Le voyage au long cours, une aventure qui se prépare

Jeudi 10 janvier 2013 à 17h24

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Crédits photo : Sous Licence Creative Commons par Jeff-Prod

Comme beaucoup, Geoffroy de Bouillane nourrissait un rêve, partir un jour en mer en famille. Ce rêve, il l’a réalisé en 2003. Trader dans la salle des marchés du CIC, son avenir semblait tout tracé. Mais l’éclatement de la bulle Internet dans le début des années 2000 et ses rêves de large ont bousculé le cours de sa vie. « La crise a rendu les perspectives professionnelles moins intéressantes. A l’époque, mes enfants avaient six, huit et dix ans. Le métier de ma femme, qui est peintre, n’était pas un frein. Nous avons donc décidé de nous lancer dans l’aventure », explique-t-il. Le trader a pris un congé sabbatique d’un an, et a inscrit ses enfants au CNED, afin qu’ils puissent suivre une scolarité normale. Il a ensuite mis une option d’achat sur un Outremer 45, deux ans avant le grand départ. « Nous l’avons acheté en leasing sur sept ans, pour environ 350 000€ hors taxe. Livré en 2003, je l’ai revendu quasiment au même prix trois ans après. Le coût du bateau n’a été qu’une immobilisation de trésorerie temporaire ». Six mois de préparation intense ont précédé le grand départ.


Pour financer son voyage, Geoffroy de Bouillane a mis en location sa résidence principale pendant un an. Une opération qui a apporté à la famille un revenu net d’environ 1 500€ par mois. « Il faut compter un budget de 1 500 à 2 000€ par mois pour une famille de cinq personnes, ce qui permet de ne pas se priver. La vie coûte moins cher en mer qu’à terre », raconte-t-il. Ce budget comprend la nourriture, quelques locations de voitures et restaurants de plage, les frais de douanes, de ports, de communication, les éventuelles réparations ainsi que le CNED pour les enfants. Au final, la famille a passé un an en mer et au mouillage autour de l’Atlantique, avant de décider de prolonger l’aventure en République Dominicaine, où Geoffroy de Bouillane a écrit un livre, « Un temps pour un rêve ». Son contrat lui permettant de prendre une deuxième année sabbatique, le trader et sa famille ont prolongé l’aventure d’un an ».


Mais le retour à la réalité ne s’est pas passé comme prévu. « Le CIC a viré toute la salle des marchés en 2005, moi y compris. Il est important d’intégrer la phase de retour dans le budget pour éviter les mauvaises surprises, explique-t-il. Sans oublier qu’on rentre différent, avec un regard sur la vie beaucoup plus réaliste, avec un recul incomparable ». Geoffroy de Bouillane a vendu son bateau et a monté une société de conseil en gestion de patrimoine. Sa femme, elle, s’est remise à peindre. « Je conseille à tous ceux qui rêvent de partir et qui peuvent se le permettre de le faire. C’est un moment extraordinaire à vivre en famille, une vraie bouffée d’oxygène, un épanouissement », conclue-t-il.

 

Plus d'informations sur le blog de Geoffroy de Bouillane :  Un temps pour un rêve

 

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