Thaïlande : le calvaire des travailleurs sur les navires de pêche

Lundi 2 septembre 2013 à 15h43


L'Organisation internationale du travail (OIT) a dénoncé lundi à Bangkok les "graves abus" sur les bateaux de pêche en Thaïlande, où les immigrés illégaux cambodgiens et birmans sont à la merci des violences et du travail forcé.


Au total, selon cette étude de l'OIT rendue publique lundi dans la capitale thaïlandaise, 17% des près de 600 employés du secteur interrogés (parmi lesquels de nombreux Cambodgiens et Birmans en situation irrégulière) ont dit avoir été forcés à travailler. Ils ont fait état de menaces de pénalités financières, de contraintes physiques ou encore de menaces de signalement aux autorités en charge de l'immigration en Thaïlande, troisième plus grand exportateur de poissons au monde.


De plus, 10% ont assuré avoir été battus à bord tandis que plus de 25% témoignaient de journées de travail sans fin, avec des astreintes 24 heures sur 24.


"Cette étude fait état de graves abus dans le secteur. La vaste majorité des travailleurs sont en situation irrégulière et donc plus vulnérables", a commenté Max Tunon, responsable de l'OIT, lors de la présentation à la presse de ce rapport.


Des milliers de Birmans et de Cambodgiens travaillent sur les riches bateaux de pêche thaïlandais. A bord se côtoient ouvriers en règle et esclaves des temps modernes selon plusieurs rapports, qui dénoncent une industrie qui s'appuie sur le travail forcé
A bord, les hommes travaillent 20 heures par jour, sept jours sur sept. Certains bateaux-mères se déplacent pour faire le plein des navires, en fuel et en personnel. Certains sont ainsi piégés des mois, voire des années, jusqu'au large de la Somalie, selon l'Office international des migrations (OIM).
 


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