TIWAL : Un bateau de poche

Jeudi 29 novembre 2012 à 13h45

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C’est un dériveur mais une fois dégonflé il tient dans deux sacs pour un total de 40 kg. Ce nouveau pneumatique mesure 3,20 mètres avec une voile de 5,50m2. Il sera présenté au Salon Nautique à partir de samedi 8 décembre.


Le TIWAL est né une première fois dans l’imaginaire de Marion Excoffon, une jeune designer et entrepreneur de 26 ans. « Je navigue depuis toute petite sur un First 30. Mais quand je me suis installée en Bretagne, mon père ne souhaitait pas que je navigue seule sur son bateau, explique-t-elle. Alors, je lui ai répondu : « Peu importe, l’année prochaine j’aurai conçu et fabriqué mon propre voilier. » Et effectivement, l’année suivante, j’avais mon premier prototype entre les mains. » Pourtant la jeune femme, formée à l’Ecole nationale supérieure de création industrielle (Ensci), n’avait aucune connaissance en architecture navale. « J’ai découvert le monde du dériveur en construisant mon premier TIWAL », avoue-t-elle spontanément. Cette passionnée de nouveaux matériaux a été interpellée par le textile à double paroi utilisé par les Stand up paddle gonflables. « Il y a eu beaucoup d’étapes avant de réussir à mettre en forme le textile pour en faire une carène, précise Marion Excoffon. Les tubes qui complètent la structure gonflable ont été conçus pour s’emboîter les uns dans les autres afin de prendre le moins de place possible, tout en étant assez solides pour supporter le poids d’un homme de 100 kilos. » La jeune entreprise souhaitait travailler au maximum avec la France, c’est le cas pour la structure en aluminium de la dérive et du safran, mais pour la coque il a fallu aller en Corée. « La fabrication y est de très bonne qualité et il n’y a plus du tout de fabricants de gonflables en France. » Financièrement, la jeune entreprise TIWAL a été soutenue par la région Bretagne ou la Fondation Guyomarc’h.

 

Le TIWAL se mesure au Laser Pico


Les premiers clients du TIWAL sont des propriétaires de bateaux qui souhaitent avoir un jouet pour s’amuser au mouillage ou des marins qui partent pour un tour du monde et qui se serviront de ce dériveur gonflable comme d’une annexe. « A l’origine, je pensais cibler un public beaucoup plus large, observe Marion Excoffon. Mais le bateau est un peu plus cher que ce que nous avions prévu, conséquence des subtilités techniques innovantes. » Il faut compter 5000 euros pour la version de base, sachant qu’il y a plusieurs options de voiles et que le TIWAL existe avec ou sans ailes. Avec le Salon nautique de Paris, Marion Excoffon espère bien séduire les urbains qui n’ont pas de place pour stocker un bateau. « Sur l’eau, la voile de 5.30 mètres permet d’atteindre la vitesse d’un Laser Pico, il marche aussi bien au près, un peu moins bien au portant, compare la jeune entrepreneur. C’est un bateau très sécuritaire qui permet de resaler très facilement. Moi-même j’arrive à le retourner tout de suite alors que j’ai plus de difficultés avec d’autres bateaux ! »
Après le Salon nautique de Paris, Marion Excoffon s’envolera pour Düsseldorf (19 au 27 janvier 2013) pour conquérir une clientèle internationale. « Nous avons déjà des commandes de Suisse pour naviguer sur le Lac Léman et nous visons le marché Américain et ses plans d’eau intérieurs » , explique-t-elle. Ensuite, la jeune entrepreneur développera de nouveaux projets sportifs, toujours à base de technologie gonflable. « Mais dans l’innovation, il faut aller très vite et savoir patienter avant de dévoiler ses idées », conclut Marion Excoffon dans un clin d’œil.

 

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