Brac, l'île aux pierres en Croatie

Mercredi 10 mai 2017 à 16h40

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Connue pour ses eaux, parmi les plus limpides de Méditerranée, c'est surtout pour sa pierre, très fine, que Brac, la troisième plus grande île de l'Adriatique est réputée. Visite de l'école de tailleurs de pierre de Pucisca.


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À Pucisca, l'eau est si claire que les bateaux semblent voler dans un ciel de cristal. Sur les pentes rocheuses, les murs des maisons, des églises et des temples, partout, la même pierre blanche donne éclat et ampleur au paysage. C'est de ce village que proviennent le marbre et le calcaire le plus côté de Croatie, l'un des meilleurs du monde, dit-on ici. La « pierre de Brac » est connue depuis l'Antiquité. Pline l'Ancien en faisait déjà l'éloge au premier siècle de notre ère. Déjà, les carrières occupaient les gars que les olives ou la pêche n'accaparaient pas. Au fil des siècles, des blocs tirés des entrailles de l'île ont voyagé aux quatre coins du monde. On trouve ainsi la pierre de Brac de la Maison Blanche, aux Parlements de Vienne et de Budapest. Rosaces fines et ciseau de maître Tailler cette chair lumineuse exige une main sûre, des gestes adroits et des outils parfaits. Depuis toujours, à Pucisca les tailleurs acquièrent le savoir-faire dicté par la pierre. De père en fils, de maître à apprenti, le métier a traversé les siècles. Aujourd'hui, des tailleurs de tout le pays apprennent la belle ouvrage à l'école de Puscica. Une centaine de compagnons y étudient l'art et la manière d'apprêter le calcaire au grain si ténu, à la « peau » incomparablement claire. Rosaces de pierres, blocs ciselés, chapiteaux de colonnes, vases, bustes... L'atelier des apprentis ressemble à une fabrique enchantée. Le cliquetis des ciseaux résonne dans une lueur pâle, vibrante de poussière. Nés de la pierre « Nous naissons sur la pierre, nous vivons de la pierre et quand nous mourrons, nous reposons sous la pierre. » explique le directeur de l'école. À Brac, chacun est un peu sculpteur et cultivateur. La troisième île de l'Adriatique compte un million d'oliviers dont une bonne part a remplacé les vignes ravagées par le phylloxera au XIXe siècle. Arbres ou ceps témoignent du même combat des « Bracanins » contre les pierres : chaque champ est une victoire. Autour de la moindre parcelle, un mur épais d'un mètre, haut parfois de deux, rappelle qu'avant d'atteindre la terre nourricière, il a fallu dégager des milliers de cailloux. A lire aussi : La Croatie, une destination qui séduit de plus en plus Nos conseils pour profiter de la Croatie


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