Concordia : début du procès du commandant

Mercredi 17 juillet 2013 à 09h48

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Le procès de Francesco Schettino, commandant du paquebot Costa Concordia dont le naufrage il y a 18 mois a fait 32 morts, s'est ouvert ce mercredi à Grosseto, en Toscane, après un faux départ il y a une semaine.

 

Entamé techniquement mardi dernier, le procès, qui se déroule dans le Théâtre moderne de Grosseto en raison de la forte affluence prévue dans les mois qui viennent, avait été repoussé de huit jours, après une audience de 15 minutes à peine, en raison d'une grève nationale des avocats. Plus de 400 témoins et 250 parties civiles seront cités pour ce procès fleuve, prévu pour durer des mois.

 

"Nous sommes ici aujourd'hui pour obtenir justice pour les victimes et les rescapés, ceux qui devront vivre toute leur vie avec un sentiment d'angoisse", a déclaré Francesco Di Ciollo, avocat de deux victimes italiennes. "Nous nous attendons à ce que la lumière soit faite sur ce naufrage. C'est très simple, la faute de Schettino c'est de ne pas avoir assuré la sécurité des gens à bord", a déclaré Fabio Targa, un autre avocat des parties civiles.

 

Parmi les 347 témoins de l'accusation figurent Domnica Cemortan, la jeune Moldave présente sur le pont au côté de Schettino au moment du naufrage, et Gregorio De Falco, le chef de la capitainerie du port de Livourne qui avait sommé en termes très crus le capitaine de remonter à bord du navire. Ses avocats ont pour leur part cité une centaine de témoins.

"Il n'a pas abandonné le navire. Si le commandant était resté dix minutes de plus sur le navire, il serait tombé à l'eau et n'aurait pas pu gérer l'évacuation", a assuré Donato Laino, l'un de ses avocat. Sa défense avait aussi tenté d'obtenir un accord à l'amiable sur la sanction en échange d'une reconnaissance au moins partielle de culpabilité, mais le juge des audiences préliminaires a décidé qu'il devait être jugé. Il risque de se retrouver seul sur le banc des accusés, les cinq autres personnes mises en cause ayant obtenu le feu vert du parquet pour une peine négociée avec le tribunal. Il s'agit du directeur de l'unité de crise du Costa, Roberto Ferrarini, du timonier indonésien Jacob Rusli Bin et de trois autres membres d'équipage.

L'audience portant sur ces demandes de peines négociées aura lieu le samedi 20 juillet.


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