poisson d'eaux profondes de la famille des Diretmidae. Les chercheurs ont pu, grâce à cette capture, documenter pour la première fois plusieurs aspects de l'écologie de cette espèce méconnue.

Pourquoi un poisson tropical se retrouve-t-il en mer du Nord ?

Deux spécimens de Diretmichthys parini avaient déjà été signalés au large de l'Ecosse en 1993, puis des Îles Féroé en 1996. Cette récente capture suggère que l'espèce pourrait être en phase d'expansion vers le nord. « Etant donné qu'un seul spécimen a été capturé à ce jour en mer du Nord, il convient de rester prudent. Toutefois, nous savons aujourd'hui que le changement climatique impacte les aires de distributions des espèces marines, notamment tropicales, or la température moyenne de l'eau en mer du Nord a augmenté d'environ 1°C entre 1997 et 2001. Une telle expansion pourrait aussi être induites par les courants », estime le scientifique. La hausse des températures est par exemple une des explications proposées pour comprendre l'augmentation récente de la présence de merlus en mer du Nord.

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