Dinan, ville maritime et médiévale

Mercredi 15 mars 2017 à 15h00

Pour les marins, Dinan est un port et une escale incontournable lorsque l’on remonte de Saint-Malo à L’Atlantique (Arzal) ou vice-versa. Pour les terriens, c’est une ville médiévale chargée d’histoire. Pourquoi ne pas marier les deux lors d’une escale ?


Rance fluviale

Dinan une situation géographique stratégique

C’est la ville la plus à l’est des Côtes-d’Armor, elle est construite sur une colline qui domine la Rance de 75 m. Avant la construction des ponts (Saint-Hubert, Le Lyvet) et, en dernier, celui du barrage de la Rance, il fallait aller jusqu’à Dinan car s’y trouvait le seul pont pour traverser la Rance et pouvoir se rendre à Saint-Malo et Dinard. La ville principale est ceinturée par 2,6 km de remparts.

Un peu d’histoire

Dinan est connue à partir du XIe siècle, mais il fallut attendre le XIIIe siècle (1283) et son achat par le Duc de Bretagne (Jean le Roux), pour qu’elle se transforme. C’est à cette époque que les remparts furent construits. Pour accéder à la ville, ceux-ci étaient percés de quatre portes (Jerzual, Saint-Malo, Brest et Guichet). Au XVIIe siècle (1620), une cinquième porte a vu le jour, celle de Saint-Louis. Lors de la guerre de succession du duché de Bretagne, les frères Du Guesclin (Bertrand et Olivier), défendirent la ville assiégée par les troupes anglaises et les Bretons restés fidèles à Jean de Montfort. Le contrôle de la ville fut repris en 1364 par le duc Jean IV qui y fit construire le Donjon que l’on appelle le château de la duchesse Anne. En 1532, Dinan fut rattachée au royaume de France. Le port était très actif au XVIIIe siècle. Il comptait de nombreux tisserands qui réalisaient, à l’époque, les voiles des navires. Leur acheminement vers Saint-Malo se faisait par la Rance. Mais, à partir de 1852, il déclina. Un viaduc routier voit le jour puis quelques années plus tard, le chemin de fer. La ville se transforme, elle devient une destination très prisée des Anglais.

Que voir à Dinan ?

Elle a été décrite à maintes reprises par Châteaubriand qui y a fait une partie de ses études, mais également peinte par Turner et contée par Roger Vercel. Elle est très appréciée des artistes et des créateurs. Il suffit de remonter la rue piétonne du Jerzual (passage incontournable) entre le port et la ville haute pour non seulement découvrir de nombreuses demeures à colombages mais aussi des peintres, des sculpteurs et autres artistes qui ouvrent volontiers leurs portes. La ville historique n’a pas connu de grands changements depuis le début du XXe siècle. Après un incendie en 1907 qui a détruit quelques maisons à colombages et un bombardement en 1944, son patrimoine a été restauré et entretenu. Au grès des promenades, vous découvrirez le quartier historique de la rue de l’horloge avec son beffroi du XVe siècle, haut de 45 m, la place des Cordeliers et son couvent, la Basilique Saint-Sauveur qui abrite le cénotaphe du cœur du connétable du Guesclin, l’église Saint-Malo réputée pour ses vitraux du début XXe siècle et son orgue anglais aux tuyaux polychromes, mais aussi les remparts et, bien entendu, le château de la duchesse Anne. A partir du port, vous pourrez louer des bateaux (sans permis), des canoés ou encore envisager une croisière sur un bateau à passagers qui relie Saint-Malo par la vallée de la Rance ou remonter au-delà de Dinan.

Saint-Malo/Dinan avec son bateau

Au départ de Saint-Malo, il faut tenir compte des différences de niveau d’eau et des heures des marées entre la mer et le bassin de la Rance. Les hauteurs d’eau en Rance ont un décalage par rapport à la marée de Saint-Malo de l’ordre de 2 h 30. Une fois dans la baie de Saint-Malo, il faut passer l’écluse du barrage de la Rance. Elle fonctionne 24 h/24 h à partir d’une hauteur d’eau minimum de 4 m. La levée du pont et l’ouverture de l’écluse côté mer se font aux heures rondes. Attention, pendant la saison estivale, un arrêté préfectoral limite l’ouverture du pont (renseignements au 02 99 16 37 33). La zone de navigation devant le barrage est réglementée et des bouées rouges délimitent une zone interdite. Des bouées blanches en amont et en aval permettent de s’amarrer en attendant l’ouverture de l’écluse. Une fois l’écluse du barrage passée, on remonte la Rance jusqu’à l’écluse du Chatelier. L’estuaire de la Rance est large mais il est prudent de respecter le balisage. A partir de Plouër-sur-Rance, le chenal qui remonte vers l’écluse du Chatelier, est étroit. Il est impératif de suivre le balisage et, à cause de l’envasement de la Rance, il est conseillé de faire cette partie à marée montante et la partie Mordreuc/Le Châtellier avec un niveau minimum de 9,50 m pour un bateau calant plus de 1,50 m. L’écluse du Châtellier ouvre ses portes de 7 h à 21 heures à condition que la hauteur d’eau en Rance soit supérieure ou égale à 8,50 m. A la sortie de l’écluse du Châtellier, sur la rive Est se situe le port du Lyvet (ponton d’accueil).
Entre le Lyvet et Dinan, le niveau d’eau est constant mais, la hauteur ne permet pas aux bateaux calant plus de 1,40 m de s’y aventurer. Dans le port de Dinan, les bateaux s’amarrent soit à couple ou parallèlement au quai. Si vous souhaitez continuer au-delà de Dinan, il faut démâter.



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