Kayak : Le tour de Bretagne par les îles

Mardi 2 juillet 2013 à 07h54

Douze ans après la première édition, trois passionnés ont bouclé leur Tour de Bretagne par les îles, sans mettre le pied sur le continent.


crédits photo: AFP

L’idée est née en 1991, lorsque l’association de kayak de mer du Ponant a obtenu l’autorisation de naviguer à 5 milles des côtes. Plus d’une décennie plus tard, ce sont les récits de ces pionniers qui ont nourri l’imaginaire d’Agnès Penisson, l’une des trois kayakistes du Tour 2013. « Les récits mais aussi les cartes marines qui me font toujours rêver, précise-t-elle. Aujourd’hui, je veux raconter mon voyage pour nourrir les rêves des autres.»

 

Deux semaines de navigation
 

Pour ce tour de Bretagne, Agnès Penisson était accompagnée de Thierry Puyfoulhoux et Pierre-Etienne Viguier, deux connaisseurs de rivière, plus tournés vers la Méditerranée pour le kayak de mer. "Mes deux compagnons n'avaient jamais pagayé en terre bretonne", remarque Agnès Penisson. Pour monter le projet, le trio a démarché Plasmor, qui leur a prêté trois kayaks, et des équipementiers (Navikayak, Egalis, Systeme X, T-Wipe, ou PL-Diffusion) leur ont mis à disposition du matériel. Ils ont finalement pu prendre le départ de Cancale pour se lancer dans un tour de Bretagne qui s'est terminé le jeudi 27 juin à Larmor Baden. Ils ont donc mis 17 jours pour boucler leur périple. "La météo a décidé de notre voyage, prévient Agnès Penisson. On peut se dire qu'on s'arrêtera tous les trois jours mais quand la météo est favorable, on veut en profiter. Nous avons ainsi navigué cinq jours sans repos entre l'île Vierge et Les Glénans." Au contraire, nous avons été bloqué deux jours à Groix par une météo défavorable. « Je conseillerais aux kayakistes qui souhaiteraient se lancer dans l’aventure de prévoir un bon entraînement, explique Agnès Penisson. Il faut pouvoir assurer 25 milles sans difficulté pour affronter des efforts exceptionnels comme les étapes de 40 milles. » Le trio a affronté une telle étape pour rallier Sein aux Glénans. "Je savais qu'on allait rencontrer ces conditions de vent et de houle, notamment à Molène ou Sein, raconte-t-elle. Je l'attendais comme un défi que je savais possible. Nous n'avons pris que des risques calculés." Agnès Penisson a été particulièrement marquée par les rencontre animales qui lui ont redonné du souffle pendant les longs efforts d'endurance. "Nous avons ainsi croisé un radeau de puffins qui tournait autour de nos kayaks à nous en donner le tournis, rapporte la kayakiste.  J'ai été fascinée par leur vol gracieux et par leur habilité à jouer avec les courants d'air dans les vagues." Un peu plus loin, à mi-parcours de l'étape marathon de 40 milles, le trio a été accueilli par un groupe de dauphins. "Ils ont passé une à deux minutes avec nous, juste de quoi nous redonner de l'énergie pour attaquer la vingtaine de milles qui nous restait avant de poser pied à terre aux Glénans." La kayakiste a fortement senti qu'elle évoluait sur le territoire de ces animaux et qu'elle bénéficiait ainsi d'expériences privilégiées.

 


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