Vendée Globe : au large du Cap-Vert

Mercredi 11 janvier 2017 à 11h11

Bénéficiant d'un bon flux d'Est au large de l'archipel du Cap-Vert, Armel Le Cléac'h a augmenté sensiblement son avance cette nuit avec 180 milles de marge sur Alex Thomson qui devrait toutefois accélérer ce mercredi. Et à 700 milles du leader, Jérémie Beyou qui a passé l'équateur mardi à 14h29, semble en avoir fini avec le Pot au Noir…


Entre Atlantique Nord et Pacifique Sud, il y a bien des différences ! Et pourtant, les conditions semblent aussi paisibles pour les leaders que pour le quatuor en route vers le cap Horn qu'il devrait déborder ce week-end… Quand Arnaud Boissières (La Mie Câline), aux côtés de Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et suivi par Alan Roura (La Fabrique) et Rich Wilson (Great America IV), bénéficie d'un flux de secteur Ouest d'une vingtaine de nœuds, Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) et bientôt Alex Thomson (Hugo Boss), profite aussi d'une brise de vingt nœuds, mais de secteur Est…

Éviter les bulles

Avec le comblement de la dépression canarienne qui se déplace vers les Antilles, le passage par les archipels atlantiques est de nouveau ouvert, même s'il est encore agrémenté de plusieurs bulles. Et cette situation originale et inhabituelle va encore perdurer au moins jusqu'au week-end car les alizés n'arrivent pas vraiment à s'établir au large des îles. Il devrait donc y avoir encore bien des à-coups, des accélérations de l'un des deux animateurs du Vendée Globe quand l'autre subira un sérieux ralentissement. Le duel pour la victoire se transforme en combat de yo-yo et c'est surtout le passage dans l'Ouest des Canaries et avant les Açores qui s'annonce comme le plus délicat…

Tout comme les derniers milles au large de la pointe bretonne car les deux premiers vont devoir effectuer un grand tour par le Nord avant d'aborder une zone de molle… devant la Vendée ! Cet enchaînement de brises et de vents faibles ne peut que faire l'affaire de Jérémie Beyou (Maître CoQ) qui, après son passage de l'équateur mardi à 14h29 (heure française), voit le Pot au Noir se dissiper très rapidement. Et le temps que les deux leaders fassent leur « volta », le Breton pourra tirer bien plus directement vers le but en obliquant vers le golfe de Gascogne dès les Canaries. De quoi combler une bonne partie de son retard de 700 milles ce mercredi matin.

Le Pot se vide

Et pour le trio suivant aussi, cette remise en ordre de l'Atlantique Nord est une bonne nouvelle : le Pot au Noir se délite et Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) qui n'est plus qu'à 500 milles de l'équateur devrait passer comme une lettre à la poste dans l'autre hémisphère, dès jeudi soir. Et 200 milles plus au Sud, Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) pourraient connaître la même situation avec un passage de l'équateur vers le 32° Ouest. Or un Pot au Noir rétracté côté africain, ce sont aussi des alizés de Nord-Est à Est plus consistants pour remonter l'Atlantique…

Mille milles plus loin, Louis Burton ne peut pas encore savoir à quelle sauce il sera mangé à l'équateur : le skipper de Bureau Vallée doit d'abord passer d'un flux de Nord-Ouest modéré sous le cap Frio, aux alizés de l'anticyclone de Sainte-Hélène. Comme ses prédécesseurs, ce changement de régime ne sera pas de tout repos puisqu'il lui faut traverser une zone de calmes. Des calmes que Nándor Fa (Spirit of Hungary) aimerait bien retrouver car à proximité des Falkland, le Hongrois se fait bien secouer par une dépression australe qui a déjà balloté Éric Bellion (Commeunseulhomme) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy) mardi. Les deux solitaires devraient passer dans des conditions plus sereines le cap Horn ce jour.

Enfin, le Pacifique est plutôt apaisé en ce mercredi avec un flux d'Ouest modéré pour le quatuor, du Sud-Ouest plus tonique pour Didac Costa (One Planet-One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys), du portant paisible pour Pieter Heerema (No Way Back) mais une belle dépression dans le tableau arrière de Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean)… Il n'y a pas seulement un différentiel de 9 000 milles entre le premier et le dernier : il y a aussi une différence de température étonnante entre le 54°S (5°C) et l'équateur (35°C) !


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