Le film est-il une alternative à l’antifouling ?

Samedi 6 août 2016 à 07h00

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Beaucoup s’interroge sur l’efficacité des antifouling. Les laboratoires font des recherches pour concevoir des peintures qui protègent la carène sans nuire à l’environnement. D’autres s’orientent vers des films protecteurs. Conscient de ce problème qui touche tout autant l’environnement que le plaisancier, le conservatoire du littoral de Normandie lance une grande étude sur les différentes solutions présentes sur le marché avec immersion de plaques test dans le Sound de Chausey et dans le port du Hérel à Granville. Nous suivons ces tests et ne manquerons pas de vous donner tous les résultats. Dans un premier temps, nous nous intéressons au film protecteur.


Coque d'un bateau avant traitement

L’objectif du test

La société GSDI participe à un test initié par Econav et le conservatoire du littoral. Après une première réalisation sur Chausey, un second test a été réalisé à Douarnenez fin juin. Ces expérimentations ont pour objectif de tester différentes solutions sur des coques de bateaux témoins qui seront contrôlées et nettoyées périodiquement jusqu'en octobre 2017. L'idée est de mettre en place des revêtements palliatifs aux systèmes classiques d'antifouling peinture qui présentent des défauts de nocivité environnementale. Les biocides contenus dans les peintures antifouling diffusent progressivement des polluants en mer et posent des difficultés de traitement des déchets sur les aires de carénage. Le film adhésif semble une solution intéressante.

Pourquoi un film ?

Un revêtement adhésif a des propriétés de nettoyage intéressantes. Il n’a aucune porosité, il recouvre intégralement la carène et apporte une protection uniforme qui résiste à de très nombreuses agressions. La coque est protégée par le film et l’aspect lisse permet d’espérer un frottement minimum dans l’eau et un nettoyage aisé.

La mise en œuvre

La pose des films est réalisée directement sur l’aire de carénage, pas de produits nocifs utilisés pour celle-ci ni d’émanation de solvant. Le bateau peut être remis à l'eau 24h après l’application. Le but est de permettre leur retrait sans difficulté en utilisant un radiant électrique qui réactive la colle, sans nécessité de ponçage à la dépose. Il est également possible de « patcher » en cas d’accroc et même de laisser l’ancien film sous le suivant. Les recherches menées doivent aboutir à la mise au point d’un produit et d’une méthode abordable pour le plus grand nombre.

Les interrogations


La première est la durée de vie des films et leur efficacité antifouling. Il ne faut pas oublier qu’ils sont sans biocides. L’autre interrogation est le vieillissement du film et sa résistance dans les zones à échouage. Les tests réalisés à Chausey vont permettre de faire un point précis et, ce, d’autant plus que ce produit sera comparé à d’autres solutions (antifouling classique, au cuivre, brosses de nettoyage, bâches, etc.). Voilà enfin une démarche utile pour rechercher de nouvelles solutions attendues par un grand nombre de plaisanciers.

Rendez-vous à Chausey

Le 22 août à partir de 15 heures dans l’anse des Blainvillais à Chausey, l’association des plaisanciers du Hérel et le conservatoire du littoral organisent une animation autour des alternatives aux antifouling classiques avec observations des plaques et revêtements immergés depuis le mois de mai.


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