Le Sri Lanka pour une escale de choix

Lundi 19 juin 2017 à 15h15

Plages dégagées, ports de pêche traditionnels, villes aux vestiges coloniaux de toute beauté, immenses statues de Bouddha, forêts primaires luxuriantes et vastes cultures de thé, voici ce que promet un séjour sur l’ancienne Ceylan.


Mirissa, longue langue de sable blanc. Sous licence creative commons clurr

Quelques années après l’arrêt des conflits entre les Tigres Tamouls et l’armée sri lankaise, la vie du Sri Lanka a repris son cours normal. Rythme trépidant dans les grandes villes comme Colombo ou Galle et art de vivre traditionnel pour les pêcheurs et les cultivateurs de thé. Cette île de 20 millions d’habitants, située au sud-est de l’Inde et appelée Ceylan jusqu’en 1972, est de nouveau un paradis zen. Tour d’horizon de ses principaux atouts.

Ses ports traditionnels

Le port de Beruwala, au sud de l’île, est l'un des plus emblématiques. Ici, les bateaux en bois orangé et bleuté vont pêcher la bonite, poisson appelé au Sri Lanka « poulet de mer » car sa chair et son goût sont similaires. Les pêcheurs rentrent au port le matin, offrant un spectacle magnifique depuis la berge. À Galle, ancienne ville coloniale située sur la pointe sud-ouest, ce sont les pêcheurs sur échasse qui investissent la mer. Concrètement, chaque pêcheur se perche en haut d'un piquet de bois planté dans le corail. C’est une ancienne tradition pratiquée par plusieurs familles et transmise de génération en génération. Dans la lagune de Negombo, important village au charme d’antan, on peut observer des pêcheurs à mains nues sur des « oruva », bateaux à balancier surmontés d’une grande voile triangulaire. Un marché pittoresque se déroule chaque matin à l’extrémité du lagon.

Ses vastes plages

Les tortues viennent la nuit pondre leurs œufs sur les plages du sud de l’île. Elles ont une préférence pour les sites de Mirissa, Tangalle et Kosgoda, où se trouve un centre dédié à la préservation de l'espèce. Mirissa, longue langue de sable blanc, est aussi une plage très recherchée pour le farniente car elle a été quasi épargnée par le tsunami de 2004 : l'eau n'est rentrée qu'à 500 mètres à l’intérieur des terres et la nature a repris le dessus. Talalla, à la pointe sud de l'île, possède des plages charmantes. Ce lieu est peu fréquenté, hormis par quelques familles locales et des surfeurs. Mais la Mecque du surf est la plage d’Arugam Bay sur la côte est. Bentota, au sud-ouest, est superbe avec ses palmiers bordant l’eau turquoise mais le lieu est très prisé. Pour plus de calme, il faut remonter vers le nord-est, à Uppuveli et Nilaveli, où le sable blanc s’étend à perte de vue. Les fonds marins de Negombo sont parfaits pour la plongée sous-marine. L’épave d’un avion-cargo britannique datant de la Seconde Guerre mondiale y repose. De nombreux poissons s’en servent comme récif.

Ses villes au passé colonial

Dès le Ve siècle, Colombo, la capitale, constituait une escale pour les navires marchands entre l'Asie et l'Occident. Mais ce n'est qu'à l'arrivée des Britanniques que le port est devenu une cité, proclamée capitale de Ceylan en 1815. Plusieurs quartiers historiques sont restés intacts depuis l'époque coloniale. Comme Slave lsland, où les Hollandais parquaient les esclaves. À l’opposé, le quartier du fort est en pleine rénovation et possède son très moderne « World Trade Center » qui domine la ville. Dans le quartier de Pettah, le bazar s'étale sur plusieurs rues. En fin d'après-midi, les familles se retrouvent à Galle Face Green, une immense esplanade dégagée, autrefois utilisée par les Hollandais pour y installer des canons. Aujourd’hui, lorsque la brise n'est pas trop forte, ce sont les cerfs-volants qui envahissent la jetée. Les canaux de Colombo sont également des lieux de promenade animés ; les Hollandais avaient construit 120 km de voies navigables entre Negombo, Colombo et Puttalam pour charger les épices. À la pointe sud, Galle apparait comme une cité médiévale européenne, transportée sous les Tropiques. Ses bâtiments sculptés hollandais sont restés tels quels. Son fort, toujours présent, évoque l’ancienne puissance de la ville avant que la capitale ne devienne Colombo.

Ses paysages intérieurs

Dans les terres du Sud se trouve la réserve d’Uda Walawe. Ce parc national s'étend sur plus de 300 km2 autour d’un lac réservoir. On y voit des buffles, des varans et des éléphants. Ces derniers sont 500 à y vivre encore à l'état sauvage. Toujours au sud, la réserve forestière de Sinharaja a permis de préserver une zone de forêt primaire. Orchidées sauvages, fougères, lianes démesurées et plantes médicinales s'y épanouissent sous étroite surveillance. Enfin, l’intérieur des terres est jonché de plantations de thé. Au Sri Lanka, le thé se cultive à trois niveaux : en vallée, en moyenne et en haute altitude, comme à Nuwara surnommée la petite Angleterre. L’arrivée du thé sur l’île coïncide avec la disparition du café, causée par une maladie au XIXe siècle. Les premières plantations apparurent en 1867 et firent la fortune d'un certain Sir Thomas Lipton. La légende du thé de Ceylan était née.

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