Blog de Jean-Pierre Dick

L'époque où le Vendée Globe se courrait dans la cabine est révolue

Samedi 29 décembre 2012 à 13h59

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Photo Arnaud Pilpre / Virbac Paprec Sailing Team

Samedi fin de matinée pour vous en France. Le moral est bon, bien meilleur qu'il y a une semaine. Je suis bien revenu sur Armel et François. Mais ils sont repartis et ils vont avoir maintenant un meilleur angle au vent que moi. Il est donc difficile de dire à quelle distance je serai d'eux au Cap Horn dans cinq jours. C'est assez incertain et la route est encore longue.

Je ne me suis pas vraiment fixé de limite pour un retour possible sur les deux leaders, pour dire que la victoire est encore possible ou qu'au contraire c'est devenu mission impossible. En 2000-2001, il y avait environ 700 milles entre Ellen Mac Arthur et Michel Desjoyeaux, et Ellen était repassée quelques heures devant Michel à deux semaines de l'arrivée. Je pense qu'au-delà de 700 milles de retard, ça devient vraiment compliqué mais qu'en dessous, tout est possible. Il est certain qu'avec 650 milles de retard sur Armel et François il y a quelques jours, ma situation était compliquée mais que maintenant c'est beaucoup plus intéressant. Je suis en embuscade.

Il faut que je regarde les fichiers météo précisément. C'est assez linéaire jusqu'au Horn mais après c'est moins clair et un peu foireux. Il va peut être se passer des choses. L'arrivée dans l'Atlantique va ouvrir de nouveaux horizons. On va davantage pouvoir attaquer. Il faut garder le moral car ce Vendée Globe va se jouer jusqu'au bout. En tout cas, la grande leçon de cette portion de course dans le Sud, c'est que l'époque où les marins faisaient le Vendée Globe dans la cabine est révolue: il faut être sur le pont et attaquer tout le temps.

JP sur Virbac Paprec 3


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Jean-Pierre Dick
Jean-Pierre Dick
Jean-Pierre Dick a un parcours atypique : niçois d'origine, vétérinaire de formation, ancien HEC, il a parcouru les océans dès son plus jeune âge mais est arrivé sur le tard dans l'univers de la course au large. Cet itinéraire riche lui a aussi permis de construire son projet de coureur comme une entreprise au service de la performance. A force de travail et en s'entourant des meilleurs, le skipper de Virbac - Paprec 70 s'est ainsi peu à peu imposé comme l'un des piliers de la voile dans l'hexagone et a monté un projet qui figure parmi les grands projets de la course au large française.