Prologue de la mini-transat : les favoris au rendez-vous

Dimanche 6 octobre 2013 à 18h45


Réunir 84 minis sur une ligne de départ est déjà, en soi, une gageure. Mais quand cette ligne s’étale depuis la digue du port du Rosmeur jusqu’au fond de la baie, obligeant les coureurs à partir aux allures portantes, c’est encore plus osé. Finalement, tout s’est bien passé et l’ensemble de la flotte a pu franchir la ligne dans les temps. C’est Jean-Marie Oger (Acebi) qui a pris le meilleur départ, calé le plus au vent de la flotte. Quelques autres navigateurs se mettaient en évidence, dont notamment Stan Maslard (Groupe Sefico) ou bien encore Carlos Lizanco (Reyno de Navarra). Mais la pétole qui allait s’installer sur le plan d’eau remettait rapidement les compteurs à zéro.

Dans des airs évanescents, trois bateaux émergeaient petit à petit du lot. En tête de flotte, on trouvait une fois de plus Gwénolé Gahinet (Logways Watever), accompagné pour l’occasion de Marc Guillemot. Mais il était accroché par deux autres protos, François Guiffant (Scidiam) sur un proto Finot de 1993 et Bruno Garcia (Sampaquita), sur un plan Lombard de 1999. En bateaux de série, Justine Mettraux (TeamWork) devait batailler ferme pour garder à distance Ian Lipinski (Pas de futur sans numérique), Jean-Marie Oger et Damien Cloarec (Lomig). Mais la navigatrice suisse enroulait néanmoins en tête la première marque de parcours.

 

Le vent se lève
 

Ce début de course asthmatique voyait progressivement le retour du vent avec l’installation d’une légère brise thermique. Les deux leaders s’étaient envolés, mais avec le vent revenu, c’est une nouvelle hiérarchie qui se décidait au sein de la flotte. Les solitaires disposant des bateaux les plus récents ou bien encore ayant le plus de milles sous la quille revenaient comme par hasard aux avant-postes, prouvant ainsi la valeur des heures d’entraînement.

 

Proto, on prend les mêmes
 

En prototype, on pourrait se hasarder à paraphraser la sentence attribuée à l’équipe d’Allemagne de football : le circuit Mini propose des courses sur des bateaux de 6,50m et à la fin, c’est Gwénolé Gahinet qui gagne. Mais d’autres solitaires peuvent être content de leur performance. Stan Maslard, un temps distancé dans la pétole, a profité de la petite brise qui s’était levée pour faire un retour fracassant aux avant-postes, coiffant sur le poteau François Guiffant et Thomas Guilbaud (Shami). Malgré une régate courue entièrement au près, Benoît Marie (benoitmarie.com) a fait preuve une fois de plus de sa pugnacité… D’autres navigateurs, à l’instar de Giancarlo Pedote (Prysmian) ou Bertrand Delesne (TeamWork) ont joué la carte de la prudence, mais ont démontré une belle vitesse dès que le vent est revenu. Bref ! Les favoris sont au rendez-vous et la bagarre promet d’être belle.

 

Série : les femmes à l’honneur
 

En Série, Justine Mettraux (TeamWork) a démontré à nouveau à quel point elle était rapide dans ces conditions. Mais elle n’a pas été la seule femme à se distinguer. Elise Bakhoum (Quéramix) a, elle aussi livré une très jolie course et finit en 4e position. Derrière la navigatrice suisse, accompagné pour l’occasion de sa sœur Elodie, on retrouve Damien Cloarec qui confirme les belles dispositions affichées lors des courses d’avant-saison et l’Italien Federico Cuciuc (Your Sail) ravi d’être à pareille fête, pour sa première confrontation avec les coureurs de l’Atlantique, puisque Federico a participé jusqu’ici exclusivement au circuit méditerranéen. Il est vrai que la baie de Douarnenez présentait aujourd’hui quelques similitudes avec la Grande Bleue : pétole, soleil éclatant. Moralité : que ce soit la météo ou le classement, ce qui est pris n’est plus à prendre.

 

Classement du prologue
Prototypes
1 Logways Watever (Gwénolé Gahinet)
2 Groupe Sefico (Stan Maslard)
3 Scidiam (François Guiffant)
4 Shami (Thomas Guilbaud)
5 Benoitmarie.com (Benoît Marie)

 

Gwénolé Gahinet : « Ça s’est vraiment bien passé. Il a fallu batailler pour arriver à la première marque en bonne position. Ensuite, quand le vent est revenu, c’est devenu plus simple à gérer. Pour moi, c’était l’occasion de tester mon nouveau spi. Enfin, ce prologue, c’était aussi pour moi l’occasion de remercier Marc Guillemot qui m’a donné un sacré coup de main cet hiver. Et puis naviguer avec un navigateur de ce calibre est toujours riche d’enseignements. »

 

Séries
1 TeamWork (Justine Mettraux)
2 Lomig (Damien Cloarec)
3 Your Sail (Federico Cuciuc)
4 Qeramix (Elise Bahoum)
5 Rêves d’enfance – Terréal (Tanguy Le Turquais)

 

Justine Mettraux : « Ça fait toujours plaisir, mais ce n’est forcément très significatif, car la première partie du parcours était très piégeuse. En plus ce sont des conditions dans lesquels je suis plutôt à l’aise. Maintenant, dans un prologue, ce n’est pas vraiment les conditions de la course, on verra la semaine prochaine… »


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