Requin : quel risque d'attaque sur nos côtes ?

Mardi 16 juillet 2013 à 09h47

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Malgré la présence d’une cinquantaine d’espèces de requins sur les côtes françaises métropolitaines, dont le requin blanc, les dernières études scientifiques ont démontré que le risque d’attaque est quasiment nul sur nos plages.


Crédit photo : Surf foundation

L'attaque mortelle de l'adolescente de 15 ans, tuée par un requin lundi en baie de Saint-Paul, est la cinquième survenue en deux ans, et la deuxième depuis le début de l'année sur l’île de la Réunion. Cette attaque concerne pour la première fois depuis 1999 une personne s'adonnant à la baignade, alors que les victimes des trois dernières décennies à la Réunion étaient principalement des adeptes de sports de glisse. «La Réunion est la zone de surf la plus dangereuse au monde en ce qui concerne les requins, affirme Jean-Marc Groul, directeur de Seaquarium. 50% des attaques sont mortelles car les surfeurs vont dans les plages les plus dangereuses aux heures de chasse des requins, c’est comme faire du footing dans la savane africaine». Si les risques d’une telle pratique sont largement identifiés autour de l’île de La Réunion, qu’en est-il de nos plages métropolitaines ? Le spécialiste, qui travaille actuellement sur un nouveau programme de suivi des déplacements des requins, l’admet : aucune attaque n’a eu lieu en métropole depuis plus de vingt ans.


Une cinquantaine d’espèces de squales nagent pourtant dans les eaux françaises, dont une trentaine dans le Golfe du Lion, sur 400 espèces dans le monde. Le requin peau bleue, dont la taille n’excède pas quatre mètres, est le plus présent même si sa population a chuté de presque 90%. Parmi les espèces les plus courantes, les pêcheurs capturent également souvent des requins taupe ou encore des requins renard. Victime de sa mauvaise réputation sans véritable fondement si ce n’est celle du film Les dents de la mer, le grand requin blanc est un autre habitué des eaux méditerranéennes. Celui-ci se rencontre au large et se nourrit principalement de thon. Tous ont un point commun, leur disparition progressive. «Les populations de requins se sont effondrées avec pour principales causes la pêche et la pollution des eaux, chose à laquelle ils sont très sensibles, déplore Jean-Marc Groul. Les requins sont de bons indicateurs de l’état des lieux de la chaîne alimentaire marine».


«99% des attaques sont en fait des confusions»


Pour les nageurs frileux à l’idée de se jeter dans les mêmes eaux que ces prédateurs apparus il y a 420 millions d’années, le spécialiste se veut rassurant : «les requins se nourrissent de proies sélectives, 99% des attaques sont en fait des confusions, précise Jean-Marc Groul. Les jeunes animaux sont ceux qui provoquent le plus d’accidents car ils font des tests. Les requins changent d’alimentation plusieurs fois au cours de leur vie en fonction de leur croissance. Lorsqu’ils attrapent par erreur un humain, ils lâchent prise immédiatement. On ne peut pas parler d’eux comme des mangeurs d’hommes».
 

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